TOUBA - UNE VIE, UNE IDENTITE Genèse du nom «Tûbâ» :

Mercredi 2 Janvier 2013

TOUBA - Touba est un produit fini de son père fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba surnommé «l’abreuvoir des assoiffés». La ville de Touba est l’aboutissement d’un périple qui a duré cinq années entre Mbacké Baol et Darou Salâm (1883-1886). Les déplacements fréquents, d’après le Hizbut Tarqiyyah, étaient motivés par une volonté de fuir les foules pour se consacrer uniquement à l’adoration de Dieu et au service de son Maître, le prophète Mouhammad (Psl). Par conséquent, si l’on en croit au Daari précité, «Touba est une récompense du Seigneur à Cheikh Ahmadou Bamba pour sa ferveur et sa haute détermination dans la quête d’une terre de paix où il voue à Dieu un culte exclusif». Quant à son nom «Tûbâ», il tire son origine du Saint Coran et signifie : «Félicité, Bonheur» en référence à l’arbre paradisiaque du même nom que le Coran cite à la sourate 13 verset 29 : «Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, gagneront la félicité et aussi le bon retour». Il faut cependant souligner que le mouridisme est né en pleine période coloniale sous la domination française.

La Constitution de «Touba»
Touba est une ville sainte, une maison de Dieu et à ce titre, les résidents et les pèlerins doivent scrupuleusement respecter les règles prescrites par son fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba. Il y a des limites à ne pas franchir, comme dans toute demeure sacrée. D’après le Dahira des étudiants mourides (Dem) devenu Hizbut-Tarqiyyah, créé sous le Khalifa de Cheikh Abdoul Ahad Mbacké en décembre 1975 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), «tous les habitants de cette cité bénie, ainsi que les visiteurs sont tenus de se conformer à la Charte qui engage chacun, par respect et révérence envers le fondateur de la ville et pour bénéficier des grâces et bienfaits intarissables», comme nous le confirme Cheikh Ahmadou Bamba lui-même. C’est-à-dire, que ses demeures et ses voisins que Dieu a choisis pour lui «sont préservés de tout ce qui est générateur de disgrâce, absous de leurs pêchés premiers et derniers». Par conséquent, à «Tûbâ», il est formellement interdit de consommer ou de vendre de la boisson alcoolisée, d’user et de trafiquer du chanvre indien, de la drogue et tout autre stupéfiant. Les jeux de hasard de toutes sortes (loterie, cartes, Casino) sont, aussi prohibés. De même que le vol, le recel et la complicité de vol, le tam-tam, la musique et les danses. La consommation et la vente du tabac sont bannies, ainsi que le port de vêtements indécents et non conformes aux prescriptions de l’islam. Dans le même registre, les sept Khalifes de la communauté mouride opposent leur veto à la tenue de meetings politiques ; ainsi que tout rassemblement à caractère politique.

Les sept Khalifes généraux des mourides
Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké (1925-1945) ; Cheikh Mouhamadou Fadel Mbacké (1945-1968) ; Cheikh Abdoul Ahad Mbacké (1968-1989) ; Cheikh Abdou Khadr Mbacké (1989-1990) ; Serigne Saliou Mbacké (1990-2007) ; Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké (2007-2010) ; Serigne Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké (depuis 2010).

Plus de 543 mosquées dénombrées
D’après les derniers statistiques (Ndlr : source Siggil 2006), il y a plus de 543 mosquées à Touba. Parmi celles-ci on peut énumérer Guédé, Darou Khoudoss, la mosquée de Corniche, Jannatu Mahwa et Darou Miname.
Mously NDIAYE, Seynabou FALL & Moustapha BA

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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