RENTREE SCOLAIRE 2012-2013 : Les sinistrés libèrent les écoles malgré eux

Mardi 2 Octobre 2012

Les sinistrés qui refusaint d’obéir à l’ultimatum lancé par les autorités, ont finalement libéré les établissements scolaires entre dimanche et
lundi, malgré eux.


RENTREE SCOLAIRE 2012-2013 : Les sinistrés libèrent les écoles malgré eux
La population sinistrée a finalement capitulé devant les autorités qui n’ont pas voulu reculer la date de la rentrée scolaire 2012-2013. Ayant désobéi à l’ultimatum qu'on leur avait donné depuis le 25 septembre, c’est de force que les sinistrés ont été délogés de leurs abris provisoires.
Au Cem Hlm Grand-Yoff, tous les sinistrés sont partis à l’exception de deux femmes trouvées devant l’école avec leurs affaires. N’ayant pas encore trouvé où aller, elles sont obligées de passer la nuit du dimanche au lundi dans une rue adjacente au Cem où les agressions sont courantes. L’une des dames, Hélène Sagna, totalement dépassée par les événements, fond en larmes au moment d’expliquer sa situation. Après s'etre revenue au calme, elle narre son mésaventure. «C’est ici où vous nous avez trouvés que nous avons passé la nuit. Nous avons dormi à la belle étoile avec tous les dangers que cela présente, pour des femmes surtout. Ils nous ont obligés à déguerpir du Cem alors que nous ne avons pas où aller. Notre maison s’est effondrée dans les inondations. Et le pire, c’est qu’ils ne nous ont même pas remis un peu
d’argent pour nous permettre au moins d’aller trouver, ne serait-ce qu’une chambre de location», fustige-t-elle avec un visage boursouflé par ses pleurs. A l’intérieur de l’école, c’est un calme plat qui y règne. On n’entend même les mouches voler. Mais les quelques affaires que les sinistrés ont laissées sur place à savoir des habits, des seaux, des chaussures et des bouteilles, renseignent de la brutalité de leur départ. Un constat confirmé par un jeune homme trouvé sur place. Ayant requis l’anonymat, c’est avec désolation qu’il raconte ce qui s’est passé : «les policiers du Gmi sont venus ,hier, (dimanche) pour faire partir de force les sinistrés qui logeaient ici. Il y a d’ailleurs quelques unes dont leurs affaires sont restées ici. Car on leurs a demandé de quitter les lieux de suite, sans même leur laisser le temps de ramasser tous leurs biens». Ailleurs, dans la banlieu, à l’école élémentaire Momar Khary Diop de Yeumbeul Nord, pas l’ombre d’un sinistré n’est visible en cette mi-journée du lundi, jour de la rentrée des enseignants. Toutes les classes sont fermées et la cour de l’école plus ou moins bien nettoyée. Du côté de l’école élémentaire Abdou Ndiaye, sise à Yeumbeul Sud, la famille Bayo qui s’y trouve encore comptait quitter après la tombée du crépuscule, ce lundi. Bagages bien attachés dans des draps, valises bien rangées, ainsi que les ustensiles de cuisine, Karafa Dramé, la mère de famille, assise sous l’ombre d’un arbre entourée de ses enfants, se confie. «Je suis encore là tout simplement parce que, non seulement, je n’ai pas le nombre de chambres qu’il faut pour reloger ma famille, mais les 4 qu’on a pu avoir sont en train d’être nettoyées car elles sont sales. On a remis à toutes les familles la somme de 100 000 francs Cfa, mais je vous assure qu’elle est dérisoire. Il ne me reste que 20 000 francs Cfa après avoir donné une avance sur le loyer pour les 4 chambres que j’ai pris. C’est dure et très triste. Mais en tous les cas, après le crépuscule, nous partirons puisquon n'a pas le choix», dit la dame.

DEGUERPISSEMENT DES SINISTRES DE YEUMBEUL SUD : Gady dénonce une politique «de deux poids deux mesures»

Les sinistrés des inondations logés dans des établissements scolaires ont été contraints de quitter les lieux, en vue de la rentrée des classes
prévue cette semaine. Ces derniers ont été priés de se déplacer, afin de permettre aux élèves de reprendre possession de leurs classes. Ainsi,
pour aider ces personnes dans le désarroi et dont les maisons sont pour la plupart encore sous les eaux, l’association «Génération and defar Yeumbeul» (Gady), après avoir statué sur les déguerpissements des sinistrés des écoles de Yeumbeul-Sud décidés par l’Etat, s’est indignée de la méthode employée. Aussi, Gady a pris des dispositions pour leur venir en aide. D’après Laye Zoulou Gaye et ses amis, il n’est pas question de laisser les gens retourner dans les eaux, ni se «clochardiser». C’est la raison pour laquelle, à l’issue de leur assemblée générale
qui s’est tenue dimanche dernier, ils ont décidé non pas de s'engager dans un bras de fer avec l’Etat, mais d’installer des tentes et des bâches sur des terrains nus en guise de refuge pour ces sinistrés. «L’Association a pris des dispositions à partir de ses propres moyens à l’effet d’installer des tentes et des bâches sur des terrains nus de Yeumbeul Sud. Elle est aussi en train de se décarcasser pour l’alimentation de ses populations», annoncent-ils. Toutefois, Gady salue l’initiative de l’Etat d’octroyer à chaque famille sinistrée la somme de 100 000 francs Cfa, mais les amis de Laye Zoulou Gaye considèrent cette somme insuffisante. «Il faut reconnaître que ce montant est aussi dérisoire qu’il ne peut même pas servir d’avance pour un appartement ou une maison» constatent- ils tout en se demandant : «Et qu’adviendra-t-il des autres mois ?»
Par ailleurs, l’Association tout en louant les actes menés par la fondation «Servir le Sénégal», depuis le début des inondations, dénonce une politique «de deux poids deux mesures». «Elle privilégie plus les sinistrés de Nord foire, Ouest foire et autres qui sont logés au Cices. Or, en tant que Première Dame du Sénégal, elle devrait être équitable» constate-t-elle. «Les sinistrés de luxe de la Foire mangent à leur faim, se soignent, et sont suivis médicalement. La circoncision de leurs enfants, l’habillement, entre autres, sont aussi pris en charge. Alors que dans la banlieue,
nous n’avons reçu aucune aide de cette fondation», dénoncent-ils. N’eût été, d’après eux, les bonnes volontés, la situation serait encore plus dramatique. Outre cette politique «de deux poids deux mesures», Gady dénonce le détournement des vivres, argent et produits que le Plan Orsec, des entreprises et bonnes volontés ont voulu mettre à la disposition des populations. «C’est dommage qu’on se fasse entendre à chaque hivernage, alors que tout le monde sait que gouverner c’est prévoir», se désolent-ils.
Aminatou AHNE (Stagiaire) & Mously NDIAYE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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