Le trafic de cocaïne transatlantique est une des préoccupations majeures dans nos pays. Et pour lutter efficacement contre cette criminalité transnationale, la France, le Sénégal, le Brésil et le Venezuela, ces 4 pays, qui sont souvent des pays de production, de transit, de stockage, de consommation ou de blanchiment, ont organisé un séminaire au Sénégal qui a pour thème: «Vers une répression efficace et concertée du trafic de cocaïne transatlantique: Formation opérationnelle en matière de saisie, confiscation et gestions des avoirs criminels». Et selon Fabienne Trouiller-Delbauffe, représentante de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Midt), les réseaux criminels
transnationaux sont de plus en plus implantés en Afrique et touchent surtout la sous région ouest africaine. «Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à un phénomène de plus en plus inquiétant d’installation et de pérennisation des réseaux criminels transnationaux sur le continent africain en vue d’en faire une zone de rebond majeur de la cocaïne destinée aux marchés européens avec pour corollaire une aggravation des risques de corruption et un développement des consommations des drogues illicites», renseigne Mme Fabienne. Elle fait savoir : «Un seul chiffre qui est souvent rappelé, c’est que la région de l’Afrique de l’Ouest, qui totalise 99% des saisies de cocaïne du continent, et joue un rôle de plaque tournante du trafic mondial de cocaïne», avant d’ajouter : «Après le stockage dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, la cocaïne remonte en Europe dans les côtes espagnoles et portugaises. Et cette situation fait de la route trans-méditerranéenne, une véritable chaîne euro-africaine et impose une approche commune». Et face à l’activisme des trafiquants, «nous devons ainsi opposer une détermination bien naturelle,
mais aussi et surtout une remise en question permanente et constructive sur nos dispositifs et pratiques professionnelles», martèle la représentante de la Midt. Et revenant sur le rôle de la Midt pour lutter efficacement contre le trafic de drogue, elle indique que «depuis des années, la Midt mène souvent les actions en France et en Afrique de l’Ouest. Ce fut notamment l’ouverture de deux plates-formes d’officiers de liaisons, mais aussi par le soutien financier de nombreux projets d’assistance technique de formation». Aussi, dit-elle, «la Midt gère un
fonds de concours dans lequel sont versées intégralement les sommes qui ont été confisquées aux trafiquants de drogue et sont ensuite reversées et réparties entre l’ensemble des ministères qui sont en charge de la lutte contre les trafics avec une clé de répartition. C’est ainsi que les services de police et de gendarmerie reçoivent 60% de cet argent qui était confisqué aux trafiquants de drogues alors que le ministère de la Justice reçoit 20%, les douanes 10% et les 10% restants sont consacrés à des actions sanitaires». Et «ce fonds de concours anti-drogue a une double vocation de priver les trafiquants des bénéfices de leurs trafics et surtout de renforcer l’action des services engagés dans la lutte contre le trafic de drogue». Et pour sa part, son Excellence l’Ambassadeur de la France au Sénégal, Nicolas Normand de dire : «Nous avons constaté combien était forte la détermination du ministère de la Justice sénégalaise de voir se développer l’entreaide pénale internationale. Ce séminaire, qui donnera une large part à l’entreaide pénale en manière de saisie, confiscation, constitue une réponse à cette attente. La France par l’entremise de son ambassade a répondu et répondra toujours à ce type de demande».
transnationaux sont de plus en plus implantés en Afrique et touchent surtout la sous région ouest africaine. «Nous assistons, depuis une dizaine d’années, à un phénomène de plus en plus inquiétant d’installation et de pérennisation des réseaux criminels transnationaux sur le continent africain en vue d’en faire une zone de rebond majeur de la cocaïne destinée aux marchés européens avec pour corollaire une aggravation des risques de corruption et un développement des consommations des drogues illicites», renseigne Mme Fabienne. Elle fait savoir : «Un seul chiffre qui est souvent rappelé, c’est que la région de l’Afrique de l’Ouest, qui totalise 99% des saisies de cocaïne du continent, et joue un rôle de plaque tournante du trafic mondial de cocaïne», avant d’ajouter : «Après le stockage dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, la cocaïne remonte en Europe dans les côtes espagnoles et portugaises. Et cette situation fait de la route trans-méditerranéenne, une véritable chaîne euro-africaine et impose une approche commune». Et face à l’activisme des trafiquants, «nous devons ainsi opposer une détermination bien naturelle,
mais aussi et surtout une remise en question permanente et constructive sur nos dispositifs et pratiques professionnelles», martèle la représentante de la Midt. Et revenant sur le rôle de la Midt pour lutter efficacement contre le trafic de drogue, elle indique que «depuis des années, la Midt mène souvent les actions en France et en Afrique de l’Ouest. Ce fut notamment l’ouverture de deux plates-formes d’officiers de liaisons, mais aussi par le soutien financier de nombreux projets d’assistance technique de formation». Aussi, dit-elle, «la Midt gère un
fonds de concours dans lequel sont versées intégralement les sommes qui ont été confisquées aux trafiquants de drogue et sont ensuite reversées et réparties entre l’ensemble des ministères qui sont en charge de la lutte contre les trafics avec une clé de répartition. C’est ainsi que les services de police et de gendarmerie reçoivent 60% de cet argent qui était confisqué aux trafiquants de drogues alors que le ministère de la Justice reçoit 20%, les douanes 10% et les 10% restants sont consacrés à des actions sanitaires». Et «ce fonds de concours anti-drogue a une double vocation de priver les trafiquants des bénéfices de leurs trafics et surtout de renforcer l’action des services engagés dans la lutte contre le trafic de drogue». Et pour sa part, son Excellence l’Ambassadeur de la France au Sénégal, Nicolas Normand de dire : «Nous avons constaté combien était forte la détermination du ministère de la Justice sénégalaise de voir se développer l’entreaide pénale internationale. Ce séminaire, qui donnera une large part à l’entreaide pénale en manière de saisie, confiscation, constitue une réponse à cette attente. La France par l’entremise de son ambassade a répondu et répondra toujours à ce type de demande».

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