Jeudi 23 Mai 2013
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SUSPENSION PAR L'ETAT DE L'EXPORTATION DU FER : Les pertes évaluées à plus de 7 500 emplois et 52 milliards

Jeudi 18 Octobre 2012

Foncièrement contre la suspension de l’exportation du fer, Thierno Sané, un acteur du secteur avertit, qu’elle entraînera la perte de 52 milliards et
conduira plus de 7500 Sénégalais au chômage.


Le décret de suspension d’exportation de fer, dont la loi passera à l’Assemblée nationale, ce vendredi, au profit d’une société chinoise, continue d’enregistrer des voix dissonantes. Après les ferrailleurs de Colobane, c’est au tour de Thierno Sané, un acteur du secteur travaillant
dans une société qui emploie des dizaines de personnes, d'attirer l'attention des autorités sur les conséquences de cette mesure. Avec des données statistiques et exemples à l’appui, il invite le gouvernement à clarifier les éléments sur lesquels il s’est fondé pour prendre cette
décision. Il persiste et signe que, l’Etat commettra une erreur monumentale en laissant le marché de la ferraille aux Chinois qui proposent de ne faire travailler que 276 employés. Parce que, ce n'est rien comparé au plus de 7 500 Sénégalais qui vivent actuellement de ce secteur.
Soulignant que la société chinoise, «Someta» dans sa campagne de communication, n’a pas décliné de façon claire «ses forces et ses faiblesses». Il dénonce le fait qu'elle n'ait pas fixée le prix auquel elle compte acheter le fer auprès des petits collectionneurs qui varie, selon la norme internationale, entre 120 et 150 000 franc Cfa la tonne. Battant en brèche les explications de la société de fonderie chinoise, M. Sané prend pour exemple le Cameroun où, dit-il, l’installation d’une société indienne dénommée Metafrique, a fait chuter le prix du fer. En effet, développe-t-il, dans ce pays, le prix de la ferraille est passé, à cause du monopole qui fait de la Metafrique le seul interlocuteur, de 165 000CFA à 40 000 CFA la tonne. Ce qui a non seulement démotivé les collecteurs mais, radicalement tué ce secteur. C'est pourquoi, il invite la Someta à fixer de façon claire le prix de vente du fer et celui du produit fini à 150 000». Ne faisant pas confiance aux Chinois, Thierno Sané de marteler : «Nous, on paye 150 000 et les Chinois proposent de payer plus 180 000, mais c’est pour avoir le marché. Quand ils arriveront à nous écarter, ils payeront beaucoup moins». Comme la Sometra, M. Sané s’est aussi appuyé sur des données statistiques pour battre en brèche les explications de la fonderie Chinoise. «Le temps du monopole est révolu. Nous dénonçons l’analyse sur laquelle le gouvernement s’est appuyée pour prendre cette mesure. Le marché de la ferraille au Sénégal, rattaché au secteur informel par défaut, exporte en volume, environ 350 000 tonnes de ferraille par année au prix moyen de 150 000 CFA la tonne, ce qui représente en flux entrant pour le Sénégal de 52 000 000 000CFA», a dénoncé Thierno Sané. Dans un document qu’il a exhibé, il est mentionné : «Un petit collecteur gagne en moyenne 120 000 CFA par mois, un chalumiste 260 000 CFA par mois et un manoeuvre 150 000 CFA par mois». Le même document a aussi démenti l’hypothèse selon laquelle, l’Etat ne gagne rien dans le secteur de la ferraille. «L’impôt sur les sociétés est payé par les entreprises fournisseurs de ferraille. Et plus de 13 milliards sont entièrement répartis dans le panier des ménagères», lit-on dans le document.

COLLABORATEUR SENEGALAIS DE LA SOCIETE SOMETA : Pape Diédhiou rassure que «tous les emplois seront conservés»

Les nombreuses pertes d'emplois évoquées par les acteurs qui s'activent dans le secteur, le collaborateur sénégalais de la société chinoise, Someta, Pape Diédhiou les balaie d'un revers de main. Selon lui, «tous les emplois seront conservés». Et «contrairement à ce que craignent les acteurs, plus de 200 emplois nouveaux seront créés à l’horizon 2015, donc d’ici à l’ouverture de l’usine». M. Diédhiou de poursuivre : «pendant les trois dernières années, ce sont 379 221 tonnes de fer qui ont été récupérées, soit une quantité moyenne de 126 407 tonnes par an, dont les 50% viennent du Sénégal. Ce qui représente 63 204 tonnes. Cela correspondant à la pleine capacité de la société qui est à même d'absorber 210 000 tonnes de ferrailles par an». A l'en croire, «la Someta a du matériel capable de faire un bon système de tri, ce qui permet ainsi d’éviter certains types de fer, notamment le fer dérobé». Et «l’arrivée de ces sociétés ferreuses va, non seulement, permettre au Sénégal de contrôler le secteur, mais aussi de préserver l’environnement», ajoute-t-il. Entre autres avantages de cette mesure prise par l'Etat, M. Diédhiou soutient qu'elle permet de protéger la Sncs, la Sde et la Senelec qui, rappelle-t-il, sont les principales victimes des vols de produits ferreux. D’après lui, une fois tout mis en place par la Someta, elles ne verront plus le fer contenu dans leurs installations être dérobé par les revendeurs de fer qui en font un métier.
Par Oumou Sidya DRAME et Mamadou Lamine CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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