Pourquoi Obama doit gagner
L’élection présidentielle américaine bat son plein et il ne reste que quelques jours pour que l’on sache qui sera le futur président de la nation la plus puissante au monde. Comme à chaque élection présidentielle deux camps s’affrontent : les démocrates et les républicains. Comme toute élection présidentielle chacun des candidats est soutenu par des lobbies forts qui injectent énormément d’argent pour voir triompher un candidat qui leur sera sûrement redevable. Comme à toutes les campagnes de l’élection présidentielle américaine, la part de la politique étrangère a été minime dans les débats entre candidat. C’est vrai que le traditionnel troisième débat est consacré à la politique étrangère (faudrait bien que celui qui va incarner ce qui est convenu d’appeler le gendarme du monde se prononce sur ce qui se passe hors des frontières américaines) mais tout le monde aura remarqué que celle-ci a été subordonnée à la politique économique, véritable enjeu de l’élection du futur Président. C’est vrai que le peu qui était dit sur la politique étrangère lors de ce débat se limitait essentiellement au Moyen Orient avec Israël, l’Iran et la Syrie comme vedettes. De l’Afrique, il a été surtout question de la Libye (attaque de l’ambassade américaine en Libye et mort de leur ambassadeur obligent). De l’Afrique noire ? Rien. Ce qui n’est pas aussi une nouveauté. L’Afrique n’étant pas une préoccupation des américains, des électeurs américains et donc forcément des candidats. Ces remarques doivent-elles nous pousser à la neutralité absolue?
Il est clair que cette élection présidentielle américaine ressemble à bien des égards à toutes celles qui l’ont précédée. Sauf que cette élection oppose un noir à un blanc. Une deuxième. La première fois c’était en 2008 et le démocrate Barack Obama était opposé au républicain John Mc Caïn Quatre années plus tard le même Obama brigue un deuxième mandat et en face, un richissime américain de souche blanche Romney.
La référence à la race pour parler des deux candidats n’est nullement pour exacerber le sentiment racial mais simplement une façon de convoquer l’histoire pour donner toute sa signification à ce deuxième mandat que Obama est entrain de briguer.
A ceux qui s’offusquent de cette référence à la couleur de la peau, inutile d’aller plus loin, il faut les opposer les arguments tenus par le Tea Party mouvement politique qui cherche à « droitiser » le Parti républicain. Visitez les site anti-Obama où certains dirigeants de ce mouvement n’hésite pas à comparer Obama à Hitler. Une des égéries de ce mouvement n’est autre quel’ex candidate à la Vice présidence de la maison blance, Sarah Palin.
Pour revenir à Obama, qu'on le veuille ou non, l'élection d’un Africain-Américain à la présidence des États-Unis en 2009, renvoyait historiquement et sociologiquement à la question de la race. Cette dimension est encore plus nette en 2012. Mitt Romney et une bonne partie de l’électorat républicain pense qu’il faudrait mettre fin à la récréation. Nous n’avons pas entendu de tels propos avec Bill Clinton quand celui-ci briguait un second mandat à la maison blanche en 1998.
Si jamais Obama n’est pas réélu, son passage à la Maison Blanche sera perçu plus comme une simple anecdote de l’histoire que comme un aboutissement naturel d’une longue lutte commencée depuis des siècles. En effet, Obama malgré tout ce qui a été dit plus haut, reste en effet le symbole vivant de la longue marche des Noirs américains pour la liberté et l'égalité. Des noms, des mouvements, des villes sont encore là, chargés de sens pour rappeler cette longue lutte pour les droits civils: Frederick Douglas , William Edward Burghardt Du Bois, Marcus Garvey, Rosa Parks, Martin Luther King, Malcone X, American Indian Movement, , Chicano Movement, le Black Panther Party, le Black Feminism, , Universal Negro Improvement Association, NAACP Oklahoma,Texas, Tennessee, Alabama, Mississipi, Memphis etc.
L’élection de Obama en 2008 comme Président des Etats Unis n’a pas été synonyme de progrès pour l'ensemble de la communauté noire aux États-Unis. Sa réélection n’aura jamais cette signification mais Obama Président en 2012 pour encore quatre années ce n’est plus de l’exotisme et ce n’est pas aussi une façon de tourner définitivement la page Bush et punir au passage le Parti républicain. C’est un choix pour Obama, pour ce qu’il est, pour son histoire, pour ce qu’il représente. C’est le choix de l’espoir. L’espoir d’une société où les clivages reposent plus sur la réussite matérielle et financière que sur la race.
Tidiane Ndiaye, professeur de Lettres Modernes/ Kolda
L’élection présidentielle américaine bat son plein et il ne reste que quelques jours pour que l’on sache qui sera le futur président de la nation la plus puissante au monde. Comme à chaque élection présidentielle deux camps s’affrontent : les démocrates et les républicains. Comme toute élection présidentielle chacun des candidats est soutenu par des lobbies forts qui injectent énormément d’argent pour voir triompher un candidat qui leur sera sûrement redevable. Comme à toutes les campagnes de l’élection présidentielle américaine, la part de la politique étrangère a été minime dans les débats entre candidat. C’est vrai que le traditionnel troisième débat est consacré à la politique étrangère (faudrait bien que celui qui va incarner ce qui est convenu d’appeler le gendarme du monde se prononce sur ce qui se passe hors des frontières américaines) mais tout le monde aura remarqué que celle-ci a été subordonnée à la politique économique, véritable enjeu de l’élection du futur Président. C’est vrai que le peu qui était dit sur la politique étrangère lors de ce débat se limitait essentiellement au Moyen Orient avec Israël, l’Iran et la Syrie comme vedettes. De l’Afrique, il a été surtout question de la Libye (attaque de l’ambassade américaine en Libye et mort de leur ambassadeur obligent). De l’Afrique noire ? Rien. Ce qui n’est pas aussi une nouveauté. L’Afrique n’étant pas une préoccupation des américains, des électeurs américains et donc forcément des candidats. Ces remarques doivent-elles nous pousser à la neutralité absolue?
Il est clair que cette élection présidentielle américaine ressemble à bien des égards à toutes celles qui l’ont précédée. Sauf que cette élection oppose un noir à un blanc. Une deuxième. La première fois c’était en 2008 et le démocrate Barack Obama était opposé au républicain John Mc Caïn Quatre années plus tard le même Obama brigue un deuxième mandat et en face, un richissime américain de souche blanche Romney.
La référence à la race pour parler des deux candidats n’est nullement pour exacerber le sentiment racial mais simplement une façon de convoquer l’histoire pour donner toute sa signification à ce deuxième mandat que Obama est entrain de briguer.
A ceux qui s’offusquent de cette référence à la couleur de la peau, inutile d’aller plus loin, il faut les opposer les arguments tenus par le Tea Party mouvement politique qui cherche à « droitiser » le Parti républicain. Visitez les site anti-Obama où certains dirigeants de ce mouvement n’hésite pas à comparer Obama à Hitler. Une des égéries de ce mouvement n’est autre quel’ex candidate à la Vice présidence de la maison blance, Sarah Palin.
Pour revenir à Obama, qu'on le veuille ou non, l'élection d’un Africain-Américain à la présidence des États-Unis en 2009, renvoyait historiquement et sociologiquement à la question de la race. Cette dimension est encore plus nette en 2012. Mitt Romney et une bonne partie de l’électorat républicain pense qu’il faudrait mettre fin à la récréation. Nous n’avons pas entendu de tels propos avec Bill Clinton quand celui-ci briguait un second mandat à la maison blanche en 1998.
Si jamais Obama n’est pas réélu, son passage à la Maison Blanche sera perçu plus comme une simple anecdote de l’histoire que comme un aboutissement naturel d’une longue lutte commencée depuis des siècles. En effet, Obama malgré tout ce qui a été dit plus haut, reste en effet le symbole vivant de la longue marche des Noirs américains pour la liberté et l'égalité. Des noms, des mouvements, des villes sont encore là, chargés de sens pour rappeler cette longue lutte pour les droits civils: Frederick Douglas , William Edward Burghardt Du Bois, Marcus Garvey, Rosa Parks, Martin Luther King, Malcone X, American Indian Movement, , Chicano Movement, le Black Panther Party, le Black Feminism, , Universal Negro Improvement Association, NAACP Oklahoma,Texas, Tennessee, Alabama, Mississipi, Memphis etc.
L’élection de Obama en 2008 comme Président des Etats Unis n’a pas été synonyme de progrès pour l'ensemble de la communauté noire aux États-Unis. Sa réélection n’aura jamais cette signification mais Obama Président en 2012 pour encore quatre années ce n’est plus de l’exotisme et ce n’est pas aussi une façon de tourner définitivement la page Bush et punir au passage le Parti républicain. C’est un choix pour Obama, pour ce qu’il est, pour son histoire, pour ce qu’il représente. C’est le choix de l’espoir. L’espoir d’une société où les clivages reposent plus sur la réussite matérielle et financière que sur la race.
Tidiane Ndiaye, professeur de Lettres Modernes/ Kolda

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