Jeudi 23 Mai 2013
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SITUATION CATASTROPHIQUE DE L’UCAD : Le ministre Mary Teuw Niane tance vertement les enseignantschercheurs et recadre les étudiants

Mercredi 9 Janvier 2013

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane n’a pas fait dans la langue de bois, hier, en abordant la situation qui prévaut à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, il a tout simplement savonné et tancé les enseignants chercheurs qui, de son avis, privilégient les étudiants du privé, au détriment de ceux de l’Université. «En écoutant longuement, ces trois derniers jours, vos représentants (Ndlr: des étudiants), j’ai noté énormément de situations d’injustice dont vous êtes victimes. Il y a manifestement une insuffisance de communication, une absence d’espaces appropriés de dialogue, de possibilités fiables et transparentes de recours dans les litiges pédagogiques», a martelé Mary Teuw Niane qui s’adressait aux étudiants, lors de la cérémonie d’ouverture de la journée d’étude sur la participation à la gouvernance universitaire et sociale. Ainsi, livre-t-il ses quatre vérités aux enseignants : «Les étudiants ne reçoivent plus les services qu’ils sont en droit d’attendre de l’Université Cheikh Anta Diop. Beaucoup d’enseignants-chercheurs ne délivrent plus le volume horaire statutaire aux étudiants des filières publiques de l’Ucad alors que ces derniers, impuissants, les observent préférer à celles-ci, les fonctions de services privées, voire pire, abandonner littéralement l’université publique qui est leur employeur, pour vendre leur expertise à côté dans les écoles privées», se désole l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Compte tenu de tous ces faits, le ministre dit comprendre la frustration des étudiants. «Je comprends votre frustration lorsque vos copies ne sont pas corrigées et qu’à la place d’une note positive pour laquelle vous vous êtes investis durant toute l’année, vous recevez un zéro injustifiable et pour lequel, malgré vos protestations, l’administration est sourde, faute de courage pour demander des comptes à l’enseignant chercheur coupable de négligence». Aussi, dit-il: «Je comprends vos frustrations lorsque vos copies sont perdues, mal corrigées, ou tout simplement confiées à vos camarades doctorants ou à vos aînés en classe de master,
alors que ces derniers n’ont aucune responsabilité vis-à-vis de l’administration».

«Beaucoup d’enseignants-chercheurs ne délivrent plus le volume horaire statutaire aux étudiants des filières publiques …»
Se tournant vers le recteur, les doyens et directeurs de l’Ucad, le ministre de la l’Enseignement supérieur s'interroge : «Que faire ? Sinon, restaurer courageusement, patiemment et obstinément leurs valeurs académiques sans lesquelles l’université n’est qu’une illusion». Il indique que «la mise en oeuvre du système Lmd impose des changements de paradigmes, d’aptitudes et d’attitudes. Enseigner autrement, évaluer autrement et gouverner autrement». S’adressant encore aux étudiants, cette fois-ci pour les mettre face à leurs responsabilités, Mary Teuw Niane souligne que «les manifestions répétées de violences» notées dans l’espace universitaire «laissent aujourd’hui dans l’opinion publique, une image fortement écornée de votre institution», et «les étudiants demandeurs d’emploi ne peuvent que pâtir d’une telle représentation». Quant aux rapts de bus de Dakar dem dikk, séquestrations d’autorités académiques et administratives, et autres agressions, «de telles attitudes sont à proscrire dans l’espace universitaire qui doit s’imposer par son exemplarité citoyenne, démocratique et par son intelligence», martèle le ministre devant l’auditoire. Mais, les frustrations des étudiants «ne peuvent d’aucune façon légitimer la violence».

Les manifestations répétées de violence sont inacceptables»
Aussi, il ajoutera que «les pouvoirs publics sont également responsables», car «les retards notés dans le payement des bourses et surtout les engagements démagogiques à tout-va, pris par le pouvoir déchu, tout en sachant qu’il était incapable de les tenir, ont fortement contribué à dégrader la confiance indispensable entre les différents acteurs de l’enseignement à tenir dans les délais convenus». «Vous comprendrez alors que la langue de bois m’est étrangère et que c’est à un partenariat sincère que je vous invite», lance-t-il aux professeurs et autorités universitaires. «Je ne suis pas venu ici pour vous distribuer des bonus et des malus, je suis seulement convaincu que les réformes incontournables, arrivées à maturité dans notre enseignement supérieur, interpellent les acteurs de l’Université et appellent de leur part des changements et des ruptures», assène-t-il. Estimant que «les conflits sont incompatibles avec le développement de l’intellect», Mary Teuw Niane invite les universitaires à «préserver» l’espace universitaire «afin que celui-ci redevienne ce qu’il a été et ce qu’il aurait dû rester». «Ce n’est qu’à cette condition que l’Ucad retrouvera sa place», indique-t-il.

Marianne NDIAYE

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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