Jeudi 23 Mai 2013
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QUARANTE QUATRE ANS ET VEUF DEPUIS QUATRE ANS : Kékouta laisse derrière lui deux filles âgées de 5 et 11 ans

Mardi 14 Août 2012

Cultivateur de son état, Kékouta était l’aîné d’une fratrie d’une dizaine de bouts de bois. Orphelin, la victime était, selon son ami, Moussa Dansokho, d’une générosité exemplaire et d’une piété sans commune mesure, car lui comme tous ses frères et soeurs ont été éduqués et élevés selon les préceptes de la religion musulmane. IL menait sa vie tranquillement et faisait tout son possible pour subvenir aux besoins de ses enfants et aider au mieux sa famille. Son ami d’enfance qui avait du mal à contenir ses larmes décrit Kékouta comme «un exemple, une référence pour ses frères et pour l’ensemble des jeunes du quartier ‘Mosquée’. Un des enfants de Moussa, son fils aîné, porte même le prénom de Kékouta. Continuant d’une voix cassante et à peine audible, il fulmine : «cet assassinat est de trop. Ceux qui sont censés veiller sur
notre sécurité et la sécurité de nos biens se sont complètement déviés de leur mission protectrice». Selon lui, «C’est une gendarmerie qui mate et massacre les populations de Kédougou, sans état d’âme et avec froideur». Mieux martèle-t-il, «c’est clair dans la tête de chacun des habitants de cette ville que nous avons en face de nous des gendarmes assassins qui n’ont de manière que la brutalité et le barbarisme». Son frère Dialy Makhan Sidibé, venu de Dakar pour passer les vacances en famille, est mal tombé. Car c’est pendant sa première nuit qu’arriva ce drame. Il n’en revient pas de ce drame qui a emporté son frère aîné. «Il a tété malmené, torturé, ligoté les mains liées au dos puis battu atrocement dans sa propre chambre. Il a été massacré, voila ce qui lui est arrivé ». Et le plus désolant, selon son frère, c’est que la famille n’a même pas été informée du décès de mon frère. Lorsque la famille apportait à Kékouta le dîner à la brigade, elle n’a pas été informée de la présence ou de l’absence du prévenu. «C’était bouche cousue à la brigade. Aucune information ne devait filtrer, c’est comme si un mot d’ordre était donné». Le lendemain matin, les frères ont décidé de passer à l’hôpital pour s’enquérir de l’état de santé des leurs, mais surprise ne fut aussi grande
lorsque «le corps sans vie de Kékouta nous a été montré au niveau de la morgue». Les voisins, unanimes, trouvent ce geste de la gendarmerie «inhumain, immoral, dégradant et ne rime pas avec nos valeurs sociétales». Pour Moussa Dansokho, « la goutte d’eau a débordé le vase. Nous interpellons le président Macky Sall et son gouvernement pour que cela cesse. Kédougou n’est pas un terrain d’entraînement ou de manoeuvre militaire. Nous ne sommes pas des gibiers qu’on massacre à tort et à travers. Nous exigeons la lumière, toute la lumière sur cette affaire et que justice soit rendue».
Adama KONE (Correspondant)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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