«Racines est une manière de symboliser le retour en soi. Une introspection pour retrouver les valeurs humaines, pour nous permettre de comprendre l’essence et le but de notre existence. C’est aussi pour signifier un retour à nos propres sources. Nous devons nous réapproprier de notre histoire et la raconter nous-mêmes, en tant que garants de sa véracité», justifie l’artiste. Hampaté qui a sorti le single «Puulo» en 2010 (un titre qui fait partie de l’album) ne parle pourtant pas Puular. Mais il est inspiré par le carrefour culturel de la ville de Dagana, d’où il vient, qui est caractérisée aussi par un mélange ethnique : Wolof, Peulh, Berbère, Arabe, Soninké… «Je ne parle pas Peulh, mon père et mes grands frères eux si. Mais j’ai eu à faire des recherches pour pouvoir chanter. Parce que Hampathé Ba disait que l’on peut chanter ou défendre une langue sans la parler. Baaba Maal m’avait dit la même chose, je l’ai fait et c’est une fierté pour moi», ajoute le chanteur. Présent sur la scène musicale depuis un moment, Hampaté a fait beaucoup de prestations dans les festivals de blues, de folk ou d’acoustique, mais il a mis du temps avant de sortir cet opus. «Nous avions besoin de temps pou mûrir les mélodies, les rythmes, les textes, mais aussi on avait des problèmes financiers. Les artistes sénégalais sont laissés en rade», dit-il. Selon Hampaté, «la musique est un vrai pont de ralliement entre les peuples, la base même de l’acceptation du métissage. Et par moments, on est nomade et par d’autres sédentaire. On va vers un monde d’échanges, il faut respecter la culture de l’autre». Les 12 titres de la production parlent de nos états d’âme, notre vécu quotidien, notre histoire. «Je chante l’amour dans ‘Diarabi’ et ‘Demna’, la mondialisation dans ‘La différence’. Je demande à la jeunesse sénégalaise et africaine dans ‘Never loose you soul’, d’être leader dans tout ce qu’elle fait, ‘Bidentiwo’ est un titre en hommage à nos parents qui font tout pour entretenir leurs
familles», confie le chanteur. Le patron du Sahel blues chante en Wolof, Puular, Bambara… sur des rythmes Puulars, Maures et il a invité deux artistes, Yoro Ndiaye et Mariama Kouyaté, dans cet opus. Pour Djiby Guissé, Hampaté a un avenir. «C’est un chemin difficile parce que c’est de la musique d’écoute là où celle de l’ambiance domine, mais Hampaté fait du bon travail, nous sommes fiers de lui et il a notre bénédiction», note-t-il. «Racines» sera promu dans des concerts; dans les Alliances cultuelles du Sénégal et de la Gambie, dans certains restaurants de Dakar, au festival du folk en décembre et lors d’une tournée en Europe en 2013.
familles», confie le chanteur. Le patron du Sahel blues chante en Wolof, Puular, Bambara… sur des rythmes Puulars, Maures et il a invité deux artistes, Yoro Ndiaye et Mariama Kouyaté, dans cet opus. Pour Djiby Guissé, Hampaté a un avenir. «C’est un chemin difficile parce que c’est de la musique d’écoute là où celle de l’ambiance domine, mais Hampaté fait du bon travail, nous sommes fiers de lui et il a notre bénédiction», note-t-il. «Racines» sera promu dans des concerts; dans les Alliances cultuelles du Sénégal et de la Gambie, dans certains restaurants de Dakar, au festival du folk en décembre et lors d’une tournée en Europe en 2013.

ACCUEIL






