Mercredi 19 Juin 2013
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QUADRAGENAIRE, MARIE ET PERE DE 8 ENFANTS : Dame Mbengue écope de 2 ans ferme pour défaut de permis et conduite en état d’ivresse

Samedi 1 Décembre 2012

Quelle mouche a donc piqué le sieur Dame Mbengue pour qu’il se hasarde aujourd’hui à commettre un chapelet d’infractions qui lui a ouvert grandement les portes de Rebeuss ? Voilà une des questions qu’a dû se poser le tribunal hier. Monogame et père de 8 enfants, D. Mbengue a été condamné hier à deux ans d’emprisonnement ferme après avoir été jugé coupable des faits qui lui sont reprochés. Attrait hier à la barre de l’audience des flagrants délits de Dakar, le quadragénaire, éleveur de profession a reconnu les charges qui pèsent sur lui. Il lui est en fait reproché d’avoir conduit un véhicule, alors qu’il était en état d’ivresse, d’avoir causé des blessures involontaires à un individu. Et ce, alors qu’il n’avait même pas de permis de conduire. Taximan de son état, la partie civile qui est revenue sur le déroulement des faits, a expliqué qu’il avait été pris en location par le prévenu qui l’avait engagé à le conduire de Pikine à Grand Mbao. Après s’être entendu sur le tarif qui se chiffrait à 2000 francs Cfa pour le trajet, il dit l’avoir conduit à bon port. Et que c’est une fois arrivé sur place qu’il a été confronté au refus de son client de lui payer son argent. Devant l’attitude de ce dernier, la partie civile dit s’être ainsi résolue à l’amener à la gendarmerie pour se faire payer, mais dit avoir rencontré une résistance farouche de son passager, en l’occurrence le prévenu. Celui là, a-t-il déclaré à la barre, lui a disputé le volant alors que le taxi roulait à une certaine vitesse avant de réussir à le faire perdre le contrôle du véhicule, par un coup de volant. Ejecté de son siège, il dit avoir ainsi vu le sieur Mbengue lui prendre sa place en continuant à rouler. Ce qui fait que, même blessé par la chute dont il avait été victime, il s’était même lancé à sa poursuite en criant au voleur. Le prévenu qui a manqué de chance dans sa manoeuvre a été finalement appréhendé quelques mètres plus loin, du fait du moteur du véhicule qui l’avait lâché dans sa tentative de fuite. C’est alors qu’aidé de quelques gardiens et autres
personnes témoins des faits, le plaignant a pu conduire le mis en cause devant les pandores. Blessé en divers endroits du corps, c’est un million de nos francs que la partie civile a réclamé pour toute cause de préjudice confondu. Lors de son procès, le parquet qui, auparavant, a fait état du caractère belliqueux du prévenu qui avait été cité dans des faits similaires, a requis l’application de la loi pénale. La défense pour sa part a plaidé coupable et a avoué que son client a tort sur toute la ligne. Ce qui fait qu'elle a sollicité une application extrêmement bienveillante de la loi pénale. Jugé coupable de conduite en état d’ivresse, défaut de permis de conduire et blessure involontaire, le sieur Dame Mbengue a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. Il devra, en outre, payer un million de francs Cfa en guise de dédommagement au plaignant.
Youssoupha MINE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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