A défaut d’une forte croissance, un redressement de l’économie nationale est prévu d’ici à 2013. L’annonce a été faite, hier matin, lors de la rencontre semestrielle convoquée par la Direction de la prévision des études économiques (Dpee). Tout a commencé par un décryptage de la conjoncture actuelle. L’environnement international, marqué par les difficultés de l’économie américaine et une crise de la dette en Europe, a eu un lourd impact sur notre économie. L’instabilité de certains pays limitrophes a eu des répercussions sur les tendances. «La croissance au Sénégal est affectée dans la sous région par ce qui se passe notamment au Mali. Nous commerçons beaucoup avec ce pays, en matière de
produits pétroliers, en matière de ciment», a fait savoir le directeur de la Dpee, Pierre Ndiaye. La croissance qui était attendue dans le premier trimestre de l’année en cours était de l’ordre de 3,9%. Mais seul un taux de 3,7% a été obtenu. Ceci trouve d’une part son explication par la croissance au niveau mondial qui a été revue à la baisse par le fonds monétaire international (Fmi). Elle serait de 3,5% en 2012 alors que dans l’Ue qui est le principal partenaire de notre pays la croissance devrait être négative de -0,3%. Toutefois, les prévisions pour le reste de l’année semblent aller dans le sens de rassurer les acteurs du secteur économique. Pierre Ndiaye affirme : «Certes à la fin du 1er trimestre nous avions une croissance de l’ordre de 2,5%, mais l’apaisement politique, que nous avons présentement, fait que sur le 2nd trimestre nous escomptons un redressement de la situation et au terme de l’année 2012 nous devrions enregistrer une croissance de 3,7%». Le gouvernement représenté par le ministre des Finances, Amadou Kane, manifeste déjà son satisfecit. «La conjoncture actuelle indique que nous sommes sur un train de redressement, c’est encore difficile, mais des solutions ont été trouvées, des mesures d’ajustement effectuées et nous espérons en tirer les résultats positifs dans un cadre macro économique beaucoup plus sain», dira t-il. Cependant, certains secteurs devront hâter le pas. C’est le cas notamment du secteur secondaire qui souffre encore des manquements de la fourniture d’électricité, malgré une timide amélioration. Le secteur ne progressera que de 2,7% contre 7,2% en 2011 et 5,5% en 2010. En 2013, l’équipe de la Dpe compte sur le pragmatisme des politiques. «Le gouvernement va dérouler son plan, la loi de finance va être bientôt votée et toutes les conditions seront réunies pour poursuivre davantage cette croissance qui, cette fois, est attendue à 4, 3%», déclare leur directeur pierre Ndiaye. Certainement pour le rassurer, le ministre Amadou Kane de dire : «l’allocation optimale des ressources que nous voulons faire à partir des marges que nous souhaitons restaurer
et les fruits positifs de l’action gouvernementale seront récoltés par une action beaucoup plus importante en 2012 par rapport à 2011». Plus concrètement le ministre souhaite une plus grande visibilité sur le terrain en 2012/2013 de la hausse des pouvoirs d’achats et de la sortie de la précarité.
produits pétroliers, en matière de ciment», a fait savoir le directeur de la Dpee, Pierre Ndiaye. La croissance qui était attendue dans le premier trimestre de l’année en cours était de l’ordre de 3,9%. Mais seul un taux de 3,7% a été obtenu. Ceci trouve d’une part son explication par la croissance au niveau mondial qui a été revue à la baisse par le fonds monétaire international (Fmi). Elle serait de 3,5% en 2012 alors que dans l’Ue qui est le principal partenaire de notre pays la croissance devrait être négative de -0,3%. Toutefois, les prévisions pour le reste de l’année semblent aller dans le sens de rassurer les acteurs du secteur économique. Pierre Ndiaye affirme : «Certes à la fin du 1er trimestre nous avions une croissance de l’ordre de 2,5%, mais l’apaisement politique, que nous avons présentement, fait que sur le 2nd trimestre nous escomptons un redressement de la situation et au terme de l’année 2012 nous devrions enregistrer une croissance de 3,7%». Le gouvernement représenté par le ministre des Finances, Amadou Kane, manifeste déjà son satisfecit. «La conjoncture actuelle indique que nous sommes sur un train de redressement, c’est encore difficile, mais des solutions ont été trouvées, des mesures d’ajustement effectuées et nous espérons en tirer les résultats positifs dans un cadre macro économique beaucoup plus sain», dira t-il. Cependant, certains secteurs devront hâter le pas. C’est le cas notamment du secteur secondaire qui souffre encore des manquements de la fourniture d’électricité, malgré une timide amélioration. Le secteur ne progressera que de 2,7% contre 7,2% en 2011 et 5,5% en 2010. En 2013, l’équipe de la Dpe compte sur le pragmatisme des politiques. «Le gouvernement va dérouler son plan, la loi de finance va être bientôt votée et toutes les conditions seront réunies pour poursuivre davantage cette croissance qui, cette fois, est attendue à 4, 3%», déclare leur directeur pierre Ndiaye. Certainement pour le rassurer, le ministre Amadou Kane de dire : «l’allocation optimale des ressources que nous voulons faire à partir des marges que nous souhaitons restaurer
et les fruits positifs de l’action gouvernementale seront récoltés par une action beaucoup plus importante en 2012 par rapport à 2011». Plus concrètement le ministre souhaite une plus grande visibilité sur le terrain en 2012/2013 de la hausse des pouvoirs d’achats et de la sortie de la précarité.

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