Mardi 18 Juin 2013
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TERRIBLES REVELATIONS DU SITE GAMBIEN FREEDOM NEWSPAPER.COM : «Jammeh a besoin de quelques parties intimes de ces cadavres»

Lundi 3 Septembre 2012

Le site www.freedomnewspaper.com a publié ce dimanche un témoignage d’un soldat qui appartiendrait à la garde rapprochée de Yaya Jammeh, le président gambien. Le site a publié l’intégral des propos du soldat qui, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a fait de terribles révélations sur la tuerie de la prison de Mile 2 et sur le président Jammeh. A en croire l’auteur de l’article qui a utilisé «le soldat» comme pseudonyme, les neuf personnes exécutées n’ont pas été fusillées comme beaucoup l’ont pensé. Ils seraient morts par suite d’injection létale. «Le soldat» d’affirmer : «il est très pénible d'expliquer comment les victimes ont été torturées avant l'injection létale. Seule une autopsie complète peut raconter l'histoire(…)». Aussi, toujours selon le témoin, le dictateur gambien aurait fait appel à des cubains pour cette tâche. «À ce stade, le Dr Mbowe et trois Cubains ont administré l'injection létale», déclare le «soldat» anonyme. Et la source de continuer en affirmant qu’il est quasi impossible de récupérer les corps des personnes exécutées. «Elles ont été jetées dans un grand puits situé dans le jardin du dictateur
Jammeh», a-t-elle écrit. Aussi, s’empresse-t-elle de préciser, «cette zone est fortement gardée par des soldats totalement fidèles au dictateur».
Toujours d’après ce site animé par le journaliste gambien, Pa Ndery Mbai, basé aux Etats-Unis, «le soldat» persiste et signe que Yaya Jammeh aurait exécuté ces personnes uniquement pour faire des rituels. «Jammeh dictateur a besoin de quelques parties intimes de ces cadavres pour ses Jalangs et ses marabouts». Ce qui expliquerait, d’après lui, le fait que tous les exécutés ont, au préalable, été aspergés d’eau chaude. Ainsi, il écrit : «À un moment donné, il exigea de préparer de l'eau chaude et de la verser sur les prisonniers avant de les tuer». Après leur exécution, les condamnés auraient vu certaines de leurs parties du corps sectionnées. Le témoin déclare : «Nous avons vu Solo Bojang (un des aides de camp de Y. Jammeh) avec un sac en plastique noir. Il y avait dedans la langue d’une des victimes ainsi que sa poitrine. Il y avait aussi des parties intimes d’hommes dans un autre sac». Le soldat de jurer : «Camarades Gambiens, je peux vous dire en toute confiance que ce sont uniquement des meurtres et à dessein rituels». Le président gambien serait très en colère contre les médias sénégalais. Le témoin a confié au site web ce qu’il a dit à ce propos. «Il nous a dit que le Sénégal va regretter de ternir son image sur ses radios et télévisions. Jammeh dictateur est très en colère à ce sujet». Pour donner des preuves de ces allégations, la source du site gambien pense que la Gamtel peut vérifier les conversations téléphoniques entre le dictateur Jammeh et le couple Solo/Saul. Car, selon lui, lors de la tuerie, «Saul Badgie et Solo Bojang étaient constamment au téléphone avec Jammeh dictateur, tout le temps».
Mbaye THIAM (Stagiaire)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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