Plus connu sous le nom de Thiema, Thierno Diawara, ne passe pas inaperçu dans le quartier, pendant le mois de Ramadan. Il fait même partie de ceux qui retiennent le plus l’attention des voisins, tant son comportement durant cette période bénie pour les musulmans, jure avec le visage
qu’il présente le reste de l’année. En effet, fervent disciple de Bacchus, qui, toute l’année, se met à boire de l’alcool, se détourne de son vice connu de tous dans son quartier de Grand Yoff Léona, qui l’a vu naître et grandir, pour jeûner et s’acquitter des recommandations divines et observer les interdits. Agé de 34 ans, Thiéma persiste à dire qu’il est célibataire sans enfant, malgré le rejeton qu’on lui prête dans le quartier. «Je n’étais pas le seul mec de cette femme, je ne pouvais pas reconnaître cet enfant», fulmine-t-il.
«Personne n’est tombé du ciel, Dieu a établi des chartes qu’il faut respecter»
Trouvé habillé en Kaftan et en train d’égrener un chapelet, il livre les justifications de son changement de comportement, qui fait débat dans le quartier. «Si on veut vraiment être tranquille, on doit suivre ce que Dieu nous recommande. C’est pourquoi, quand le Ramadan arrive, on doit laisser tomber toutes nos mauvaises habitudes », se justifie-t-il. Il précise tout de même, «ce n’est pas facile pour un ivrogne de jeûner», non sans ajouter : «c’est une question de foi et une question de volonté». Se muant en philosophe doublé d’un prêcheur, Thiéma de marteler :
«personne n’est tombé du ciel, Dieu a établi des chartes qu’il faut respecter. Et en ce mois béni, il nous demande tous de jeûner et prier». Des recommandations qui ne sont pas au-dessus des forces d’un ivrogne indique-t-il, parce que, «le Ramadan ne dure pas longtemps, pour quatre semaines, on peut se priver de boire». Mieux laisse entendre Thiéma, «Dieu ne nous a pas mis au monde pour nous amuser seulement. Ce mois est béni, on doit en profiter. Mais les gens me critiqueront toujours». «Je ne touche pas d’alcool après le ‘ndogou’, le faire c’est vraiment manquer de respect à Dieu» Les commentaires que le quartier fait sur son repentir, pendant le Ramadan, outrent notre interlocuteur. «Tous ceux qu’ils disent n’engagent qu’eux. Chacun jeûne pour lui-même», fulmine t- il. Il ajoute, «il n’y a que Dieu qui peut me demander de rester sans manger ni boire. Personne n’a ce pouvoir, pas même Macky Sall. Je profite du mois pour me repentir et me faire pardonner. Je ne touche pas à l’alcool après ‘ndogou’». Selon lui, «le plus important c’est de rester un mois sans toucher à l’alcool». Cette privation d’alcool, pendant un mois, n’est pas une partie de plaisirs pour les disciples de Bacchus comme notre interlocuteur. «on reste des nuits sans dormir», dit-il. «Je connais presque tous les bars de Dakar» Thiema et l’alcool c’est un long compagnonnage, vieux de 16 ans. «Je connais presque tous les bars de Dakar. J’ai commencé à les fréquenter très jeune à l’âge de 18 ans. Période à partir de laquelle j’ai commencé à boire de l’alcool», confie-t-il, non sans ajouter que la première fois qu’il a goûté à l’alcool, c’est dans une Communion. Cette relation étroite qu’il entretient avec l’alcool,
ses parents ont tout fait pour l’arrêter, mais rien. Lui-même, il affirme vouloir ne pas avoir aucun rapport avec l’alcool. «Je veux arrêter toutes les mauvaises choses que je faisais et me consacrer à Dieu et gagner dignement ma vie», lance-t-il.
qu’il présente le reste de l’année. En effet, fervent disciple de Bacchus, qui, toute l’année, se met à boire de l’alcool, se détourne de son vice connu de tous dans son quartier de Grand Yoff Léona, qui l’a vu naître et grandir, pour jeûner et s’acquitter des recommandations divines et observer les interdits. Agé de 34 ans, Thiéma persiste à dire qu’il est célibataire sans enfant, malgré le rejeton qu’on lui prête dans le quartier. «Je n’étais pas le seul mec de cette femme, je ne pouvais pas reconnaître cet enfant», fulmine-t-il.
«Personne n’est tombé du ciel, Dieu a établi des chartes qu’il faut respecter»
Trouvé habillé en Kaftan et en train d’égrener un chapelet, il livre les justifications de son changement de comportement, qui fait débat dans le quartier. «Si on veut vraiment être tranquille, on doit suivre ce que Dieu nous recommande. C’est pourquoi, quand le Ramadan arrive, on doit laisser tomber toutes nos mauvaises habitudes », se justifie-t-il. Il précise tout de même, «ce n’est pas facile pour un ivrogne de jeûner», non sans ajouter : «c’est une question de foi et une question de volonté». Se muant en philosophe doublé d’un prêcheur, Thiéma de marteler :
«personne n’est tombé du ciel, Dieu a établi des chartes qu’il faut respecter. Et en ce mois béni, il nous demande tous de jeûner et prier». Des recommandations qui ne sont pas au-dessus des forces d’un ivrogne indique-t-il, parce que, «le Ramadan ne dure pas longtemps, pour quatre semaines, on peut se priver de boire». Mieux laisse entendre Thiéma, «Dieu ne nous a pas mis au monde pour nous amuser seulement. Ce mois est béni, on doit en profiter. Mais les gens me critiqueront toujours». «Je ne touche pas d’alcool après le ‘ndogou’, le faire c’est vraiment manquer de respect à Dieu» Les commentaires que le quartier fait sur son repentir, pendant le Ramadan, outrent notre interlocuteur. «Tous ceux qu’ils disent n’engagent qu’eux. Chacun jeûne pour lui-même», fulmine t- il. Il ajoute, «il n’y a que Dieu qui peut me demander de rester sans manger ni boire. Personne n’a ce pouvoir, pas même Macky Sall. Je profite du mois pour me repentir et me faire pardonner. Je ne touche pas à l’alcool après ‘ndogou’». Selon lui, «le plus important c’est de rester un mois sans toucher à l’alcool». Cette privation d’alcool, pendant un mois, n’est pas une partie de plaisirs pour les disciples de Bacchus comme notre interlocuteur. «on reste des nuits sans dormir», dit-il. «Je connais presque tous les bars de Dakar» Thiema et l’alcool c’est un long compagnonnage, vieux de 16 ans. «Je connais presque tous les bars de Dakar. J’ai commencé à les fréquenter très jeune à l’âge de 18 ans. Période à partir de laquelle j’ai commencé à boire de l’alcool», confie-t-il, non sans ajouter que la première fois qu’il a goûté à l’alcool, c’est dans une Communion. Cette relation étroite qu’il entretient avec l’alcool,
ses parents ont tout fait pour l’arrêter, mais rien. Lui-même, il affirme vouloir ne pas avoir aucun rapport avec l’alcool. «Je veux arrêter toutes les mauvaises choses que je faisais et me consacrer à Dieu et gagner dignement ma vie», lance-t-il.

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