Vendredi 24 Mai 2013
Le populaire online

Pourquoi Obama doit gaagner

Samedi 3 Novembre 2012

Pourquoi Obama doit gagner
L’élection présidentielle américaine bat son plein et il ne reste que quelques jours pour que l’on sache qui sera le futur président de la nation la plus puissante au monde. Comme à chaque élection présidentielle deux camps s’affrontent : les démocrates et les républicains. Comme toute élection présidentielle chacun des candidats est soutenu par des lobbies forts qui injectent énormément d’argent pour voir triompher un candidat qui leur sera sûrement redevable. Comme à toutes les campagnes de l’élection présidentielle américaine, la part de la politique étrangère a été minime dans les débats entre candidat. C’est vrai que le traditionnel troisième débat est consacré à la politique étrangère (faudrait bien que celui qui va incarner ce qui est convenu d’appeler le gendarme du monde se prononce sur ce qui se passe hors des frontières américaines) mais tout le monde aura remarqué que celle-ci a été subordonnée à la politique économique, véritable enjeu de l’élection du futur Président. C’est vrai que le peu qui était dit sur la politique étrangère lors de ce débat se limitait essentiellement au Moyen Orient avec Israël, l’Iran et la Syrie comme vedettes. De l’Afrique, il a été surtout question de la Libye (attaque de l’ambassade américaine en Libye et mort de leur ambassadeur obligent). De l’Afrique noire ? Rien. Ce qui n’est pas aussi une nouveauté. L’Afrique n’étant pas une préoccupation des américains, des électeurs américains et donc forcément des candidats. Ces remarques doivent-elles nous pousser à la neutralité absolue?
Il est clair que cette élection présidentielle américaine ressemble à bien des égards à toutes celles qui l’ont précédée. Sauf que cette élection oppose un noir à un blanc. Une deuxième. La première fois c’était en 2008 et le démocrate Barack Obama était opposé au républicain John Mc Caïn Quatre années plus tard le même Obama brigue un deuxième mandat et en face, un richissime américain de souche blanche Romney.
La référence à la race pour parler des deux candidats n’est nullement pour exacerber le sentiment racial mais simplement une façon de convoquer l’histoire pour donner toute sa signification à ce deuxième mandat que Obama est entrain de briguer.
A ceux qui s’offusquent de cette référence à la couleur de la peau, inutile d’aller plus loin, il faut les opposer les arguments tenus par le Tea Party mouvement politique qui cherche à « droitiser » le Parti républicain. Visitez les site anti-Obama où certains dirigeants de ce mouvement n’hésite pas à comparer Obama à Hitler. Une des égéries de ce mouvement n’est autre quel’ex candidate à la Vice présidence de la maison blance, Sarah Palin.
Pour revenir à Obama, qu'on le veuille ou non, l'élection d’un Africain-Américain à la présidence des États-Unis en 2009, renvoyait historiquement et sociologiquement à la question de la race. Cette dimension est encore plus nette en 2012. Mitt Romney et une bonne partie de l’électorat républicain pense qu’il faudrait mettre fin à la récréation. Nous n’avons pas entendu de tels propos avec Bill Clinton quand celui-ci briguait un second mandat à la maison blanche en 1998.
Si jamais Obama n’est pas réélu, son passage à la Maison Blanche sera perçu plus comme une simple anecdote de l’histoire que comme un aboutissement naturel d’une longue lutte commencée depuis des siècles. En effet, Obama malgré tout ce qui a été dit plus haut, reste en effet le symbole vivant de la longue marche des Noirs américains pour la liberté et l'égalité. Des noms, des mouvements, des villes sont encore là, chargés de sens pour rappeler cette longue lutte pour les droits civils: Frederick Douglas , William Edward Burghardt Du Bois, Marcus Garvey, Rosa Parks, Martin Luther King, Malcone X, American Indian Movement, , Chicano Movement, le Black Panther Party, le Black Feminism, , Universal Negro Improvement Association, NAACP Oklahoma,Texas, Tennessee, Alabama, Mississipi, Memphis etc.
L’élection de Obama en 2008 comme Président des Etats Unis n’a pas été synonyme de progrès pour l'ensemble de la communauté noire aux États-Unis. Sa réélection n’aura jamais cette signification mais Obama Président en 2012 pour encore quatre années ce n’est plus de l’exotisme et ce n’est pas aussi une façon de tourner définitivement la page Bush et punir au passage le Parti républicain. C’est un choix pour Obama, pour ce qu’il est, pour son histoire, pour ce qu’il représente. C’est le choix de l’espoir. L’espoir d’une société où les clivages reposent plus sur la réussite matérielle et financière que sur la race.

Tidiane Ndiaye, professeur de Lettres Modernes/ Kolda










Tidiane Ndiaye

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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