Après six mois de gestion collégiale du pouvoir avec ses alliés de «Benno bokk yakaar», le président de la République, qui a pris part au XIVe Sommet de la Francophonie à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, entend donner à son opposition tous les
droits que la Constitution lui confère. «Il faut absolument donner un statut à l’opposition», a indiqué Macky Sall sur les ondes de Rfi. Avant de préciser sa pensée : «Il faut que l’opposition ait ses droits dans la République, parce que, pour qu’il y ait une vraie démocratie, il faut de
temps en temps qu’il y ait alternance». A l’en croire, «ceux qui doivent être amenés à assumer demain le pouvoir doivent pouvoir le
faire dans les meilleures conditions. Donc, si l’on pouvait éviter cette loi du ‘tout ou rien’ : on a le pouvoir, on a accès à toutes les richesses, on a tout, on peut tout faire. On n’a pas le pouvoir, on est dans l’opposition, on a accès à rien du tout. Tant que nous sommes dans cette
dichotomie, évidemment, l’Afrique n’arrêtera pas ses guerres et ses conflits fratricides». Sans vouloir s’ériger en donneur de leçons à l’endroit de ses collègues africains, le président de la République de souligner : «Je me garderai de donner des conseils ou des leçons.
J’ai toutefois dit que le Sénégal est en train d’inaugurer une ère nouvelle de gouvernance, de partage du pouvoir. Si on la faisait en Afrique, on aurait moins de tensions dans les pays. Il faut que les gouvernants sachent que ceux qui sont dans l’opposition doivent être respectés et même être associés». Pour ce qui est de la tenue du XVe sommet de la Francophone à Dakar, en 2014, Macky Sall considère que «c’est une récompense pour la démocratie sénégalaise. Incontestablement, cette alternance démocratique a participé à redonner au Sénégal son rang dans le concert des nations, comme nation démocratique. Ce facteur a été déterminant». Comparant les discours à Dakar de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, le chef de l’Etat soutient que celui du premier a été maladroit. Avant d’affirmer : «J’ai cru comprendre que, par des confidents, il a dû dire qu'on a dû l’entraîner vers des positions qui n’étaient pas celles qu’il devrait prendre, en tout cas, sur le discours de Dakar». En ce qui concerne François Hollande, le Président Macky Sall indique clairement : «Il est venu pour écrire de nouvelles pages avec l’Afrique». Non sans se réjouir des nouvelles relations entre le Sénégal et la France. «Je pense que c’est ça, cet esprit nouveau qu’il faut saluer. Et de toute façon, l’Afrique d’aujourd’hui n’est pas celle d’il y a cinquante ans. Moi, je suis né après les Indépendances. Donc, je ne peux avoir la même attitude que ceux qui ont connu la colonisation. Nous, Africains de notre génération, nous voulons prendre la France comme un partenaire privilégié. Mais, un partenaire avec qui nous traitons d’égal à égal», déclare-t-il. Quant à la situation du Nord Mali, le chef de l’Etat a soutenu que le Sénégal est disposé à apporter sa contribution pour une résolution définitive de la crise. Le statut de l’opposition est réglé par le Titre V de la Constitution du 22 janvier 2001 en son article 58 qui stipule : «La Constitution garantit aux partis politiques qui s’opposent à la politique du gouvernement le droit de s’opposer. La loi définit leur statut et fixe leurs droits et devoirs. L’opposition parlementaire est celle qui est représentée à l’Assemblée nationale par ses députés». Mais, la question qui se pose, aujourd’hui, est de savoir si le président Macky Sall réussira là où son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, a échoué. Sur quelle base le leader de la nouvelle opposition sera-t-il choisi ? Les autres partis de l’opposition accepteront-ils de se ranger derrière le Parti démocratique sénégalais (Pds), arrivé deuxième aux élections législatives du 1er juillet dernier avec 12 députés à l’Assemblée nationale ? En tout cas, la balle est dans le camp du chef de l’Etat.
droits que la Constitution lui confère. «Il faut absolument donner un statut à l’opposition», a indiqué Macky Sall sur les ondes de Rfi. Avant de préciser sa pensée : «Il faut que l’opposition ait ses droits dans la République, parce que, pour qu’il y ait une vraie démocratie, il faut de
temps en temps qu’il y ait alternance». A l’en croire, «ceux qui doivent être amenés à assumer demain le pouvoir doivent pouvoir le
faire dans les meilleures conditions. Donc, si l’on pouvait éviter cette loi du ‘tout ou rien’ : on a le pouvoir, on a accès à toutes les richesses, on a tout, on peut tout faire. On n’a pas le pouvoir, on est dans l’opposition, on a accès à rien du tout. Tant que nous sommes dans cette
dichotomie, évidemment, l’Afrique n’arrêtera pas ses guerres et ses conflits fratricides». Sans vouloir s’ériger en donneur de leçons à l’endroit de ses collègues africains, le président de la République de souligner : «Je me garderai de donner des conseils ou des leçons.
J’ai toutefois dit que le Sénégal est en train d’inaugurer une ère nouvelle de gouvernance, de partage du pouvoir. Si on la faisait en Afrique, on aurait moins de tensions dans les pays. Il faut que les gouvernants sachent que ceux qui sont dans l’opposition doivent être respectés et même être associés». Pour ce qui est de la tenue du XVe sommet de la Francophone à Dakar, en 2014, Macky Sall considère que «c’est une récompense pour la démocratie sénégalaise. Incontestablement, cette alternance démocratique a participé à redonner au Sénégal son rang dans le concert des nations, comme nation démocratique. Ce facteur a été déterminant». Comparant les discours à Dakar de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, le chef de l’Etat soutient que celui du premier a été maladroit. Avant d’affirmer : «J’ai cru comprendre que, par des confidents, il a dû dire qu'on a dû l’entraîner vers des positions qui n’étaient pas celles qu’il devrait prendre, en tout cas, sur le discours de Dakar». En ce qui concerne François Hollande, le Président Macky Sall indique clairement : «Il est venu pour écrire de nouvelles pages avec l’Afrique». Non sans se réjouir des nouvelles relations entre le Sénégal et la France. «Je pense que c’est ça, cet esprit nouveau qu’il faut saluer. Et de toute façon, l’Afrique d’aujourd’hui n’est pas celle d’il y a cinquante ans. Moi, je suis né après les Indépendances. Donc, je ne peux avoir la même attitude que ceux qui ont connu la colonisation. Nous, Africains de notre génération, nous voulons prendre la France comme un partenaire privilégié. Mais, un partenaire avec qui nous traitons d’égal à égal», déclare-t-il. Quant à la situation du Nord Mali, le chef de l’Etat a soutenu que le Sénégal est disposé à apporter sa contribution pour une résolution définitive de la crise. Le statut de l’opposition est réglé par le Titre V de la Constitution du 22 janvier 2001 en son article 58 qui stipule : «La Constitution garantit aux partis politiques qui s’opposent à la politique du gouvernement le droit de s’opposer. La loi définit leur statut et fixe leurs droits et devoirs. L’opposition parlementaire est celle qui est représentée à l’Assemblée nationale par ses députés». Mais, la question qui se pose, aujourd’hui, est de savoir si le président Macky Sall réussira là où son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, a échoué. Sur quelle base le leader de la nouvelle opposition sera-t-il choisi ? Les autres partis de l’opposition accepteront-ils de se ranger derrière le Parti démocratique sénégalais (Pds), arrivé deuxième aux élections législatives du 1er juillet dernier avec 12 députés à l’Assemblée nationale ? En tout cas, la balle est dans le camp du chef de l’Etat.

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