On entend toujours parler de Zoss, mais on ne sait pas réellement qui il est. Quelle est la vraie personnalité de Zoss ?
Zoss, c’est Serigne Saliou Sarr. Je suis né à Dakar. Je suis Sérère, bon teint, de père et de mère. Je suis une personne très sensible. Je ne me fâche pas vite, mais je n'aime pas qu'on me manque de respect. Quand je suis en colère, je casse tout. J’aime la couleur blanche. J'aime le «Yassa» aux poissons braisés. J’ai fait des études coraniques et j’ai été aussi à l’école française jusqu’en classe de Cm2. J’ai abandonné les études pour me consacrer à la mécanique. Je suis un mécanicien qui s’est reconverti à la lutte. Etant enfant, je m’amusais à la lutte et c’est comme ça, avec le temps, que j’ai atterri dans l’arène. Tout au début, je ne prenais pas les choses au sérieux. C’est pourquoi j’ai eu des problèmes dès mes premiers combats.
Pourquoi avez-vous abandonné les études ? Vous arrive-t-il d’avoir des regrets?
C’était simplement une erreur. En ce temps-là, j’ignorais ce que les études pouvaient m’apporter dans la vie. Maintenant que j’ai conscience de cela, je me suis inscrit à des cours particuliers de Français et d’Anglais. C’est aussi la raison pour laquelle j’appelle les jeunes sportifs à cumuler le sport et les études. Car rien ne peut se faire dans cette vie sans les études. Je regrette chaque jour qui passe d’avoir très tôt quitté l'école. Si j'avais continué mes études, je serais à l'université à ce moment. Il est temps pour nous de donner le bon exemple. Et pour cela, il faut pousser les jeunes à s’intéresser davantage aux études, d’où le combat que je mène actuellement. C’est en classe de Cm2 que la plupart des personnes ont quitté l’école et je veux que cela cesse.
A vous entendre parler, vous ne laisseriez pas votre enfant suivre vos pas ?
Ah ça non ! Si mon enfant veut être lutteur, il le sera. Mais, il va falloir qu’il allie le sport et les études. Bien sûr, la priorité sera les études. Maintenant, c'est sport-études et il va falloir que tout le monde s'y mette. On lutte et on apprend.
Qu’est-ce que vous faisiez comme activité avant que vous ne soyez lutteur ?
J’étais mécanicien. J’ai eu à faire du rap étant jeune, mais mon métier c’est celui de mécanicien. J’ai toujours adoré ce métier. Je veux avoir un garage et faire comme dans l’émission «Pimp my ride» de Mtv.
On a l’habitude de vous voir en compagnie de beaucoup de célébrités comme Akon. Quelle relation entretenez-vous avec lui ?
J’ai rencontré Akon via son oncle. Il venait tout le temps en vacances chez ce dernier aux Parcelles assainies. Un jour, son oncle nous a présentés. Du coup, le courant est passé entre nous et voilà. Maintenant, on est devenu de bons amis. Ça dépasse le domaine de garde du corps et autres.
Zoss se réfère toujours aux Etats-Unis. Qu’est-ce qui vous lie à ce pays ?
C’est vrai que j’ai comme référence les Usa et que j’ai beaucoup de relations là-bas. J’y ai des partenaires, des bailleurs. C’est un pays que j’aime bien. J’ai découvert beaucoup de choses aux Usa. J’ai essayé de voir dans quelle voie le Sénégal pourrait passer pour se développer. Aux Etats-Unis, je voyageais tout le temps par voies ferroviaires afin de voir comment les Américains s’y sont mis pour développer leurs ressources. C’est pourquoi je dis souvent que si j’étais un conseiller du président de la République, c’est sûr que je lui donnerais beaucoup d’idées qui pourront sortir le Sénégal du sous-développement. Malheureusement, on ne prête pas attention à ce que je dis, car on considère les lutteurs comme des cancres, des têtes en l’air. Et, pourtant j’ai d’énormes projets pour le Sénégal. J’en ai même un de 75 milliards de francs Cfa que je suis en train d’étudier. Et j’en suis sûr, ça intéresserait beaucoup de dirigeants et de bailleurs. J’aime aussi leur langue, l'Anglais. C'est la première langue dans le monde et les gens ont tendance à l'oublier. ‘Where ever you go, on parle anglais’. En Norvège en Australie, partout les gens parlent Anglais.
A part la lutte, quels sont vos hobbies ?
Ah moi ! C’est seulement la lutte. M’entraîner et étudier des projets qui peuvent développer le Sénégal, voilà ce que je fais.
La musique, les boîtes de nuit, la vie des célébrités, le bling-bling… vous en faites quoi ?
Non ! Non ! Tout cela, c’est de l’histoire ancienne. Etant gamin on le faisait, mais maintenant je n’ai plus besoin de ça. Certes j’écoute de la musique, mais ma vie se limite à mes entraînements, à la prière et aux études.
Peut-on dire alors qu’on n’a plus à faire au Showman, que l’époque «Soos Soosat», «Door Doarat» est révolue ?
Avec cette histoire de showman, j’avais trop d’ennemis. Ma manière de faire gênait beaucoup de personnes. Les gens le voyaient d’un mauvais oeil.Ils se mettaient à dire que j’étais impoli, que «dama fuuy» (j’étais hautain). Or, ce n’est pas le cas. Tout ce que je faisais, c’était pour apporter un peu de feeling à la lutte. Juste innover. Je fais partie des premiers qui ont créé un «bakk» différent de celui qu’on faisait dans la lutte. Je n’ai pas arrêté ma façon de faire, je ne fais que la moderniser pour que plus jamais les personnes ne la voient comme une chose vulgaire.
Qu’est-ce-que la lutte vous a apporté de plus dans votre vie ?
(Rires…) La lutte m'a apporté une cote de popularité énorme et un peu de sous aussi. Je ne suis pas riche, mais j’arrive à vivre décemment grâce à la lutte notamment.
Cette cote de popularité ne vous prend pas la tête parfois ?
Si ! Au début oui, je l'avoue. Je me considérais comme une star. Mais ce n’était que des folies de jeunesse. La première fois qu'il t'arrive d'être populaire, c’est le ‘blow’. Tu ne peux rien y faire. Mais comme la vie est trop éphémère, il faut savoir revenir sur terre.
Comment gérez-vous votre notoriété ?
C’est un peu dur parce que je ne peux plus passer inaperçu. Il y a des choses que je ne peux plus faire. Des fois, j’ai envie de faire un truc ordinaire comme me promener dans la rue, monter dans un «Car rapide» comme ce fut le cas auparavant, mais je ne peux pas. Et même si je le faisais, les gens penseraient que je fais ça uniquement pour attirer l’attention sur moi. J’y peux rien, je ne fais que m’assumer. Je ne regrette rien parce que c’est ce que j’ai toujours voulu. C’est un souhait qui s’est réalisé.
Célèbre, vous l’êtes. Alors, quels sont vos rapports avec les filles ?
Je n’ai aucun rapport, aucune sorte de relation avec les filles. Je n’ai qu’une seule relation, et c’est avec ma femme. Pour le reste, je ne vais pas rentrer dans les détails. Mon histoire avec ma femme, je ne vais pas en parler. Je ne le veux pas et elle non plus. Ma vie privée, c’est ma vie privée, je ne vais pas m’étaler là-dessus. Un point, c’est tout.
Marié, mais est-ce que Zoss est fidèle ?
Je suis fidèle. Je ne suis pas dans ces détails-là. Les gens ne jugent les personnes que par leur apparence. Vu mon comportement, ils croient que je fais du n’importe quoi, alors que ce n’est pas le cas. C’est ceux qui ont des mines sérieuses qui sont les plus dangereux et ça il faut que les gens le sachent. Je peux vous dire que je suis fidèle et de tout. Je suis un ‘yaaraam’, je vous dis. Mais je suis trop jaloux. Quand on aime sa femme, on a le droit d'être jaloux.
Vous dites que vous êtes fidèle, mais ne pensez-vous pas prendre une deuxième femme, vu que la religion musulmane le permet ?
Non, non ! Je ne vais pas répondre à cette question. Cela me regarde. Je suis musulman certes, mais ma vie ça me regarde. Ce sont mes principes.
Et avec les lutteurs, vous avez quel genre de relations ?
Je n’ai aucun rapport avec les autres lutteurs. Je n’ai de relation avec aucun des lutteurs de l’arène à l’exception de ceux de mon écurie. Je n’ai pas d’amis lutteurs à part ceux de mon écurie. Je ne les fréquente pas, je ne les côtoie pas. On ne se voit que dans l’arène et puis ça s’arrête là. Il n’y a pas autre chose entre eux et moi. Sincèrement, je n'ai pas de problème avec eux. Mais je n'ai aucune relation directe avec eux. Mais avec mes fans, oui. On peut devenir même de bons amis, mais pas avec les lutteurs.
Pourquoi ? Que craignez-vous à être ami avec les lutteurs, vu que vous partagiez la même passion ?
Je n’ai pas besoin de ça, parce que ça peut amener à autre chose. La lutte est trop sensible. Tu peux fréquenter un lutteur et un jour on le terrasse ou il tombe malade, on va tout de suite t’imputer la cause. Alors je préfère rester loin et garder seulement avec eux les «salamalecs». Cela vaut mieux.
En tant que citoyen, quel regard portez-vous sur le Sénégal d’aujourd’hui ?
Au Sénégal, les lois ne sont pas bien appliquées. La loi n'est pas sévère au Sénégal comme c’est le cas aux Etats-Unis. Dans les pays développés, quand on ne respecte pas les feux de signalisation on vous colle une amende. Mais au Sénégal, il suffit seulement de donner des billets de banque pour qu'on te laisse partir. Ce n'est pas normal. Parfois on te délivre des attestations. Et pourtant, les attestations doivent être électroniques comme dans les pays du Nord. Au Sénégal, les gens ne respectent rien. Ils traversent l'autoroute sans passer par les passerelles. On doit les apprendre les bonnes habitudes par une bonne sensibilisation. De plus, la plupart des chauffeurs ne connaissent même pas le Code de la route. Le laxisme est trop présent dans ce pays.
Si vous aviez une baguette magique, quelle sera la première chose que vous changeriez dans ce pays ?
Il faut dire si j’étais un conseiller du président. La première chose que je ferais, c'est de prendre tous les chômeurs et les insérer dans la police. Les mettre dans de bonnes dispositions avec de bons salaires pour qu’ils fassent respecter la loi.
Des projets vous en avez après la lutte ?
Pour l’instant, je n’envisage pas d’arrêter la lutte. Je n’y pense même pas. Même si j’avais des milliards, je ne tournerais pas le dos à la lutte. C’est une question d’amour. Cependant, j’ai beaucoup de projets qui me traversent la tête, des projets à long terme. J’envisage plus tard de faire des formations accélérées, en économie et gestion peut-être. J’y réfléchis.
Zoss, c’est Serigne Saliou Sarr. Je suis né à Dakar. Je suis Sérère, bon teint, de père et de mère. Je suis une personne très sensible. Je ne me fâche pas vite, mais je n'aime pas qu'on me manque de respect. Quand je suis en colère, je casse tout. J’aime la couleur blanche. J'aime le «Yassa» aux poissons braisés. J’ai fait des études coraniques et j’ai été aussi à l’école française jusqu’en classe de Cm2. J’ai abandonné les études pour me consacrer à la mécanique. Je suis un mécanicien qui s’est reconverti à la lutte. Etant enfant, je m’amusais à la lutte et c’est comme ça, avec le temps, que j’ai atterri dans l’arène. Tout au début, je ne prenais pas les choses au sérieux. C’est pourquoi j’ai eu des problèmes dès mes premiers combats.
Pourquoi avez-vous abandonné les études ? Vous arrive-t-il d’avoir des regrets?
C’était simplement une erreur. En ce temps-là, j’ignorais ce que les études pouvaient m’apporter dans la vie. Maintenant que j’ai conscience de cela, je me suis inscrit à des cours particuliers de Français et d’Anglais. C’est aussi la raison pour laquelle j’appelle les jeunes sportifs à cumuler le sport et les études. Car rien ne peut se faire dans cette vie sans les études. Je regrette chaque jour qui passe d’avoir très tôt quitté l'école. Si j'avais continué mes études, je serais à l'université à ce moment. Il est temps pour nous de donner le bon exemple. Et pour cela, il faut pousser les jeunes à s’intéresser davantage aux études, d’où le combat que je mène actuellement. C’est en classe de Cm2 que la plupart des personnes ont quitté l’école et je veux que cela cesse.
A vous entendre parler, vous ne laisseriez pas votre enfant suivre vos pas ?
Ah ça non ! Si mon enfant veut être lutteur, il le sera. Mais, il va falloir qu’il allie le sport et les études. Bien sûr, la priorité sera les études. Maintenant, c'est sport-études et il va falloir que tout le monde s'y mette. On lutte et on apprend.
Qu’est-ce que vous faisiez comme activité avant que vous ne soyez lutteur ?
J’étais mécanicien. J’ai eu à faire du rap étant jeune, mais mon métier c’est celui de mécanicien. J’ai toujours adoré ce métier. Je veux avoir un garage et faire comme dans l’émission «Pimp my ride» de Mtv.
On a l’habitude de vous voir en compagnie de beaucoup de célébrités comme Akon. Quelle relation entretenez-vous avec lui ?
J’ai rencontré Akon via son oncle. Il venait tout le temps en vacances chez ce dernier aux Parcelles assainies. Un jour, son oncle nous a présentés. Du coup, le courant est passé entre nous et voilà. Maintenant, on est devenu de bons amis. Ça dépasse le domaine de garde du corps et autres.
Zoss se réfère toujours aux Etats-Unis. Qu’est-ce qui vous lie à ce pays ?
C’est vrai que j’ai comme référence les Usa et que j’ai beaucoup de relations là-bas. J’y ai des partenaires, des bailleurs. C’est un pays que j’aime bien. J’ai découvert beaucoup de choses aux Usa. J’ai essayé de voir dans quelle voie le Sénégal pourrait passer pour se développer. Aux Etats-Unis, je voyageais tout le temps par voies ferroviaires afin de voir comment les Américains s’y sont mis pour développer leurs ressources. C’est pourquoi je dis souvent que si j’étais un conseiller du président de la République, c’est sûr que je lui donnerais beaucoup d’idées qui pourront sortir le Sénégal du sous-développement. Malheureusement, on ne prête pas attention à ce que je dis, car on considère les lutteurs comme des cancres, des têtes en l’air. Et, pourtant j’ai d’énormes projets pour le Sénégal. J’en ai même un de 75 milliards de francs Cfa que je suis en train d’étudier. Et j’en suis sûr, ça intéresserait beaucoup de dirigeants et de bailleurs. J’aime aussi leur langue, l'Anglais. C'est la première langue dans le monde et les gens ont tendance à l'oublier. ‘Where ever you go, on parle anglais’. En Norvège en Australie, partout les gens parlent Anglais.
A part la lutte, quels sont vos hobbies ?
Ah moi ! C’est seulement la lutte. M’entraîner et étudier des projets qui peuvent développer le Sénégal, voilà ce que je fais.
La musique, les boîtes de nuit, la vie des célébrités, le bling-bling… vous en faites quoi ?
Non ! Non ! Tout cela, c’est de l’histoire ancienne. Etant gamin on le faisait, mais maintenant je n’ai plus besoin de ça. Certes j’écoute de la musique, mais ma vie se limite à mes entraînements, à la prière et aux études.
Peut-on dire alors qu’on n’a plus à faire au Showman, que l’époque «Soos Soosat», «Door Doarat» est révolue ?
Avec cette histoire de showman, j’avais trop d’ennemis. Ma manière de faire gênait beaucoup de personnes. Les gens le voyaient d’un mauvais oeil.Ils se mettaient à dire que j’étais impoli, que «dama fuuy» (j’étais hautain). Or, ce n’est pas le cas. Tout ce que je faisais, c’était pour apporter un peu de feeling à la lutte. Juste innover. Je fais partie des premiers qui ont créé un «bakk» différent de celui qu’on faisait dans la lutte. Je n’ai pas arrêté ma façon de faire, je ne fais que la moderniser pour que plus jamais les personnes ne la voient comme une chose vulgaire.
Qu’est-ce-que la lutte vous a apporté de plus dans votre vie ?
(Rires…) La lutte m'a apporté une cote de popularité énorme et un peu de sous aussi. Je ne suis pas riche, mais j’arrive à vivre décemment grâce à la lutte notamment.
Cette cote de popularité ne vous prend pas la tête parfois ?
Si ! Au début oui, je l'avoue. Je me considérais comme une star. Mais ce n’était que des folies de jeunesse. La première fois qu'il t'arrive d'être populaire, c’est le ‘blow’. Tu ne peux rien y faire. Mais comme la vie est trop éphémère, il faut savoir revenir sur terre.
Comment gérez-vous votre notoriété ?
C’est un peu dur parce que je ne peux plus passer inaperçu. Il y a des choses que je ne peux plus faire. Des fois, j’ai envie de faire un truc ordinaire comme me promener dans la rue, monter dans un «Car rapide» comme ce fut le cas auparavant, mais je ne peux pas. Et même si je le faisais, les gens penseraient que je fais ça uniquement pour attirer l’attention sur moi. J’y peux rien, je ne fais que m’assumer. Je ne regrette rien parce que c’est ce que j’ai toujours voulu. C’est un souhait qui s’est réalisé.
Célèbre, vous l’êtes. Alors, quels sont vos rapports avec les filles ?
Je n’ai aucun rapport, aucune sorte de relation avec les filles. Je n’ai qu’une seule relation, et c’est avec ma femme. Pour le reste, je ne vais pas rentrer dans les détails. Mon histoire avec ma femme, je ne vais pas en parler. Je ne le veux pas et elle non plus. Ma vie privée, c’est ma vie privée, je ne vais pas m’étaler là-dessus. Un point, c’est tout.
Marié, mais est-ce que Zoss est fidèle ?
Je suis fidèle. Je ne suis pas dans ces détails-là. Les gens ne jugent les personnes que par leur apparence. Vu mon comportement, ils croient que je fais du n’importe quoi, alors que ce n’est pas le cas. C’est ceux qui ont des mines sérieuses qui sont les plus dangereux et ça il faut que les gens le sachent. Je peux vous dire que je suis fidèle et de tout. Je suis un ‘yaaraam’, je vous dis. Mais je suis trop jaloux. Quand on aime sa femme, on a le droit d'être jaloux.
Vous dites que vous êtes fidèle, mais ne pensez-vous pas prendre une deuxième femme, vu que la religion musulmane le permet ?
Non, non ! Je ne vais pas répondre à cette question. Cela me regarde. Je suis musulman certes, mais ma vie ça me regarde. Ce sont mes principes.
Et avec les lutteurs, vous avez quel genre de relations ?
Je n’ai aucun rapport avec les autres lutteurs. Je n’ai de relation avec aucun des lutteurs de l’arène à l’exception de ceux de mon écurie. Je n’ai pas d’amis lutteurs à part ceux de mon écurie. Je ne les fréquente pas, je ne les côtoie pas. On ne se voit que dans l’arène et puis ça s’arrête là. Il n’y a pas autre chose entre eux et moi. Sincèrement, je n'ai pas de problème avec eux. Mais je n'ai aucune relation directe avec eux. Mais avec mes fans, oui. On peut devenir même de bons amis, mais pas avec les lutteurs.
Pourquoi ? Que craignez-vous à être ami avec les lutteurs, vu que vous partagiez la même passion ?
Je n’ai pas besoin de ça, parce que ça peut amener à autre chose. La lutte est trop sensible. Tu peux fréquenter un lutteur et un jour on le terrasse ou il tombe malade, on va tout de suite t’imputer la cause. Alors je préfère rester loin et garder seulement avec eux les «salamalecs». Cela vaut mieux.
En tant que citoyen, quel regard portez-vous sur le Sénégal d’aujourd’hui ?
Au Sénégal, les lois ne sont pas bien appliquées. La loi n'est pas sévère au Sénégal comme c’est le cas aux Etats-Unis. Dans les pays développés, quand on ne respecte pas les feux de signalisation on vous colle une amende. Mais au Sénégal, il suffit seulement de donner des billets de banque pour qu'on te laisse partir. Ce n'est pas normal. Parfois on te délivre des attestations. Et pourtant, les attestations doivent être électroniques comme dans les pays du Nord. Au Sénégal, les gens ne respectent rien. Ils traversent l'autoroute sans passer par les passerelles. On doit les apprendre les bonnes habitudes par une bonne sensibilisation. De plus, la plupart des chauffeurs ne connaissent même pas le Code de la route. Le laxisme est trop présent dans ce pays.
Si vous aviez une baguette magique, quelle sera la première chose que vous changeriez dans ce pays ?
Il faut dire si j’étais un conseiller du président. La première chose que je ferais, c'est de prendre tous les chômeurs et les insérer dans la police. Les mettre dans de bonnes dispositions avec de bons salaires pour qu’ils fassent respecter la loi.
Des projets vous en avez après la lutte ?
Pour l’instant, je n’envisage pas d’arrêter la lutte. Je n’y pense même pas. Même si j’avais des milliards, je ne tournerais pas le dos à la lutte. C’est une question d’amour. Cependant, j’ai beaucoup de projets qui me traversent la tête, des projets à long terme. J’envisage plus tard de faire des formations accélérées, en économie et gestion peut-être. J’y réfléchis.

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