L'Administration sénégalaise s'est penchée, avant-hier, sur ses propres travers. Ayant jadis inspiré plusieurs nations africaines, elle n'a pas résisté à nombre d'assauts, dont plusieurs, lors du précédent régime. Le président de l'amicale des administrateurs civils (Aac), Ibrahima Guèye, a souligné que «les dysfonctionnements sont nombreux». Et parmi eux, figurent «une centralisation excessive, avec souvent une tendance à créer des agences de façon débridée et sans aucune efficacité». Ensuite, l'administrateur de fustiger «les découpages administratifs qui n'ont pas respecté un certain nombre de critères objectifs et qui n'ont pas souvent été faits dans l'intérêt des populations concernées».
L'ancien régime au banc des accusés
L'Aac a aussi décelé des dysfonctionnements dans les procédures de nomination à des postes de responsabilité. Car explique, M. Guèye, «notre administration est de plus en plus gangrenée par un népotisme et une clientèle notoire qui, à terme, fausse le pilotage de nos structures». Mais, selon lui, l'un des dysfonctionnements les plus notoires reste «la mal-gouvernance vraiment chronique qui s'est installée dans nos administrations et qui fait que les ambitions et les politiques de développement sont hypothéquées du fait d'une gestion gabegique des ressources de l'État». Aujourd'hui, estime Ibrahima Guèye, «plusieurs exigences s'imposent, dont une exigence d'efficacité, d'efficience, de performance, de transparence et de bonne gouvernance». Alioune Sarr, conseiller en organisation, qui faisait l'Etat des lieux, a révélé qu'«il y a un éclatement quelque peu excessif des missions, la création d'un certain nombre de ministères, de directions et de services qui sont rattachés». «Nous avons vécu au Sénégal une période où il y a eu beaucoup de remaniements. Ce qui a créé un problème dans la prise en charge de certaines questions», fustige-t-il. Aussi, «il y a une absence de charte de déconcentration, et le découpage administratif est né d'ambitions politiques». Ce qu’il faut, à l’en croire, c’est «restaurer les règles qui fixent le découpage administratif au Sénégal».
L'ancien régime au banc des accusés
L'Aac a aussi décelé des dysfonctionnements dans les procédures de nomination à des postes de responsabilité. Car explique, M. Guèye, «notre administration est de plus en plus gangrenée par un népotisme et une clientèle notoire qui, à terme, fausse le pilotage de nos structures». Mais, selon lui, l'un des dysfonctionnements les plus notoires reste «la mal-gouvernance vraiment chronique qui s'est installée dans nos administrations et qui fait que les ambitions et les politiques de développement sont hypothéquées du fait d'une gestion gabegique des ressources de l'État». Aujourd'hui, estime Ibrahima Guèye, «plusieurs exigences s'imposent, dont une exigence d'efficacité, d'efficience, de performance, de transparence et de bonne gouvernance». Alioune Sarr, conseiller en organisation, qui faisait l'Etat des lieux, a révélé qu'«il y a un éclatement quelque peu excessif des missions, la création d'un certain nombre de ministères, de directions et de services qui sont rattachés». «Nous avons vécu au Sénégal une période où il y a eu beaucoup de remaniements. Ce qui a créé un problème dans la prise en charge de certaines questions», fustige-t-il. Aussi, «il y a une absence de charte de déconcentration, et le découpage administratif est né d'ambitions politiques». Ce qu’il faut, à l’en croire, c’est «restaurer les règles qui fixent le découpage administratif au Sénégal».

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