PRIVE DE COURS DEPUIS DEUX MOIS PAR LA GREVE DES PROFESSEURS : Les étudiants expriment leur ras le bol
La conférence de presse du comité de gestion de crise à l'université Cheikh Anta Diop, a été l'occasion pour les étudiants d'exprimer leur ras le bol par rapport à la longue grève des professeurs, qui dure depuis deux mois. Outrés par le bras de fer que mènent le syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) et le gouvernement, les se présentent comme les principales victimes innocentes. Ils jurent qu'ils ne vont jamais accepter une année blanche. «Les membres de ce deux partie précités font montre d'un très grand égoïsme, car leurs enfants qui ne sont pas dans ce pays sont pris en charge à l'hexagone, aux Etats unis, au Canada ou ailleurs par l'argent du pauvre contribuable», dénoncent-
ils dans leur déclaration. Indiquant qu'ils ne sauront prendre position pour aucune des deux parties, ils fustigent le manque de sincérité des professeurs qui, «ne travaillent pas perçoivent leur salaire» et «le gouvernement qui malgré son incapacité à gérer la crise, investit des milliards dans du folklore et ne s'illustre qua dans le détournement des deniers publics». Réitérant leur opposition à une année blanche, les étudiants ont martelé dans leur déclaration : «nous n'accepterons jamais d'être les agneaux du sacrifice dans cette lutte. Nous avertissons les 2 parties que nous allons répondre par la loi du talion et n'accepteront point le partage de ce campus ni avec les administrations ni avec les professeurs si cette hypothèse se confirmait». Par ailleurs, dans la présentation de sa plateforme revendicative, le comité a évoqué entre autres points, l'orientation des nouveaux bacheliers. Il exige cette année, leur orientation totale et systématique telle que prévu par le protocole de 2001. Il est également question d'un volet pédagogique et social, qui porte sur l'augmentation du budget des universités de 50%, la mise en place d'un système d'orientation et d'inscription en ligne, le renforcement de la sécurité au niveau des entrées principales de l'université et des pavillons, l'augmentation des bourses et la hausse des subventions de mémoire parmi d'autres revendications. Le comité informe également que toutes les amicales de l'université Cheikh Anta Diop s'associeront pour défendre avec fermeté cette plate forme revendicative jusqu'à l'acquisition de ce qu'ils réclament.
Anne Marie AGBOTON (Stagiaire)
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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