Mercredi 19 Juin 2013
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SECURISATION DU FONCIER EN MILIEU RURAL : Le Congad mise sur une gouvernance sans conflits

Mercredi 21 Novembre 2012

Le Conseil des organisations non- gouvernementales d’appui au développement (Congad) veut un climat apaisé dans la gestion du foncier pour un développement durable. Et pour arriver à ses objectifs, il a, avec l’appui de l’Union européenne, recommandé une étude sur la problématique du foncier en milieu rural. Cette étude, dont la cérémonie de restitution a eu lieu, hier, à l’Ecole nationale d’administration (Ena), vise à outiller les acteurs. Le consultant juridique du cabinet, Kader Fanta Ngom, qui a fait l’étude a estimé que cette dernière compte donner le maximum d’éclairage à la société civile pour qu’elle puisse faire leur plaidoirie. Parce que, d’après le conseiller juridique, la gestion foncière est claire au plan juridique, tout est clair. C’est dans la pratique qu’il y a des problèmes. C’est pourquoi, il a recommandé à l’Etat de fédérer les efforts de toutes les structures qui interviennent dans le foncier. «L’Etat doit décliner sa position sur la gestion du foncier dans un manuel de procédure qui implique les aspirations des populations locales. Il faut un enregistrement fiable sur toutes les transactions foncières», a recommandé le conseiller juridique faisant référence à la loi N°64-46 promulguée le 17 juin 1964 dite du domaine national. Laquelle estime les terres du domaine national à environ 95% de la superficie du pays». Cette même loi classe les terres en quatre catégories en fonction de leur destination.
Elles sont les zones urbaines, les zones classées, les zones pionnières et les zones de terroir. Toutes les zones, indique le document, urbaines, pionnières et classées relèvent des structures de l’Etat, tandis que celles du milieu rural, source de problème, sont gérées sous l’autorité de l’Etat, par le conseil rural dans les conditions fixées par décret N° 64-573 du 30 juillet 1964, N°72-1288 du 27 octobre 1972.
Mais le pouvoir légitime que la loi les confère, Kader Fanta Ngom a décelé dans son étude le chevauchement entre le droit coutumier et les autres droits.«Dans certaines communautés rurales, le conseil rural qui est habilité à affecter des terres n’ose pas le faire sans l’aval de la famille propriétaire coutumière», a-t-il indiqué. Quant à Madame Guèye, Secrétaire générale du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, elle pense que cette étude est arrivée au bon moment. Depuis 2000, l’Etat s’est inscrit dans une politique constante qui consiste à la fois de protéger les petits exploitants agricoles et en même temps de s’ouvrir à l’agro-business.«Aujourd’hui, face à la crise alimentaire, il faudrait qu’on s’ouvre à l’agro-business tout en préservant les intérêts des petites exploitations agricoles. Parce que la question foncière est un enjeu de taille. Mais si on ne s’ouvre pas à l’agro-business, ce sont les produits de l’agro-business provenant des autres pays qui vont nous envahir», a déclaré Madame Guèye qui a présidé la cérémonie de restitution. Cette étude portant sur le thème «La gouvernance du foncier agro-sylvo-pastoral dans les régions de Louga Saint-Louis et Matam» vise selon le président du Congad , Amacouda Diouf : «A contribuer à une gouvernance foncière sans conflits». Le Directeur du Congad est convaincu que les reformes foncières doivent tenir compte du droit coutumier qui est de son avis un socle sur lequel repose toute politique de développement en milieu rural. C’est la raison pour laquelle a-t-il promis : «Nous allons donner une priorité à la diffusion des recommandations issues de cette étude qui peut et qui doit aider un bon partenariat au niveau local».
Mamadou L. CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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