La considération qu'elle mérite de l'Etat dans le travail qu'elle effectue en matière de suvi évaluation des politiques publiques, la société civile ne l'a pas. Ce rôle est «insuffisamment valorisé». C'est la société civile elle-même qui a fait ce constat dans une note d’information intitulée «Suivi des politiques publiques : la Société civile se sent snobée par l’Etat du Sénégal». C'était à l'occasion d'un atelier d'orientation relatif à l'élaboration du rapport alternatif sur le financement du document de politique économique et sociale (Dpes). Donnant l'exemple du document stratégique de réduction de la pauvreté (Dsrp), la société civile constate pour s'en offusquer que, ses «contributions n'ont pas été sérieusement prises en compte». Et ce, en dépit des efforts qu'elle a consentis pour arriver à ce résultat. Elle dénonce dans le même registre, sa participation dans l’élaboration, l’évaluation et le suivi des documents de stratégies de réduction de la pauvreté. D'où son exigence d'«une nouvelle approche». Dans l'optique d'amener l'Etat à rompre avec cette manière de faire qui minimise la portée de leur travail dans la conduite des politiques économiques et sociales, les organisations de la société civile ont mené un processus d’évaluation du Dsrp I et II. Les résultats sont du reste disponibles et elles ne tarderont pas à les rendre publics. Les organisations de la société civile sénégalaises sont en tout cas déterminées à se battre pour occuper la place qu'elles estiment être la leur, en matière de suivi évaluation des politiques publiques de développement. C'est ainsi que, sous la férule de l'Ong Ahdis, dirigée par Amacodou Diouf, elles ont mis en place un dispositif d’échanges et de partages des connaissances dans le domaine du suivi évaluation des politiques économiques et sociales. Un dispositif qui a pour cadre de référence, le Projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile pour l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques économiques et sociales. Son instrument de mise en oeuvre est représenté par les Comités Régionaux de Suivi des Politiques Economiques et Sociales (Crespes). Ces structures, qui ne sont composées que d'organisations de la société civile, assurent l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques économiques et sociales, coordonnent les activités au plan local et produisent des rapports. Le but visé étant, de promouvoir et consolider la participation de la Société civile dans la conception, l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques publiques de développement au Sénégal. Des objectifs spécifiques ont été ainsi définis. Il s'agit d'informer et de partager avec les organisations de la société civile sur le contenu des stratégies de politiques économiques et sociales, en l'occurrence le Dsrp, la stratégie de croissance accélérée et le document de politique économique et sociale, etc. Il va être également question, d'améliorer les connaissances de ces organisations sur les mécanismes de pilotage, de suivi et d’évaluation du financement des politiques économiques et sociales; renforcer les capacités de plaidoyer des Crespes.
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

ACCUEIL






