TENTATIVE D’ESCROQUERIE ET ASSOCIATION DE MALFAITEURS : Emmanuel Boulou encourt 2 ans de prison pour un coup fourré sur des graines censées soigner le cancer
Ressortissant camerounais établi au Sénégal, Emmanuel Boulou saura, à la date du 21 octobre prochain, le sort qui l’attend. Le parquet a requis contre lui 2 ans ferme pour sa participation à une manœuvre frauduleuse aux fins d’escroquer M. Coundoul et pour association de malfaiteurs.
En voulant trop gagner sans mouiller le maillot comme il faut, le sieur Emmanuel Boulou a été pris à son propre jeu. Il a, en effet, perdu au change pour avoir atterri à la barre du tribunal de Dakar où le parquet a requis à son encontre 2 ans de prison ferme. Ressortissant camerounais établi au Sénégal et commerçant de son état, M. Boulou a eu le malheur d’intervenir dans une opération de vente de graines censées soigner le cancer de la peau. Pour cela, rien n’a été plus facile que de trouver un pigeon en la personne de Pape Ibrahima Coundoul. Ce dernier dont l’épouse souffre gravement de cette pathologie a été joint à partir d’un numéro de téléphone censé appeler d’Angleterre. Son interlocuteur connaissant sans doute les difficultés auxquelles le sieur Coundoul est confronté, s’est présenté à lui comme étant une de ses anciennes connaissances du nom de «Absa» qui voulait l’aider et lui faire gagner beaucoup d’argent dans une opération de vente. Il s’agissait, selon lui, de graines rouges aux vertus thérapeutiques contre le cancer de la peau.
Après cet échange téléphonique au cours duquel les deux interlocuteurs ont pu accorder leurs violons, «Absa» lui a précisé qu’il allait envoyer un de ses partenaires lui apporter un échantillon de ces graines pour les besoins du test. Coundoul qui est un taximan, après avoir flairé une tentative d’arnaque, s’en est ouvert aux policiers. C’est ainsi que E. Boulou a été pris au collet et conduit à la police, dès son arrivée. Le sieur Coundoul dans sa plainte a indiqué qu’Emmanuel Boulou était de mèche avec un certain Vieux Camara qui est le fournisseur des graines et d’Absa. Lesquels tentaient de l’entraîner dans une opération d’achat et de vente de ces dites graines pour un coût global de 5 millions de francs Cfa. Ceux-ci, révèle Coundoul, voulaient lui faire croire qu’en acquérant le kilogramme à 3 500 francs Cfa, il pouvait en retour l’écouler au double, voire au triple de son prix.
Le sieur Boulou qui comparaissait sans ses acolytes a déclaré être juste impliqué dans cette histoire, sans connaître véritablement leurs desseins. Il confiera que c’est Vieux Camara qui s’était présenté à lui comme un concitoyen qui l’a entraîné dans cette opération. Une rencontre qui s’est passée dans les locaux de la Maison de la Culture Douta Seck, au cours d’une rencontre périodique que leur communauté tient tous les premiers dimanches du mois.
Le procureur, convaincu que le prévenu fait partie d’un réseau d’escrocs et estimant qu’il y a dans cette opération un commencement d’exécution, mais pas d’absence de désistement involontaire de la part du prévenu, a requis contre lui 2 ans ferme. À la suite du parquet, la défense a indiqué que son client a participé inconsciemment à cette affaire, sans aucune intension de nuire, ni malveillance. Elle a sollicité une application extrêmement bienveillante de la loi.
L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 21 octobre prochain.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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