SERIGNE BASS ABDOU KHADR, PORTE PAROLE DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES : «Touba n’a pas de candidat à la présidentielle de 2O12»

Vendredi 13 Janvier 2012

SERIGNE BASS ABDOU KHADR, PORTE PAROLE DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES : «Touba n’a pas de candidat à la présidentielle de 2O12»
TOUBA - Le Comité d’organisation de la 117ème édition du Grand Magal de Touba présidé par le porte parole du Khalife général des mourides, a fait face à la presse, avant-hier, pour dresser un bilan provisoire. Une tribune saisie par le porte parole pour préciser à l’endroit des candidats à l’élection présidentielle de 2012 : «Touba n’a pas de candidat à la présidentielle de 2O12». Serigne Bass Abdou Khadr, d’ajouter : «Touba n’a pas la prétention de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2012. Serigne Touba ne cherche pas le pouvoir. Il n’en a pas besoin, il n’est pas obnubilé par le pouvoir». Une position du porte-parole du Khalife général des mourides partagée par tous les autres du Comité d’organisation du Magal. «Serigne Bass Abdou Khadr a dit que Touba n’a pas de candidat. Sa position nous engage tous», a asséné Sérigne Cheikh Abdou Lakhad. Serigne Bass Abdou Khadr, a également balayé d’un revers de main les 2,5 milliards que Me Wade aurait donnés audit Comité d’organisation, à titre de contribution . «Il faut que les gens aient du respect pour la famille de Serigne Touba. Pour cette information qui a été relayée par les médias, je suis au même niveau d’informations que tout le monde. Et c’est par la voie d’un disciple que je l’ai sue. Mais, au nom du Comité d’organisation, je tiens à vous dire que cette information est fausse. Son auteur a été manipulé par des personnes qui cherchent à discréditer l’oeuvre de Serigne Touba» a indiqué Serigne Bass Abdou Khadr. Avant d’ajouter : «à travers cette information, certains cherchent à nous mettre de la pression en perspective des prochaines échéances de 2O12». A en croire le porte-parole du Khalife général des mourides, : « nul ne peut acheter Touba avec de l’argent. Et la corruption est prohibée par l’islam qui applique la même sanction aussi bien au corrompu qu’au corrupteur». Serigne Bass Abdou Khadr a rappelé que Touba n’attend pas l’Etat pour se moderniser à l’instar des grandes villes modernes. «Rien que pour les travaux de Touba, le vénéré Serigne Saliou Mbacké avait décaissé 10 milliards pour doter Touba d’infrastructures dignes de ce nom» et «en 2011, Serigne Cheikh Sidy Mouhtar Mbacké a investi plus de 2 milliards de Francs Cfa à Touba». Ce qui fait dire au Comité d’organisation du Magal de cette année qu’il n’a pas reçu les 2,5 milliards. Sur un autre chapitre, Serigne Bass Abdou Khadr a déploré le débat autour du «Ndiguel» agité c’est temps-ci marquant la veille de la présidentielle de 2012. «Il faut que les gens sachent ce qu’ils veulent. Si les religieux ne parlent pas, les gens disent qu’il faut qu’ils parlent. Si nous parlons de la politique ou donnons des «Ndiguël», on nous reproche de faire de la politique» a-t-il fustigé. Serigne Bass Abdou Khadr demande aux acteurs politiques d’attendre qu’un «Ndiguël» soit donné pour faire des commentaires.
De nos envoyés spéciaux Mously NDIAYE, Aliou DIOUF (Stagiair

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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