RUPTURE ET DEMANDE SOCIALE : Le PM Abdoul MBAYE à l’épreuve

Samedi 7 Juillet 2012

RUPTURE ET DEMANDE SOCIALE : Le PM Abdoul MBAYE à l’épreuve
(Déclaration de politique générale)


Nommé, il y’a déjà trois (3) mois, le Premier ministre (PM) Abdoul MBAYE a tardé à honorer le rendez-vous républicain avec l’Assemblée nationale, une obligation pourtant inscrite dans la Constitution, même si cette dernière est muette sur le délai. Est-ce par peur des joutes oratoires que l’Assemblée sortante allait certainement lui réserver, ou par déconsidération pure et simple de l’institution parlementaire, en fin de mandat ? Pour sûr, on ne fait pas face aux députés dans ses petits souliers.

Le PM a visiblement préféré le confort douillet d’une chambre d’enregistrement, que l’écrasante majorité parlementaire de BBY pourrait lui garantir. Et nous qui espérions la rupture ! Soulignons, qu’entre-temps le PM aura promptement déféré à la convocation du bureau politique (BP) de l’APR, dont il ne serait pas membre. Alors, M. Abdoul MBAYE, ou se situe l’obligation ? Dans le parti ou dans la Constitution ?

Les trois (3) conseils des ministres décentralisés dans trois régions différentes sont un exemple illustre de paradoxe, dans les annales des procédures gouvernementales. Comment le gouvernement d’Abdoul MBAYE, responsable devant l’assemblée nationale, peut-il faire trois sorties nationales (Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor) et multiplier les promesses, en centaines de milliards et sur trois années budgétaires, le tout sans l’adoption la moindre loi de finance par le Parlement dépositaire de la souveraineté nationale ?

La déclaration de politique générale est le véritable acte-de-naissance-politique du nouveau Gouvernement. Elle doit être, surtout dans le cas particulier de l’alternance politique, l’occasion d’un bilan contradictoire du régime précédent. Le débat parlementaire, forme la plus achevée, est une exigence de la démocratie et de la nouvelle citoyenneté nationale-mondiale. Monsieur le PM vous êtes fort justement attendus sur la déclaration de politique générale. L’état des lieux, les orientations, les priorités, le court et le long terme. Tout. Où est la vision, déclinée en programme de gouvernement ? Saisir l’opportunité offerte, pour lancer la rupture, sera incontestablement un acte de haute portée politique.

Soulignons, que le PM a inauguré son magistère par ratage retentissent sur l’incontournable demande sociale. Sa « baisse du prix des denrées, d’application immédiate », aura attendu un (1) mois pour voir ses premiers effets. Et encore ! A l’annonce de la mesure et dans les jours qui ont suivi, les gouverneurs, représentants de l’Etat, n’avaient pas encore convoqué les instances régionales habilitées à la fixation des nouveaux prix. Monsieur MBAYE n’a pas su accorder son action avec les procédures, tant gouvernementales que commerciales. L’application immédiate condamnait les commerçants à céder les denrées à prix inférieur au coût de leur acquisition. C’est absurde !

Enfin nous avons noté avec toute l’opinion nationale que, le Président de la république a besoins d’une majorité parlementaire, indispensable à la conduite de l’action gouvernementale. Cela ne devrait-il pas consacrer la prééminence du Législatif, dépositaire de la souveraineté nationale, sur l’Exécutif ? Les conclusions des « Assises nationales », que la majorité présidentielle et parlementaire s’est engagée à appliquer, ont livré leur verdict.

L’avenir nous édifiera sur les véritables fossoyeurs de la rupture institutionnelle en particulier. Quant à l’épineuse demande sociale, les ménages attendent, fermes et déterminés. Disons le haut et fort. La demande sociale ne saurait être passée entre pertes et profits : l’avertissement sénégalais est sans équivoques sur ce point. De grâce ne nous parlez pas de plan « Mbaye-Kane », à l’image du sinistre plan « Sakho-Loum ». Le gouvernement doit rester l’instrument-politique pour la réalisation des besoins et attentes longuement exprimées. Les deux (2) banquiers Abdoul MBAYE (PM) et Amadou KANE (Ministre l’économie et des finances) ont le devoir de servir la nation. Sénégalais debout !

Pour un soutien critique au titre de la nouvelle citoyenneté et de la société civile.
M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès
M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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