Mercredi 22 Mai 2013
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SON IMAGE DE MARQUE CHANCELANT DEPUIS QUELQUES ANNEES : L'Administration sénégalaise répertorie ses plaies

Lundi 30 Juillet 2012

Jadis citée en exemple pour sa qualité, l'Administration sénégalaise semble avoir beaucoup perdu de son image de marque. Et ceux qui l'incarnent,
c'est-à-dire, les administrateurs ont, avant-hier, relevé plusieurs maux qui la gangrènent.


L'Administration sénégalaise s'est penchée, avant-hier, sur ses propres travers. Ayant jadis inspiré plusieurs nations africaines, elle n'a pas résisté à nombre d'assauts, dont plusieurs, lors du précédent régime. Le président de l'amicale des administrateurs civils (Aac), Ibrahima Guèye, a souligné que «les dysfonctionnements sont nombreux». Et parmi eux, figurent «une centralisation excessive, avec souvent une tendance à créer des agences de façon débridée et sans aucune efficacité». Ensuite, l'administrateur de fustiger «les découpages administratifs qui n'ont pas respecté un certain nombre de critères objectifs et qui n'ont pas souvent été faits dans l'intérêt des populations concernées».

L'ancien régime au banc des accusés
L'Aac a aussi décelé des dysfonctionnements dans les procédures de nomination à des postes de responsabilité. Car explique, M. Guèye, «notre administration est de plus en plus gangrenée par un népotisme et une clientèle notoire qui, à terme, fausse le pilotage de nos structures». Mais, selon lui, l'un des dysfonctionnements les plus notoires reste «la mal-gouvernance vraiment chronique qui s'est installée dans nos administrations et qui fait que les ambitions et les politiques de développement sont hypothéquées du fait d'une gestion gabegique des ressources de l'État». Aujourd'hui, estime Ibrahima Guèye, «plusieurs exigences s'imposent, dont une exigence d'efficacité, d'efficience, de performance, de transparence et de bonne gouvernance». Alioune Sarr, conseiller en organisation, qui faisait l'Etat des lieux, a révélé qu'«il y a un éclatement quelque peu excessif des missions, la création d'un certain nombre de ministères, de directions et de services qui sont rattachés». «Nous avons vécu au Sénégal une période où il y a eu beaucoup de remaniements. Ce qui a créé un problème dans la prise en charge de certaines questions», fustige-t-il. Aussi, «il y a une absence de charte de déconcentration, et le découpage administratif est né d'ambitions politiques». Ce qu’il faut, à l’en croire, c’est «restaurer les règles qui fixent le découpage administratif au Sénégal».
Youssouf SANE

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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