Petit Mbao est en pied de guerre. Le village lébou n’est pas en phase avec l’Etat du Sénégal qui voudrait y installer un centre de traitement des eaux, point d’orgue du programme de dépollution de la baie de Hann. Amary Seck, coordonnateur du collectif pour la défense des intérêts de Petit Mbao n’y est pas allé par quatre chemins. «Nous sommes prêts à mourir pour dire non à l’installation de ce centre à Petit Mbao», a-t-il martelé.
« Le projet peut voir le jour, mais à condition qu’ils marchent sur nos cadavres»
Selon lui, la construction de ce centre ne ferait qu’empirer une situation déjà bien mal-en-point. «Il y a les industries chimiques du Sénégal (Ics) et la zone franche qui nous empoisonnent la vie. Il est temps que tout le Sénégal sache que les populations de Petit Mbao vivent en danger 24h/24. Tout le monde est malade dans notre localité»a-t-il soutenu. Le ministre de l’Assainissement s’est voulu rassurant devant les inquiétudes des jeunes de Petit Mbao. Il présidait une rencontre avec les associations qui travaillent autour de la situation de la baie de Hann. Oumar Guèye dira : «Nous allons visiter Petit Mbao pour expliquer aux populations que ce projet est un très bon projet. Et qu’il n’aura aucun incident sur leur situation environnementale et de pollution». Des paroles qui n’ont pas apaisé la colère des jeunes de Petit Mbao. Leur coordonnateur Amary Seck de mettre en garde : «le projet peut voir le jour, mais à condition qu’ils marchent sur nos cadavres».
32 milliards pour sauver la baie de Hann
Le projet en question concerne toute l’étendue de la baie de Hann qui part du port de Dakar à Mbao. L’Etat du Sénégal a décaissé 32 milliards pour que cette baie puisse retrouver son lustre d’antan. «Il y a cinquante ans, cette baie faisait partie des plus belles au monde. Mais quand on en regarde les images aujourd’hui on ne peut manquer d’avoir un pincement de coeur» regrette le ministre de l’Assainissement Oumar Guèye. Le projet consiste à faire des aménagements dont le centre de traitement des eaux usées prévu à Mbao. Il prévoit également un curage des canaux qui déversent leur contenu dans la mer de Hann. Concernant les 14 industries qui déversent en continu leurs eaux usées dans cette baie, le ministre a promis de prendre des dispositions pour imposer à chacun d’eux un centre de pré-traitement. Oumar Guèye prévoit d’ailleurs de les rencontrer à la fin du mois courant. Après un Conseil interministériel sur la question tenue le 20 juillet 2012 et une rencontre avec l’administration territoriale, notamment les maires et préfets, des échanges ont eu lieu entre le ministre de tutelle et les associations qui interviennent sur la lancinante situation de la baie de Hann. Pour la plupart, ces associations ont salué cette initiative avant de réclamer une
meilleure communication et une prise en charge effective de leurs inquiétudes dont celle des jeunes de Mbao.
« Le projet peut voir le jour, mais à condition qu’ils marchent sur nos cadavres»
Selon lui, la construction de ce centre ne ferait qu’empirer une situation déjà bien mal-en-point. «Il y a les industries chimiques du Sénégal (Ics) et la zone franche qui nous empoisonnent la vie. Il est temps que tout le Sénégal sache que les populations de Petit Mbao vivent en danger 24h/24. Tout le monde est malade dans notre localité»a-t-il soutenu. Le ministre de l’Assainissement s’est voulu rassurant devant les inquiétudes des jeunes de Petit Mbao. Il présidait une rencontre avec les associations qui travaillent autour de la situation de la baie de Hann. Oumar Guèye dira : «Nous allons visiter Petit Mbao pour expliquer aux populations que ce projet est un très bon projet. Et qu’il n’aura aucun incident sur leur situation environnementale et de pollution». Des paroles qui n’ont pas apaisé la colère des jeunes de Petit Mbao. Leur coordonnateur Amary Seck de mettre en garde : «le projet peut voir le jour, mais à condition qu’ils marchent sur nos cadavres».
32 milliards pour sauver la baie de Hann
Le projet en question concerne toute l’étendue de la baie de Hann qui part du port de Dakar à Mbao. L’Etat du Sénégal a décaissé 32 milliards pour que cette baie puisse retrouver son lustre d’antan. «Il y a cinquante ans, cette baie faisait partie des plus belles au monde. Mais quand on en regarde les images aujourd’hui on ne peut manquer d’avoir un pincement de coeur» regrette le ministre de l’Assainissement Oumar Guèye. Le projet consiste à faire des aménagements dont le centre de traitement des eaux usées prévu à Mbao. Il prévoit également un curage des canaux qui déversent leur contenu dans la mer de Hann. Concernant les 14 industries qui déversent en continu leurs eaux usées dans cette baie, le ministre a promis de prendre des dispositions pour imposer à chacun d’eux un centre de pré-traitement. Oumar Guèye prévoit d’ailleurs de les rencontrer à la fin du mois courant. Après un Conseil interministériel sur la question tenue le 20 juillet 2012 et une rencontre avec l’administration territoriale, notamment les maires et préfets, des échanges ont eu lieu entre le ministre de tutelle et les associations qui interviennent sur la lancinante situation de la baie de Hann. Pour la plupart, ces associations ont salué cette initiative avant de réclamer une
meilleure communication et une prise en charge effective de leurs inquiétudes dont celle des jeunes de Mbao.

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