La non-application du protocole d’accord signé par les industriels avec l’Etat du Sénégal, depuis 2 ans, consistant à faire un pré-traitement des déchets qu’ils produisent, pose un réel problème à l’avancée du projet de dépollution de la baie de Hann qui devra voir le jour en 2013. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Omar Guèye, qui les a rencontrés, hier, s’est offusqué du dilatoire que font les 115 industriels concernés par le projet. Alors, il a vigoureusement dénoncé la mauvaise volonté de ces derniers. D’après lui, «il y a plus de 10 milliards qui sont disponibles pour les accompagner, mais jusqu’à présent aucun industriel n’a frappé à la porte de l’Etat. Et je n’ai pas vu d’avancée significative
depuis la signature du protocole en 2010», regrette-t-il. A l’en croire, «aucun point dans ce protocole n’est appliqué. Il était prévu que ces industriels mettent des systèmes de prétraitement avant d’envoyer leurs résidus en mer, cela n’a pas été fait». C’est d’ailleurs la raison de leur rencontre d’hier, et Omar Guèye a informé que l’Etat, qui compte bien sévir, n’exclut pas de fermer certaines entreprises récalcitrantes
: «Nous leur avons fait part de la volonté de l’Etat de faire en sorte que ce protocole soit appliqué, et que des sanctions puissent être prises. Parce qu’il est hors de question de laisser cette baie continuer dans ce sens». Très ferme dans ses propos, le ministre martèle que «cela, l’Etat ne l’acceptera pas. Il faut que les industriels se conforment à la loi, à la règlementation et au protocole qu’ils ont signé avec l’Etat qui se donnera les moyens de les faire appliquer. Il faut envisager ces solutions qu’on pourrait qualifier d’extrêmes». Ainsi il s’interroge. «Mais est-ce qu’il est normal qu’une entreprise continue de polluer l’environnement causant des maladies aux populations et que l’Etat croise les bras ? Non !», clame-t-il. M. Guèye estime que «ces industriels ont pris l’engagement de le faire, mais l’Etat y veillera. Il ne s’agit pas de les appeler en réunion et ensuite de laisser faire. Nous mettrons un système nous permettant de veiller à ce que ces industriels installent ces systèmes de prétraitement. Le niveau de pollution est très important, et il est inadmissible et inacceptable», tonne-t-il. Abdoul Aziz Ndao, Représentant de la Commission environnement de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, qui a reconnu la lenteur de l’application du protocole
ainsi que l’appui de l’Etat, a tout de même indiqué que «le montant attribué est insuffisant à notre coût, compte tenu du nombre d’entreprises qui doivent bénéficier de ce financement». Néanmoins, M. Ndao affirme que «certaines entreprises qui ont compris font des mises en place et nous continuerons le travail et ferons en sorte que le projet aboutisse», rassure t- il.
depuis la signature du protocole en 2010», regrette-t-il. A l’en croire, «aucun point dans ce protocole n’est appliqué. Il était prévu que ces industriels mettent des systèmes de prétraitement avant d’envoyer leurs résidus en mer, cela n’a pas été fait». C’est d’ailleurs la raison de leur rencontre d’hier, et Omar Guèye a informé que l’Etat, qui compte bien sévir, n’exclut pas de fermer certaines entreprises récalcitrantes
: «Nous leur avons fait part de la volonté de l’Etat de faire en sorte que ce protocole soit appliqué, et que des sanctions puissent être prises. Parce qu’il est hors de question de laisser cette baie continuer dans ce sens». Très ferme dans ses propos, le ministre martèle que «cela, l’Etat ne l’acceptera pas. Il faut que les industriels se conforment à la loi, à la règlementation et au protocole qu’ils ont signé avec l’Etat qui se donnera les moyens de les faire appliquer. Il faut envisager ces solutions qu’on pourrait qualifier d’extrêmes». Ainsi il s’interroge. «Mais est-ce qu’il est normal qu’une entreprise continue de polluer l’environnement causant des maladies aux populations et que l’Etat croise les bras ? Non !», clame-t-il. M. Guèye estime que «ces industriels ont pris l’engagement de le faire, mais l’Etat y veillera. Il ne s’agit pas de les appeler en réunion et ensuite de laisser faire. Nous mettrons un système nous permettant de veiller à ce que ces industriels installent ces systèmes de prétraitement. Le niveau de pollution est très important, et il est inadmissible et inacceptable», tonne-t-il. Abdoul Aziz Ndao, Représentant de la Commission environnement de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, qui a reconnu la lenteur de l’application du protocole
ainsi que l’appui de l’Etat, a tout de même indiqué que «le montant attribué est insuffisant à notre coût, compte tenu du nombre d’entreprises qui doivent bénéficier de ce financement». Néanmoins, M. Ndao affirme que «certaines entreprises qui ont compris font des mises en place et nous continuerons le travail et ferons en sorte que le projet aboutisse», rassure t- il.

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