Vingt quatre (24) heures après la décision du président de la République de supprimer le Sénat, le débat est maintenant tourné sur une autre institution créée par l’ancien président Abdoulaye Wade à savoir le poste de vice-président. Le coordonnateur des enseignants de l’Apr, Youssou Touré, qui précise, d’emblée que la question n’est pas encore débattue au sein des instances de son parti, a déclaré pour ce qui le concerne que «la vice-présidence n’est pas pertinente. Nous avons assez d’institutions extrêmement fortes qu’il faut les renforcer dans leurs prérogatives pour qu’elles puissent jouer leur rôle. On ne voit pas ce que la vice-présidence pourrait apporter par rapport au décollage économique et social auxquels les Sénégalais s’attendent. Elle serait une coquille extrêmement vide et ça ne nous apporterait pas quelque chose». Youssou Touré pense qu’il faudrait un réalisme, pas politique, mais un réalisme économique et social. Et que l’on comprenne que le président Macky Sall a eu à poser des actes forts par rapport d’abord à la réduction de son mandat et d’autres actes majeurs qu’il ne manquera pas de prendre». Il déclare que «tout le monde sait que la vice-présidence dans ce pays a une histoire, c’était dans le cadre d’une dévolution monarchique à laquelle ont participé certains leaders qui sont aujourd’hui dans la Coalition «Benno Bokk Yakaar». La vice-présidence était un complot, elle est négative dans sa conception, j’estime qu’on doit y mettre une croix, car il nous mènerait vers des lendemains incertains. Nous avons un président qui a été bien élu par les sénégalais, qu’on le laisse dérouler dans la sérénité le programme pour lequel il a été élu». Quid de la deuxième personnalité de l’Etat qui pourrait revenir au président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse secrétaire général de l’Afp ? Youssou Touré se veut très clair : «Quand on considérera le développement d’un pays à partir de positions partisanes, on ne s’en sortira pas. Il faudrait véritablement, si nous voulons atteindre un certain niveau de développement économique et social, dépasser une certaine perception de la pratique politique». Le coordonnateur des enseignants de l’Apr déclare que «c’est le président Macky Sall qui a proposé Moustapha
Niasse à la tête de l’Assemblée nationale, ce qui veut dire qu’il a confiance en lui. Personnellement cela ne me gêne pas, je n’y vois pas d’inconvénient. C’est un faux débat», a-t-il fait savoir. «Ce que nous attendons de Niasse, poursuit-il, c’est qu’il soit à la hauteur des tâches qui lui sont confiées. Il faut qu’on apprenne aujourd’hui à penser citoyen. L’exercice citoyen est beaucoup plus porteur que les calculs partisans qui ne reposent sur rien».
Niasse à la tête de l’Assemblée nationale, ce qui veut dire qu’il a confiance en lui. Personnellement cela ne me gêne pas, je n’y vois pas d’inconvénient. C’est un faux débat», a-t-il fait savoir. «Ce que nous attendons de Niasse, poursuit-il, c’est qu’il soit à la hauteur des tâches qui lui sont confiées. Il faut qu’on apprenne aujourd’hui à penser citoyen. L’exercice citoyen est beaucoup plus porteur que les calculs partisans qui ne reposent sur rien».

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