TRADUITS A LA BARRE PAR UN EMIGRE VIVANT AUX USA : Le gendarme Baytir Ndoye et son frère risquent un an de prison
Habitué au prétoire, le gendarme Baytir Ndoye a encore comparu, hier, devant le tribunal des flagrants délits, en compagnie d'un de ses frères, Meïssa
Ndoye. Pour avoir vendu deux terrains non régularisés à un émigré vivant aux Usa, ils risquent une peine ferme d'un an.
Gendarme de son état, Baytir Ndoye doit certainement être en train de prier pour que le juge du tribunal des flagrants délits ne suive pas le réquisitoire du procureur de la République qui a requis à son encontre une peine ferme d'un an. Une peine qui, si elle est appliquée, mettrait fin à sa carrière dans la gendarmerie. Baytir Ndoye est, en effet, un habitué du prétoire pour avoir été jugé à plusieurs reprises dans des affaires de litige foncier. Dans le cas d'espèce, il a comparu en même temps que son frère Meïssa Ndoye, le troisième mis en cause ayant fait défaut. Quoi qu'il en soit, il faut rappeler qu'ils ont été traînés à la barre par un certain Mamadou L. Mbaye, un émigré Sénégalais vivant aux Usa. Ce dernier, qui voulait acquérir des terrains dans son pays d'origine, avait été mis en rapport avec la famille du gendarme en 2006. Ce qui fait que les avocats de la défense ont d'emblée soulevé une exception de nullité de la procédure, en soulignant qu'il y avait prescription, puisque les faits datent de plus de trois ans. Le parquet ayant rejeté cette exception, le tribunal l'a joint au fond. Il résulte, en effet, des débats d'audience que Baytir Ndoye et son frère Meïssa Ndoye, qui ont hérité de plusieurs parcelles de leurs parents sur lesquelles ils ont des droits coutumiers, ont vendu deux terrains au plaignant. Des parcelles qui, il faut le souligner, n'ont pas été régularisées, puisque la famille Ndoye n'a qu'un permis d'occuper qui leur a été octroyé par le gouvernement. Mis au parfum que les terrains qui lui ont été vendus présentent des problèmes, la partie civile n'avait pas hésité à réclamer son argent. C'est d'ailleurs dans ces circonstances que la famille Ndoye lui avait proposé un autre site, qui, selon eux, a été accaparé, par l'homme d'affaires Mbackiou Faye. Le parquet ayant requis une peine ferme d'un an à l'encontre des prévenus, la défense a tenu à rappeler que Baytir Ndoye n'était pas un récidiviste, mais que c'était la même affaire qui le poursuit. Le délibéré sera connu le 20 février prochain.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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