REMPLACE PAR CECILE FAYE A LA DIRECTION DU STADE LSS : Bakary Sadiakou lègue le lourd fardeau en pleurs

Vendredi 16 Novembre 2012

L’ancien Directeur du stade Léopold Sédar Senghor, Bakary Sadiakou, a cédé le fauteuil, hier, à Cécile Faye. Mais, c’est en pleurant qu’il a sacrifié à la passation de service présidée par le Directeur de cabinet Ibrahima Ndao. A-t-il pleuré parce qu’il a estimé n’avoir pas terminé sa mission ? Ou alors c’est parce qu’il a pitié de son successeur, qui hérite d’un lourd fardeau ? Le désormais ex-gestionnaire de la plus grande infrastructure sportive nationale ne l’a pas dit expressément. Seulement, la nombreuse assistance présente dans le salon d’honneur a constaté
que la cérémonie était empreinte d’émotion. Malgré la peine, M. Sadiakou qui a dirigé l’établissement, pendant trois ans, s’est efforcé de prononcer des mots. Des mots de remerciements à ceux qui l’ont fait confiance pour gérer le stade et à ses collaborateurs, et d’encouragement à la nouvelle locataire. Avec une mention spéciale à l’ancien ministre Mamadou Lamine Keïta, qui l’a nommé à la direction du stade Lss, le 9 octobre 2009. «Le jour où on m’a affecté au stade, je ne m’y attendais pas. Je n’ai jamais imaginé dépasser le poste de chef de service régional. J’ai vécu trois ans dans ce stade avec un personnel dévoué (…) Je n’ai pas fait de concours pour être Directeur de stade, mais pour officier comme inspecteur», déclare-t-il en prenant son «affectation avec beaucoup de philosophie». Et d’ajouter : «Je vais à la retraite en 2018, je n’en veux à personne. Tous ceux à qui j’ai fait du mal, je vous demande pardon». A son successeur à qui il souhaite pleins succès dans la nouvelle mission et promet un soutien, en cas de besoin, Bakary Sadiakou prévient des difficultés. «Je souhaite à ma remplaçante de faire mieux que moi. Le stade c’est compliqué. Elle apportera sa touche féminine pour réussir sa mission», lance l’inspecteur de la Jeunesse et des Sports.
Pour sa part, Cécile Faye qui précise que «le moment n’est pas aux discours», avoue que «c’est difficile de faire un discours avant tant d’émotion». Elle fait allusion aux larmes fondues par son prédécesseur. Après avoir remercié le ministre Mbagnick Ndiaye pour la confiance placée en elle, Mme Faye s’engage, avec l’aide et le soutien de tout le monde, à s’acquitter des «lourdes tâches et des vastes chantiers». «Tout le monde doit mettre la main à la pâte. La tâche est vaste, elle est vaste pour tout le monde», se résume-t-elle. Signalons que la partie technique de la passation, qui a duré de 9h 30 jusqu’à midi, a été supervisée par l’inspecteur des Affaires administratives et financières (Iaaf) du département, Fallou Ndiaye.
Youssouph BADJI

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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