VENUE RECLAMER LA LIQUIDATION ET LE PARTAGE D’UN BIEN A SON EX-EPOUX : La franco-sénégalaise encourt 6 mois ferme et 100 millions de dédommagement

Vendredi 27 Juillet 2012

Ndèye Astou Guèye peut bien implorer le ciel pour que le tribunal ne suive pas le réquisitoire du parquet. Sexagénaire, elle a comparu, hier, à la barre de l’audience correctionnelle de Dakar. Elle risque de connaître un séjour carcéral de 6 mois, comme l’a requis le parquet. Il faut cependant revenir sur les faits à l’origine de ce procès pour comprendre de quoi retourne cette histoire. Poursuivie pour faux usage de faux en écriture authentique et atteinte à l’administration de la justice, devant la barre, la dame a nié être l’auteur de ce qu’on lui reproche. Selon elle, tout est parti de son mariage avec Mamadou Diagne, son ex-époux. Union qui a eu lieu en 1980 et suite à laquelle elle dit s’être engagée avec son conjoint à contracter pour un régime monogame avec communauté des biens. Le divorce intervenu à leur 27e année de mariage a mis le feu aux poudres dans leur relation. Ayant fait l’objet d’un procès en France devant le tribunal de Grande instance d’Evry, il leur était ordonné de procéder à une liquidation des biens appartenant aux deux époux. Ce qui a été exécuté. Venue au Sénégal, la dame avait souhaité qu’un immeuble acquis du temps de son union avec M. Diagne connaisse le même sort. Mais ses démarches et les documents qu’elle a fournis dans la procédure lui ont valu son procès d’hier. Dans le lot de documents versés à la justice, figure la copie d’un acte de mariage qui fait état de régime monogamique et de communauté de biens, alors que dans celui signé antérieurement par son ex-conjoint est d’un régime polygamique limité à 3 épouses et séparation de biens. Ce qui a motivé l’époux à engager les poursuites pour les deux chefs. La partie civile, qui estime que la prévenue dit des contrevérités, a réclamé 100 millions de francs Cfa pour son dédommagement. Le parquet, après avoir déploré les agissements de la dame qui sont de nature à «tromper la justice» et qualifié les faits «d’une extrême gravité», a requis 6 mois de prison. Une sanction qu’il a légitimée par le fait que ce qui est reproché à la mis en cause est «un délit contre la République». Me Doudou Ndoye, avocat de la défense, a tenté de démontrer, arguments à l'appui, que sa cliente est accusée à tort. Dans cette affaire, souligne la défense, les deux ex-conjoints jouissent de la nationalité française. Or, selon la loi de ce pays, aucun couple ne peut contracter un régime polygamique. Si faussaire il y a, note Me Ndoye, c’est la partie civile qui l’est vraiment. Car, dans cette affaire déjà jugée en France, c’est la loi de ce pays où ils avaient séjourné qui s’applique. Poursuivant, l’avocat de la dame précise que suite à la prononciation du divorce en France, le jugement du tribunal avait ordonné «la liquidation partage» de tous les biens du couple. En attendant le 27 septembre prochain où rendez vous a été pris pour le délibéré, Me Doudou Ndoye se dit déterminé à engager à son tour, en France, les poursuites contre la partie civile pour bigamie. Et ce, pour le compte de sa cliente.
Youssoupha MINE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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