Le réaménagement gouvernemental intervenu, avant-hier, n'a pas laissé indifférent le Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc). Ledit parti, qui a
réuni, hier, son instance dirigeante, remercie et encourage le président de la République d’avoir pris en compte, ce que disait son Bureau politique, il y a quinze jours : «Le Ppc souligne que l’absence de cohésion, déplorée au sein de la cohabitation, se trouve aggravée par un choix, pas toujours heureux, d’acteurs en manque d’expériences ou tout simplement de savoir-faire à des postes ministériels stratégiques». Toutefois, le Bureau politique (Bp) du Ppc tient à faire des «remarques» et des «observations». «Il était devenu pressant, pour tous les Sénégalais, de corriger les dysfonctionnements qui avaient produit leurs effets dans certains départements ministériels, avec les carences, voire les incompétentes de certains titulaires, le manque de savoir-faire pour d’autres, tout cela était devenu patent, et appelait, par conséquent, des corrections urgentes», souligne l'organe susmentionné qui n'en s'interroge pas moins : «Pour autant, faut-il souscrire à la théorie du privilège de la technocratie ?».
«L’érection d’un ministère de la bonne gouvernance n’est rien d’autre qu’une incongruité»
Dans la même lancée, Me Mbaye-Jacques Diop et ses partisans continuent de s'interroger : «Est-il pertinent de mettre à des postes ministériels d’importance, comme les ministères de souveraineté que sont, par exemple, la Justice, les Affaires étrangères, les Armées, l’Intérieur, etc. des techniciens ou des acteurs dits ‘neutres’, 'pas marqués’, au détriment d’acteurs politiques, responsables ou chefs de partis qui se sont engagés et par le truchement desquels les Sénégalais ont apporté leurs suffrages au chef de l’État ou à des formations politiques ? Les Assises
dites ‘nationales’, sont-elles réellement représentatives du peuple sénégalais dans ses profondeurs. Ou dans ses choix exprimés en des séquences temporelles régulières ? En quoi un technocrate, ou un militaire, sous prétexte de neutralité, peut-il se réclamer d’une légitimité, par rapport aux leaders politiques ?». Mais, afin «d’éviter toute ambiguïté», le Ppc tient à faire observer que «les remarques ci-dessus, ne sauraient, en aucun cas, mettre en cause, la probité, l’honorabilité et la compétence avérée du Général Pathé Seck, à qui il rend hommage pour les services rendus à la Nation. Les observations formulées ont une portée générale et transcendent les cas personnels». Il faut également relever que «l’innovation qui a consisté à la création d’un nouveau poste ministériel dit de ‘bonne gouvernance’», n'agrée guère le parti de l'ancien maire de Rufisque. «Le Ppc marque sa «sidération» qu’on ait pu mettre en place un tel département, dans un attelage gouvernemental d’un pays «qui se respecte comme le Sénégal». L’érection d’un ministère de la bonne gouvernance, selon la perception qu’en a le Ppc, «n’est rien d’autre qu’une incongruité». Pour l'ancien président du Craes et ses camarades, «faire oeuvre de ‘bonne gouvernance’, c’est partager avec son peuple ses meilleures vertus, à savoir : la droiture en toutes circonstances, ‘le mandu’, le ‘jub’, le ‘goré’».
réuni, hier, son instance dirigeante, remercie et encourage le président de la République d’avoir pris en compte, ce que disait son Bureau politique, il y a quinze jours : «Le Ppc souligne que l’absence de cohésion, déplorée au sein de la cohabitation, se trouve aggravée par un choix, pas toujours heureux, d’acteurs en manque d’expériences ou tout simplement de savoir-faire à des postes ministériels stratégiques». Toutefois, le Bureau politique (Bp) du Ppc tient à faire des «remarques» et des «observations». «Il était devenu pressant, pour tous les Sénégalais, de corriger les dysfonctionnements qui avaient produit leurs effets dans certains départements ministériels, avec les carences, voire les incompétentes de certains titulaires, le manque de savoir-faire pour d’autres, tout cela était devenu patent, et appelait, par conséquent, des corrections urgentes», souligne l'organe susmentionné qui n'en s'interroge pas moins : «Pour autant, faut-il souscrire à la théorie du privilège de la technocratie ?».
«L’érection d’un ministère de la bonne gouvernance n’est rien d’autre qu’une incongruité»
Dans la même lancée, Me Mbaye-Jacques Diop et ses partisans continuent de s'interroger : «Est-il pertinent de mettre à des postes ministériels d’importance, comme les ministères de souveraineté que sont, par exemple, la Justice, les Affaires étrangères, les Armées, l’Intérieur, etc. des techniciens ou des acteurs dits ‘neutres’, 'pas marqués’, au détriment d’acteurs politiques, responsables ou chefs de partis qui se sont engagés et par le truchement desquels les Sénégalais ont apporté leurs suffrages au chef de l’État ou à des formations politiques ? Les Assises
dites ‘nationales’, sont-elles réellement représentatives du peuple sénégalais dans ses profondeurs. Ou dans ses choix exprimés en des séquences temporelles régulières ? En quoi un technocrate, ou un militaire, sous prétexte de neutralité, peut-il se réclamer d’une légitimité, par rapport aux leaders politiques ?». Mais, afin «d’éviter toute ambiguïté», le Ppc tient à faire observer que «les remarques ci-dessus, ne sauraient, en aucun cas, mettre en cause, la probité, l’honorabilité et la compétence avérée du Général Pathé Seck, à qui il rend hommage pour les services rendus à la Nation. Les observations formulées ont une portée générale et transcendent les cas personnels». Il faut également relever que «l’innovation qui a consisté à la création d’un nouveau poste ministériel dit de ‘bonne gouvernance’», n'agrée guère le parti de l'ancien maire de Rufisque. «Le Ppc marque sa «sidération» qu’on ait pu mettre en place un tel département, dans un attelage gouvernemental d’un pays «qui se respecte comme le Sénégal». L’érection d’un ministère de la bonne gouvernance, selon la perception qu’en a le Ppc, «n’est rien d’autre qu’une incongruité». Pour l'ancien président du Craes et ses camarades, «faire oeuvre de ‘bonne gouvernance’, c’est partager avec son peuple ses meilleures vertus, à savoir : la droiture en toutes circonstances, ‘le mandu’, le ‘jub’, le ‘goré’».

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