RAPPORT PROVISOIRE DU PROJET D’ORIENTATION POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL : Les acteurs économiques le valident

Mercredi 15 Février 2012

Tous les acteurs économiques se sont donné rendez-vous, hier, pour «la validation du rapport provisoire du projet d’orientation pour le développement économique et social». Un atelier qui avait pour objectif, «d’examiner le rapport du 11e plan d’orientation pour le développement économique et social» et qui a servi de cadre à Cheikhou Diakhaby, Directeur de la planification nationale, de rappeler que «le document est élaboré pour voir un peu quelles stratégies de développement mettre en oeuvre sur la période 2012-2017». Selon lui, «c’est un document de planification à moyen terme, qui vient s’ajouter au cadre de planification qui comprend déjà un document à long terme à savoir l’équipe prospective Sénégal 2035». S’articulant autour de 6 points, les orientations Stratégiques visent à «promouvoir une croissance inclusive et durable, impulser un développement économique harmonieux des territoires, renforcer les capacités nationales en matière de sciences, de technologies, d’informations et d’innovations, promouvoir le développement humain et la solidarité nationale, renforcer l’intégration économique
sous régionale et la coopération internationale et enfin renforcer la gouvernance». Le document indique-t-il, «vient en complément pour voir et dire dans quelle mesure on pourrait faire le défi et s’inscrire dans la réalisation de cette vision». Soulignant que c’est un travail de longue haleine, M. Diakhaby a révélé qu’«à partir de l’approche que nous avons utilisée, c’est-à-dire l’approche de la planification, ça a été un défi majeur. Et nous avons travaillé longtemps par rapport à ça, parce que la problématique consiste à savoir comment bien prendre en charge le développement local dans nos stratégies». Représentant le ministre de l’Economie et des Finances, Babacar Mbaye Directeur général du plan a précisé que «le document, que nous avons présenté et sur lequel nous allons discuter toute la journée, est une version provisoire du onzième plan d’orientation du développement économique et social». Poursuivant, il a renseigné qu’«avec ce plan, nous avons essayé de combiner les
stratégies nationales en prenant en compte les préoccupations à la base. C’est ainsi que dès le début, nous avons partagé les méthodologies à Dakar et nous y avons intégré les contributions des différentes régions. Les stratégies du plan sont sur 6 ans moyen terme, mais il y a une autre stratégie qui s’étale sur 25 ans, c’est ça la différence». D’après M. Mbaye, avec ce plan, ils visent «un taux de croissance de l’ordre de 6% sur la période. Pour atteindre ce taux, nous comptons nous y prendre avec des réformes rigoureuses au niveau de la gestion des finances publiques, le niveau de la qualité des dépenses et aussi des activités au niveau du secteur privé». Auparavant, les acteurs ont fait savoir que «faire du Sénégal un pays émergent est réalisable». Et dans le même sillage, ils ont dit qu’ils ont pour but «de rehausser l’enseignement et la formation
pour qu’ils soient en adéquation avec les objectifs économiques».
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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