Le Chef de l’Etat a présidé hier au palais de la République, un conseil présidentiel, consacré à la question des inondations. Une rencontre au cours de laquelle, le gouvernement a dévoilé son plan décennal de lutte contre les inondations, évalué à 767 milliards de francs Cfa. Il est composé de trois phases selon le ministre de l’Hydraulique et de l’Aménagement Oumar Guèye. La première, dite phase d’urgence, qui va s’étaler sur la période 2012-2013 pour l’aménagement du territoire, a été évaluée à 66 milliards de Francs Cfa. Pour la seconde phase, qui va de 2014 à 2016, elle vaudra 250 milliards, a dit le Ministre Oumar Guèye. En ce qui concerne la dernière phase qui va de 2017 à 2022, dite de moyen et long terme, le besoin de financement est évalué à 450 milliards. Et pour les sites de recasement, ce sont les zones de Diamniadio (50 ha) et de Sangalkam (30ha) qui ont été pour le moment ciblées.
Un plan qui cherche financement
Un plan qui a été validé par le Président Macky Sall qui a indiqué que la phase «d’urgence va démarrer, dès la fin de cet l’hivernage». Il a souhaité que le budget de cette phase soit adopté et que «le budget 2013 puisse intégrer le volet prioritaire 2012-2013 dans la loi de finance à venir». Le chef de l’Etat veut aussi «mettre fin à la prolifération des organes» s’occupant des inondations. C’est pourquoi il a annoncé la création d’un «Observatoire national des inondations» où pourront se réunir l’ensemble des acteurs.
«Le logement n’est pas gratuit»
Il a incité le secteur privé, la caisse de dépôt et de consignation et les partenaires techniques et financiers à s’impliquer financièrement. A l’endroit des partenaires, il dira: «Je voudrais rassurer les partenaires que dans le projet global de 767 milliards sur le programme décennal de 10 ans, les 484 milliards sont consacrés à la restructuration et au relogement. Donc, c’est de l’argent qui sera récupéré. Le logement n’est pas gratuit» a-t-il précisé. Il a promis de la rigueur et un retour à l’orthodoxie dans «la délivrance des permis de construire».
Les inquiétudes de la banque mondiale
Mme Vera Songwé, Représentante de la Banque mondiale, s’est elle inquiétée par rapport au déplacement des populations, et surtout pour les 484 milliards qui lui sont affectés. Pour elle, il faudra «minimiser les déplacements des populations» et «promouvoir les déplacements volontaires plutôt que les déplacements contraignants». Mais, Le maire de Dakar Khalifa Sall, qui a insisté sur l’ampleur des inondations, de lui signifier qu’«on ne peut pas faire l’économie d’un déguerpissement et d’un recasement».
«Nous ne pouvons pas transférer toute la population de la banlieue»
Mais, le chef de l’Etat de revenir sur la question pour clarifier: «l’essentiel des populations doit rester sur place, c’est évident. Nous ne pouvons pas transférer toute la population de la banlieue, c’est impossible. Toutes les zones qui pourront être sauvées par un système d’assainissement le seront afin que les populations puissent rester sur place». «Il y aura dans ce projet une partie infirme qui sera exclusivement réservée aux sinistrés des inondations après un pointage, un recensement précis des autorités administratives et des maires. Ces populations pourront bénéficier d’espaces de relogement» a expliqué le chef de l’Etat. Il faut ajouter que des bailleurs, dont la Bid et la Bad, se disent prêts à accompagner l’Etat dans le financement de ce plan.
Un plan qui cherche financement
Un plan qui a été validé par le Président Macky Sall qui a indiqué que la phase «d’urgence va démarrer, dès la fin de cet l’hivernage». Il a souhaité que le budget de cette phase soit adopté et que «le budget 2013 puisse intégrer le volet prioritaire 2012-2013 dans la loi de finance à venir». Le chef de l’Etat veut aussi «mettre fin à la prolifération des organes» s’occupant des inondations. C’est pourquoi il a annoncé la création d’un «Observatoire national des inondations» où pourront se réunir l’ensemble des acteurs.
«Le logement n’est pas gratuit»
Il a incité le secteur privé, la caisse de dépôt et de consignation et les partenaires techniques et financiers à s’impliquer financièrement. A l’endroit des partenaires, il dira: «Je voudrais rassurer les partenaires que dans le projet global de 767 milliards sur le programme décennal de 10 ans, les 484 milliards sont consacrés à la restructuration et au relogement. Donc, c’est de l’argent qui sera récupéré. Le logement n’est pas gratuit» a-t-il précisé. Il a promis de la rigueur et un retour à l’orthodoxie dans «la délivrance des permis de construire».
Les inquiétudes de la banque mondiale
Mme Vera Songwé, Représentante de la Banque mondiale, s’est elle inquiétée par rapport au déplacement des populations, et surtout pour les 484 milliards qui lui sont affectés. Pour elle, il faudra «minimiser les déplacements des populations» et «promouvoir les déplacements volontaires plutôt que les déplacements contraignants». Mais, Le maire de Dakar Khalifa Sall, qui a insisté sur l’ampleur des inondations, de lui signifier qu’«on ne peut pas faire l’économie d’un déguerpissement et d’un recasement».
«Nous ne pouvons pas transférer toute la population de la banlieue»
Mais, le chef de l’Etat de revenir sur la question pour clarifier: «l’essentiel des populations doit rester sur place, c’est évident. Nous ne pouvons pas transférer toute la population de la banlieue, c’est impossible. Toutes les zones qui pourront être sauvées par un système d’assainissement le seront afin que les populations puissent rester sur place». «Il y aura dans ce projet une partie infirme qui sera exclusivement réservée aux sinistrés des inondations après un pointage, un recensement précis des autorités administratives et des maires. Ces populations pourront bénéficier d’espaces de relogement» a expliqué le chef de l’Etat. Il faut ajouter que des bailleurs, dont la Bid et la Bad, se disent prêts à accompagner l’Etat dans le financement de ce plan.

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