ZIGUINCHOR - A 24h de la fête de l’Aïd-el-Kebir, communément appelée «Tabaski», l’inquiétude plane chez les populations du sud du pays, particulièrement des personnalités de la Casamance qui, depuis un certain temps, cherchent des moyens de s’éloigner de cette localité. En effet, ayant peur de ne pas être les victimes des combattants du mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), en cette veille de Tabaski, comme ce fut le cas en 2006 et en 2007 en Casamance avec les exactions contre de hautes personnalités, ces derniers désertent la région pour se retrouver dans la capitale sénégalaise. Car, depuis l’assassinat de l’ancien président du Conseil régional de Ziguinchor El Hadj Omar Lamine Badji (le 30 décembre de la veille de Tabaski de 2006) et de chérif Samsidine Néma Aïdara, ancien collaborateur du président Wade chargé du dossier Casamançais(le 20 décembre, veille de Tabaski de 2007) l’Etat avait cherché à assurer la sécurité dans tous les domiciles des autorités politiques et administratives de la région sud. Ainsi, aujourd’hui, à quelques heures de la fête, les autorités affichent une peur triste contre toute atteinte à leur vie. Une réunion de sécurité s’est tenue ces derniers jours, à la gouvernance de Ziguinchor, pour dégager une stratégie qui vise à faire avorter, pour cette année, les plans du maquis. En attendant l’armée multiplie ses positions dans tous les grands axes de la région méridionale du pays avec un contrôle strict d’identification des personnes et des biens. Mais, il faut souligner aussi le regain de tensions notées ces derniers jours en Casamance, marquée par des attaques et braquages. Rappelons que le 12 octobre dernier,
des individus armés, supposés appartenir au Mfdc, ont visité la caisse du Crédit mutuel de la zone de Diouloulou et des boutiques, plus de 32millions emportés ainsi que le véhicule L200 du sous préfet de Niassya, Amadou Goudiaby. Cette attaque de Diouloulou vient s’ajouter aux récents actes de violences notés ces dernières semaines dans le département de Bignona. Pour rappel, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre dernière, des bandes armées ont fait irruption dans le village de Sindian avant de piller deux boutiques et un véhicule 4/4 et emporter une moto Jakarta. Ainsi, le 5 octobre dernier, un véhicule 4/4 de l’Usaid a été emporté dans un braquage sur la nationale 5 entre les villages de Badiana et Djignacky. Des actes de violences perpétrés sans faire de pertes en vies humaines, font croire que le mouvement irrédentiste de la Casamance n’a pas encore dit son dernier mot pour cette Tabaski du 26 octobre 2012, gagnée d’avance par une peur grave chez les populations.
des individus armés, supposés appartenir au Mfdc, ont visité la caisse du Crédit mutuel de la zone de Diouloulou et des boutiques, plus de 32millions emportés ainsi que le véhicule L200 du sous préfet de Niassya, Amadou Goudiaby. Cette attaque de Diouloulou vient s’ajouter aux récents actes de violences notés ces dernières semaines dans le département de Bignona. Pour rappel, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre dernière, des bandes armées ont fait irruption dans le village de Sindian avant de piller deux boutiques et un véhicule 4/4 et emporter une moto Jakarta. Ainsi, le 5 octobre dernier, un véhicule 4/4 de l’Usaid a été emporté dans un braquage sur la nationale 5 entre les villages de Badiana et Djignacky. Des actes de violences perpétrés sans faire de pertes en vies humaines, font croire que le mouvement irrédentiste de la Casamance n’a pas encore dit son dernier mot pour cette Tabaski du 26 octobre 2012, gagnée d’avance par une peur grave chez les populations.

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