TABASKI SANGLANTE EN CASAMANCE AVEC DES SERIES D’ASSASSINATS : L’armée multiplie ses positions sur les routes, le Mfdc observe un silence étonnant

Jeudi 25 Octobre 2012

ZIGUINCHOR - A 24h de la fête de l’Aïd-el-Kebir, communément appelée «Tabaski», l’inquiétude plane chez les populations du sud du pays, particulièrement des personnalités de la Casamance qui, depuis un certain temps, cherchent des moyens de s’éloigner de cette localité. En effet, ayant peur de ne pas être les victimes des combattants du mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), en cette veille de Tabaski, comme ce fut le cas en 2006 et en 2007 en Casamance avec les exactions contre de hautes personnalités, ces derniers désertent la région pour se retrouver dans la capitale sénégalaise. Car, depuis l’assassinat de l’ancien président du Conseil régional de Ziguinchor El Hadj Omar Lamine Badji (le 30 décembre de la veille de Tabaski de 2006) et de chérif Samsidine Néma Aïdara, ancien collaborateur du président Wade chargé du dossier Casamançais(le 20 décembre, veille de Tabaski de 2007) l’Etat avait cherché à assurer la sécurité dans tous les domiciles des autorités politiques et administratives de la région sud. Ainsi, aujourd’hui, à quelques heures de la fête, les autorités affichent une peur triste contre toute atteinte à leur vie. Une réunion de sécurité s’est tenue ces derniers jours, à la gouvernance de Ziguinchor, pour dégager une stratégie qui vise à faire avorter, pour cette année, les plans du maquis. En attendant l’armée multiplie ses positions dans tous les grands axes de la région méridionale du pays avec un contrôle strict d’identification des personnes et des biens. Mais, il faut souligner aussi le regain de tensions notées ces derniers jours en Casamance, marquée par des attaques et braquages. Rappelons que le 12 octobre dernier,
des individus armés, supposés appartenir au Mfdc, ont visité la caisse du Crédit mutuel de la zone de Diouloulou et des boutiques, plus de 32millions emportés ainsi que le véhicule L200 du sous préfet de Niassya, Amadou Goudiaby. Cette attaque de Diouloulou vient s’ajouter aux récents actes de violences notés ces dernières semaines dans le département de Bignona. Pour rappel, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre dernière, des bandes armées ont fait irruption dans le village de Sindian avant de piller deux boutiques et un véhicule 4/4 et emporter une moto Jakarta. Ainsi, le 5 octobre dernier, un véhicule 4/4 de l’Usaid a été emporté dans un braquage sur la nationale 5 entre les villages de Badiana et Djignacky. Des actes de violences perpétrés sans faire de pertes en vies humaines, font croire que le mouvement irrédentiste de la Casamance n’a pas encore dit son dernier mot pour cette Tabaski du 26 octobre 2012, gagnée d’avance par une peur grave chez les populations.
Idrissa B. SANE (Correspondant)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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