...Touba obtient enfin son premier poste ministériel

Mercredi 31 Octobre 2012

TOUBA - Certains pensaient que le limogeage du ministre Ibrahima Sall, petit-fils de Mme Thierno Birahim, allait faire grincer des dents dans la ville sainte et les milieux mourides, mais il n’en est rien pour l’instant après la nomination de Khadim Diop au poste de ministre de la Restructuration et des Zones inondables. Ce petit-fils de Serigne Touba, de par sa mère Sokhna Mouslymatou Mbacké Bassirou, donne à la ville sainte de Touba son premier poste ministériel depuis la fondation de cette ville en 1888. Tous les ministres nommés sous l'ère Wade habitent soit Mbacké soit Darou Mousty. Connu dans le milieu des Finances, il fut le chef d’agence de l’Ecobank à Touba, il a aussi fait ses humanités au groupe Sud Communication. Agé de moins de 45 ans, Khadim Diop est né à Touba. Ce membre fondateur du Cercle des intellectuels mourides n’est pas connu dans le monde de la politique et ne milite pour l’instant dans aucun parti politique, selon des témoignages de ses proches. Sa
nomination est une réponse à une vieille doléance de la ville sainte qui n’a jamais eu un siège dans un gouvernement. Khadim Dieng, un de ses proches, de saluer son humilité et son abnégation pour le travail. «C’est un neveu de Serigne Mountakha Bassirou, le khalife de Darou Miname, un des doyens des petits-fils de Serigne. Il a reçu la bénédiction de ce dernier et celle de tous les membres de la famille de Serigne Bassirou Mbacké cinquième fils de Khadimou Rassoul», dira-t-il avant de renseigner qu’il a fait ses études coraniques dans la ville sainte avant d’aller étudier la langue française à Dakar où il a obtenu ses diplômes supérieurs. En fait, Khadim Diop a fait ses études primaires à Porokhane, puis il a rejoint le lycée Limamoulaye de Guédiawaye où il a décroché un Bac Technique. Le nouveau ministre a ensuite fait des études de
gestion au Cesag, puis des etudes en finances. Pour ses anciens collaborateurs, Khadim Diop qui aime relever les défis, étant simple chef d’agence va à coup sûr réussir sa mission bien que très délicate. Et la gestion des inondations, notamment à Dakar et Touba, pourrait être son premier défi dans les neuf mois qui nous séparent du prochain hivernage. Nos interlocuteurs, sous le couvert de l’anonymat, demandent simplement au nouveau ministre de se départir de son manteau de petit-fils de Serigne Touba et de ministre de la ville sainte pour se mettre aux services du Sénégal et mériter en conséquence le choix du président de la République porté sur sa personne.
El Modou GUEYE (Correspondant)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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