RARETE ET CHERTE DU MOUTON SUR LE MARCHE : Les éleveurs les justifient par le coût élevé de l'aliment de bétail et la crise au Mali

Mercredi 17 Octobre 2012

A dix jours de la Tabaski, les moutons se font rare et sont hors de portée des populations. Une situation que les vendeurs justifient par la crise malienne et le coût élevé des aliments.


RARETE ET CHERTE DU MOUTON SUR LE MARCHE : Les éleveurs les justifient par le coût élevé de l'aliment de bétail et la crise au Mali
Beaucoup de points de vente de moutons qui débordaient d’animaux sont quasiment déserts. Le rond-point de liberté VI, le Boulevard Dial-Diop de Grand-Dakar et Fass, entre autres lieux de vente qui débordaient de béliers, à l’approche de la Tabaski, ne font pas encore le plein. Confirmant la gratuité de l’espace occupé, ces vendeurs de petits ruminants disent ne pas sentir la subvention du prix des aliments dont on parle. D’après Bara Mbaye et Macodou Faye, deux vendeurs qui ont fini d’installer leur bâche à Fass, le coût des aliments de bétail ainsi que leur entretien expliquent cette situation. Selon eux, le sac d’aliments industriels coûte 8 000, celui du foin se vend à 5 000, sans compter l’eau et l’électricité. Trouvés hier, dans la matinée en train de s’activer dans l’entretien des petits ruminants qu’ils écoulent à compte- goutte, ces vendeurs pensent que cette situation n’est pas sans conséquences sur le prix de vente des moutons exposés sur ces lieux susmentionnés et qui oscillent entre 50 000 et 1 million de francs Cfa. Les vendeurs tiennent, toutefois, à rassurer les populations. Adama Ndour, qui a capitalisé une bonne quinzaine d’années dans une ferme avicole sise à la sortie de Dakar et qui expose ses moutons, rassure que le marché sera fourni en quantité. «Il est prématuré de parler de pénurie de moutons. Les vendeurs sont en cours de route». Même sentiment du côté de Ibrahima Ndour, qui a exposé ses moutons au rond-point Liberté VI. «Pour amoindrir les dépenses, les éleveurs qui ont enregistré beaucoup d’invendus l’année dernière préfèrent venir une semaine avant la fête». La plupart des acheteurs trouvés sur les lieux de vente évoquent trois facteurs qui expliquent l’absence de la ruée vers les points de vente. D’abord, le prix élevé, auquel s’ajoutent le coût de l’entretien, et l’espace adéquat pour garder le mouton durant dix jours. C’est pourquoi Alioune Badara Ndoye, accompagné de sa femme, a préféré attendre la veille de la fête.
«Comme j’ai eu une idée sur le prix. Je pense qu’il est plus avantageux pour moi d’attendre la veille pour acheter le bélier. Ça va non seulement me permettre d’éviter certaines dépenses supplémentaires pour son entretien, mais aussi l’encombrement de l’appartement qui est exigu», soutient-il.
Mamadou L. CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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