Samedi 25 Mai 2013
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SEKOUBA BAMBINO DIABATE, ARTISTE-CHANTEUR GUINEEN : «Je suis riche de quelque chose qui n’est pas donné à tout le monde»

Samedi 1 Décembre 2012

Au Sénégal, la semaine derrière, dans le cadre du lancement du festival «Africa Fête», le chanteur mandingue Sékouba Bambino s’est confié sur sa carrière, sa richesse musicale. Il s’est aussi prononcé sur la musique africaine. L’artiste chanteur guinéen, qui a asséné ses vérités, tance également les dirigeants africains qui ne sont mus que par leurs intérêts. Ce qui l’amène à déplorer la situation de crise que vit le Mali, un pays qui, dit-il, représente
beaucoup pour lui.


Débuts au Bembeya Jazz après le décès d’Aboubacar Demba Camara
Né en 1964 à Kintinya, en Haute Guinée, Sékouba Diabaté vient d’une famille de griots. Pour autant, son père ne voulait pas qu’il chante, contrairement à sa mère, Mariama Samoura, à qui d’ailleurs il a dédié le célèbre titre «Apollo». Pour le jeune chanteur, le déclic survient en 1979, lorsqu’il reçoit à Siguiri le prix du Meilleur chanteur de Guinée. Ce qui lui ouvre les portes du Bembeya Jazz National, au début des années 80, après le décès de son Lead vocal du mythique groupe, Aboubacar Demba Camara, en 1973, à Dakar. C’état à la demande du président
de la Guinée, Ahmed Sékou Touré. «Le Bembeya et moi, c’est une histoire très longue. Puisque le Bembeya m’a connu quand j’étais tout petit. C’est le Bembeya qui m’a vraiment montré le monde musical. J’ai sillonné le monde avec le Bembeya. A l’époque, j’avais à peine 25 ans. J’étais en concert avec le Bembeya en 1982 à Paris et les gens étaient venus écouter ma voix. Mamadou Konté (Ndlr : initiateur du festival Africa Fête) faisait partie de ce public. Tout le monde était vraiment curieux de savoir comment cela va se passer après la mort de Boubacar Demba Camara, et quel est le chanteur qui pouvait encore assurer la scène de Bembeya. Et à la suite de cela, ils ont apprécié et c’est de là que tout est parti. C’est une période qui m’a marqué», confie Sékouba. Pour prouver que c’est là que tout a commencé, le chanteur mandingue révèle que c’est du Bembeya que le surnom Bambino lui a été donné. «Le Bambino, c’est le Bembeya qui a donné ce petit nom. Lorsque je suis venu au Bembeya, il y avait le grand Sékou et le petit Sékou et avec moi cela faisait trois Sékou. C’est donc à cette époque qu’on m’a donné le nom Bambino.
Cela veut dire le plus petit», explique l’interprète de «15e anniversaire».

Discographie et inspiration
Aujourd’hui, Sékouba Ba Bambino a une discographie riche aussi bien pour ce qui concerne sa carrière avec le Bembeya que celle en solo, mais aussi avec le groupe Africando avec qui il tourne toujours. En effet, avec l'Orchestre national Bembeya Jazz qu’il a quitté à la fin des années 80, soit moins d’une dizaine d’années de compagnonnage, il a eu 4 albums : «Télégramme» (1985), «Koumbatenen» (1986), «Sabou» (1987), «Wakelen» (1988). Pour ce qui est de sa carrière solo, Bambino a près d’une quinzaine de produits : «Sama» (1990), «Le Destin» (1992),
«Sily National I» (1994), «Kassa» (1996), «Sinikan» (2002), «15e Anniversaire» (2004), «Can History 1957-2006» (2006), «Ma Guinée» (2011), «Diatiguyw» (2012) et le dernier opus «Innovation», entre autres.Très ancré dans sa culture mandingue, Sékouba s’est toujours inspiré de grands hommes de cette musique, comme Feu Kouyaté Sory Kandia, célèbre chanteur guinéen qui a contribué à révéler la musique mandingue. «Sory Kandja Kouyaté était un oncle à nous, je n’ai pas fait de duo avec lui, mais j’ai toujours continué à suivre ses traces musicales. Parce que c’est quelqu’un qui a été vraiment une fierté pour le monde africain», explique-t-il.

Actualité musicale
Connu pour ses tempos mandingues et parfois un peu de Salsa avec Africando, Bambino a, cette fois-ci, surpris le public puisqu’il a touché à autre chose : le Zouk. «Innovation veut dire quelque chose de nouveau. Parce que Bambino qui est un chanteur mandingue se retrouve dans le Zouk. L’album étant un style carrément Zouk. J’ai repris des anciens titres que j’ai transformés en Zouk. Voilà donc, tout change, jusqu’au look, les habits et autres. C’est carrément de l’innovation», souligne l’artiste-chanteur. Pour lui, un chanteur doit s’essayer à tout, s’ouvrir à d’autres horizons, surtout dans le monde actuel. Sékouba Bambino qui est actuellement en pleine tournée en Europe, explique que la semaine dernière, il était à Nantes puis à Bordeaux. «Après le petit crochet que j’ai fait à Dakar, j’irai à Paris pour enregistrer un duo dans le nouveau disque d’Africando qu’on va jouer le lundi. Je dois me rendre ensuite en Guinée-Bissau et en Gambie. Ensuite, je repars à Paris pour aller passer la fin d’année avec mes amis», renseigne-t-il.

Regard sur la musique africaine
Pour l’auteur de «Mbambou», la musique africaine se porte bien, aujourd’hui, comme depuis longtemps d’ailleurs, même si un problème fondamental la freine quelque peu. «Le problème qu’on a, aujourd’hui, c’est la piraterie, on est trop fatigué par cela. Les nouveaux talents sont les plus touchés, c’est difficile parce qu’il n’y a pas de rentabilité. Alors que le vrai cachet d’un artiste, d’abord c’est le talent, et ensuite le plus important pour lui c’est quand ses albums se vendent bien. Mais cela n’est plus le cas aujourd’hui avec les pirates», se désole l’interprète
de «Syli National» qui souligne que ce sont les concerts qui aident les artistes actuellement dans leur carrière. «Il faut se contenter des concerts. Mais le concert, aujourd’hui, si tu n’as pas de nom, si tu n’es pas connu, ce n’est pas évident», affirme le chanteur.

Situation de crise dans les pays africains
Présent sur la scène musicale, depuis plus de trois décennies, et conscient qu’il est porteur de voix et de messages, Sékouba Bambino affirme qu’il a toujours parlé dans ses chansons des problèmes de l’Afrique. «Aujourd’hui, si je vois le cas du Mali, je suis en rogne. Car, il représente beaucoup pour moi. Vraiment, je peux même dire que le Mali est le grand porteur des cultures africaines mandingues. Pour moi, le Mali est le plus représentatif de cette culture. Donc, ce qui se passe au Mali aujourd’hui est impardonnable. Je ne peux pas comprendre ce qui se passe dans ce pays», confesse le chanteur qui poursuit en disant que «comme tout ce qui touche le Mali, touche les Africains, donc, nous prions que Dieu nous aide». Le chanteur guinéen clame que la situation de crise qui prévaut dans bien des zones de l’Afrique n’est pas normale et cela lui fait extrêmement mal. «Il y a la guerre partout en Afrique, nos dirigeants s’entre-tuent pour avoir le pouvoir, ils sont accrochés au pouvoir, il y a des coups d’Etat à gauche et à droite et c’est vraiment déplorable», dénonce-t-il.

Relève
Concernant sa relève dans la musique, Sékouba de confier qu’actuellement un de ses enfants suit ses traces et commence à faire ses premiers pas. Selon lui, il n’est pas du tout mal et c’est pour cela qu’ils ont eu à chanter ensemble dans son dernier produit. «Mon second fils qui s’appelle Alpha Baba fait de la musique et j’ai fait avec lui un duo dans ‘Innovation’ dans le titre ‘Rien que pour moi’. C’était bien et cela s’est bien passé», dit-il.

Richesse musicale d’un homme à plusieurs femmes
Pour Bambino, la richesse d’un chanteur se trouve dans sa musique, dans son public. «Je suis riche de quelque chose parce que si des milliers d’oreilles m’écoutent aujourd’hui et que ça leur fait plaisir, c’est une richesse pour moi». Il indique d’ailleurs que cette richesse «n’est pas donnée à tout le monde. Donc, je peux dire que je suis riche de ma musique». Par ailleurs, en tant que musulman, Sékouba Bambino affirme qu’il peut avoir plusieurs femmes. «Pour le moment je n’ai qu’une seule femme, mais j’ai le droit d’épouser jusqu’à quatre, voire dix» fait savoir celui qui clame que son «plat préféré c’est le ‘Ceebu jën’»
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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