Dimanche 26 Mai 2013
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VEILLE DE FETE CAUCHEMARDESQUE POUR LES MENAGERES : Les prix de plusieurs légumes flambent

Vendredi 17 Août 2012

La fête de Korité se dessine à l’horizon et les préparatifs ont déjà commencé. Seulement, dans les marchés, les clients ne sont pas encore au rendezvous, certains condiments et légumes ont vu leurs coûts augmenter. Au grand dam des commerçants et clients.


La fin du Ramadan approche. Dans quelques jours, les musulmans célébreront la Korité. Du coup, les préparatifs de cette fête sont entamés. Et les ménagères, pour la préparation des mets de fête, font leurs emplettes surtout les légumes et les condiments. Au marché Castors, où habituellement l'affluence est forte, l'ambiance est plutôt calme pour une veille de fête. Pas besoin de jouer des coudes et des mains pour se frayer un chemin. Pour le moment, les produits culinaires très prisés par les Sénégalais, lors des grands évènements, peinent à trouver les acheteurs. Les prix des légumes ont connu une hausse substantielle. Et ce, en dépit de leur abondance sur le marché. Presque aucun produit n'a été épargné par cette augmentation. Ce qui semble avoir découragé la clientèle.

L'oignon, la pomme de terre, le poivron, l'ail, hors de portée
Au moment où le poivron a atteint la barre des 800 à 900 F Cfa le kilo alors qu'il était vendu à 700 F Cfa, l’ail oscille entre 1200 FCfa et 1500 FCfa le kilo là où il coûtait 1000 F Cfa voire 800 F Cfa. Du coup, les ménagères ont eu du mal à remplir leur panier, devant des étals proposant le kilo de la pomme de terre à 450 F Cfa et parfois même à 550 F Cfa. Alors, il y a quelques jours, les commerçants le vendaient à 300 F Cfa. Le Kilo de l'oignon a vu son coût grimper de 300 f à 500 F Cfa voire 600 Fcfa. Cette absence de rush notée sur le marché est loin de faire les affaires
des commerçants qui ne parviennent pas à écouler leurs marchandises. De même, les clients ont du mal à s'approvisionner. Les commerçants peinent à vendre A quelques pas de l'entrée du marché, est installé Mame Mor Anta. Cure-dent à la main, assis tranquillement sur une chaise, il déclare: «Nous sommes loin de vendre nos marchandises. En ce moment, nous ne pouvons pas dire que les affaires marchent». Et, d’ajouter: «les prix ont augmenté de façon considérable, surtout l’oignon, car le kilo qui coûtait 300 f Cfa et même 250 F Cfa est à 600 F Cfa aujourd’hui. C’est ce que nous déplorons parce que les clients trouvent que tout est cher. Et dans de pareilles conditions, il nous est difficile de faire des bénéfices». À quelques mètres de Mor Anta, se trouve Mamadou Lamine qui se lamente à son tour: « Le marché n'est plus comme avant où en période de préparatifs de fête, il se remplissait de monde». «On est soucieux. Les acheteurs sont absents et on n'arrive pas à écouler nos marchandises» ajoute Tapha Mbaye, un autre vendeur.

Les clients se lamentent
Par ailleurs, à cause d’une conjoncture économique défavorable, les ménagères tentent, tant bien que mal, à remplir leur panier. C’est le cas de Rokhaya Ndiaye. La jeune dame d’une trentaine d’années, trouvée en plein marchandage, soutient: «Les légumes ne sont pas accessibles, car les prix sont coûteux. C’est trop dur pour nous». Astou Camara, elle aussi cliente, fulmine: «Les marchandises sont chères. C’est trop difficile pour nous de connaître le prix exact d’un produit. Chaque jour, nous faisons face à de nouveaux prix».
Mously NDIAYE & Fatimata NDIAYE (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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