TRANSFERTS D’ARGENT DES IMMIGRES : Le coût diminue au Sénégal, mais «une sorte d’entente» tacite entre les sociétés ralentit la baisse

Mercredi 17 Octobre 2012

Le Coût des transferts d’argent d’immigrés africains, jugé toujours élevé, a cependant baissé au Sénégal. C’est ce qu’ont décelé les experts se mouvant autour de cette question,hier, lors du lancement du rapport sur «la réduction du coût des transferts d’argent des migrants et l’optimisation de leur impact sur le développement». «La baisse est très sensible au Sénégal depuis 2007», a indiqué l’un des auteurs du rapport, M. Naceur Bourenane, de transfert sans frontière. Pour lui, la suppression du monopole dans le secteur du transfert au Sénégal, a été un des éléments qui ont favorisé cette baisse du coût, au moment où les envois ont dépassé les 600 milliards de F Cfa. Mais au cours des débats, il est ressorti que cette baisse n’est pas arrivée au niveau escompté par les autorités. «C’est une baisse qui n’est pas très significative par rapport à ce que nous attendions», a indiqué Mr Sarr de la Direction de la monnaie et du crédit du ministère de l’économie et des finances. Et c’est comme s’il y avait, «une sorte d’entente entre les sociétés de transfert», pour ne pas faire baisser significativement les coûts, déplore-t-il. Sur cette même question, M. Naceur Bourenane dira : «J’ai envie de dire que c’est de l’argent facile. Une banque ou un établissement financier, c’est d’abord le profit. Les actionnaires regardent le résultat net en fin d’exercice. Il se trouve que la contribution qu’amènent les envois et les transferts d’argent (je ne parle même pas des montants, mais seulement des commissions), c’est un plus. C’est normal qu’ils ne veuillent pas trop diminuer», analyse-t-il. La rencontre, ayant été organisée par le bureau régional de la Banque africaine de développement (Bad), la représentante de l’institution bancaire Mme Leila Mokaddem a indiqué que cette étude s’inscrit notamment dans le but de dégager des pistes pour «la réduction du coût des transferts mais aussi de proposer des instruments innovants pour permettre à ces migrants d’épargner
leur argent dans leur pays». Car, indique-t-elle, «le financement du développement de l’Afrique nécessite d’être repensé». De plus, «l’aide publique au développement s’il n’avait pas baissé va bientôt diminuer donc, il faut chercher des financements innovants». Et, l’une des alternatives, c’est de trouver «comment utiliser les ressources de la Diaspora pour financer le développent». Parce que, dit Mme Mokaddem, «le gap de financement pour l’Afrique est important».
Youssouf SANE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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