A quelques jours de la Korité, les préparatifs vont bon train. Mais le véritable casse-tête des ménagères, c’est le poulet. Il n’en existe pas beaucoup sur le marché. Une situation qui s’explique par l’hivernage, qui est une période où les éleveurs observent une pause, pour éviter d’enregistrer de nombreuses pertes à cause de la pluie. Les rares vendeurs qui en disposent, les vendent à des prix élevés. Les ménagères en cherchent maintenant pour éviter de ne pas en trouver le jour J. Au marché Tilène, comme à l’accoutumée, en période de fête, il est animé, l’odeur de l’oignon, du piment, du poivre, mélangé à celle du poisson, de la viande, polluent l’air. «On n’est pas loin de la fête et le poulet commence à se faire rare. C’est pourquoi, j’ai préféré acheter dès maintenant, pour ne pas avoir de surprise le moment venu», a confié Ndèye Sylla Guèye, une mère de famille. Lui emboîtant le pas, Rokhaya Sakho, vendeuse de salade, confie, «je m’active dans ce marché depuis des années et je connais mieux ce qui s’y passe, il faut encore s’attendre à une pénurie du poulet». Sûre de ce qu’elle avance, elle insiste : «même si on voit encore des poulets dans le marché, d’ici à la fête, il n’y en aura plus et les prix vont grimper. C’est pourquoi, je suis venue en acheter à temps, pour les garder dans mon réfrigérateur», indique-t-elle, non sans ajouter, «je conseille à toutes les mères de famille de faire la même chose». Trouvée en train de discuter tranquillement avec son fournisseur Modou sur la question, Fatma Salla Dièye soutient :«je lui demandais est-ce qu’il y aura pénurie de poulets comme c’était le cas l’année dernière. Il m’a répondu oui. C’est pourquoi j’ai fait une commande de 5 poulets que je vais venir chercher dès demain (dimanche), pour ne pas avoir de mauvaises surprises». Faisant la leçon aux jeunes ménagères, Coumba Thiam Fall, d’un âge très avancé, de marteler: «nous avions l’habitude de prendre nos précautions à l’approche des fêtes pour éviter de telles situations. Mais avec la génération d’aujourd’hui, ce n’est pas le cas». Au marché Castors, c’est le même constat qui a été fait.
Les vendeurs donnent les raisons de ce manque
Certains vendeurs ont expliqué le pourquoi du manque de poulet sur le marché. «Pour le moment, il y a encore du poulet sur le marché, mais, il y a une probabilité pour que ça se raréfie. Nous sommes en période d’hivernage et il fait chaud, les poulets ne grandissent pas, donc on ne peut pas les vendre», soutient Modou Fall, vendeur de poulets au marché de Tilène. Entouré de ses clients, chacun voulant se servir le premier, Pape Moussa Khouma abonde dans le même sillage: «ce qu’on voit ces derniers jours n’est pas un bon signe, car ceux qui nous ravitaillaient
commencent à avoir des problèmes, parce que jusqu’à présent, le prix des aliments est cher, du coup les poulets ne peuvent pas avoir un poids normal pour pouvoir être vendus». Trouvé au marché Castors, Ibrahima Lo d’aller plus loin : «même s’il y aura des poulets, il ne faut pas que les clients s’attendent à de gros poulets de chair comme d’habitude». Parce que, indique-t-il, «c’est l’hivernage et pendant cette période, il est difficile d’élever des poulets». Non loin de lui, Karim Ndoye, plus catégorique, affirme : «comme d’habitude, il faut s’attendre à la rareté du poulet cette année. La raison est toute simple, on est en période d’hivernage, il est difficile d’élever des poussins. Il fait chaud et en période de chaleur, ils boivent plus et picotent un peu. Dans ce cas comment on peut avoir des «bons poulets» ? C'est très souvent de petits poulets et les femmes ne préfèrent pas ces genres de poulets».
commencent à avoir des problèmes, parce que jusqu’à présent, le prix des aliments est cher, du coup les poulets ne peuvent pas avoir un poids normal pour pouvoir être vendus». Trouvé au marché Castors, Ibrahima Lo d’aller plus loin : «même s’il y aura des poulets, il ne faut pas que les clients s’attendent à de gros poulets de chair comme d’habitude». Parce que, indique-t-il, «c’est l’hivernage et pendant cette période, il est difficile d’élever des poulets». Non loin de lui, Karim Ndoye, plus catégorique, affirme : «comme d’habitude, il faut s’attendre à la rareté du poulet cette année. La raison est toute simple, on est en période d’hivernage, il est difficile d’élever des poussins. Il fait chaud et en période de chaleur, ils boivent plus et picotent un peu. Dans ce cas comment on peut avoir des «bons poulets» ? C'est très souvent de petits poulets et les femmes ne préfèrent pas ces genres de poulets».

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