Mercredi 19 Juin 2013
Le populaire online

PREMIER ALBUM DE HAMPATE ET LE SAHEL BLUES : Le chanteur de folk s’imprègne de ses «racines»

Vendredi 30 Novembre 2012

Adepte de l’acoustique, Mapathé Gaye, de son nom de scène Hampaté - en hommage à Amadou Hampathé Ba, ce Sahélien, défenseur de la culture orale africaine - vient de mettre sur le marché, avec son groupe le Sahel Blues, son premier album : «Racines». Un opus qu’il a présenté à la
presse, hier, au Just 4 U.


«Racines est une manière de symboliser le retour en soi. Une introspection pour retrouver les valeurs humaines, pour nous permettre de comprendre l’essence et le but de notre existence. C’est aussi pour signifier un retour à nos propres sources. Nous devons nous réapproprier de notre histoire et la raconter nous-mêmes, en tant que garants de sa véracité», justifie l’artiste. Hampaté qui a sorti le single «Puulo» en 2010 (un titre qui fait partie de l’album) ne parle pourtant pas Puular. Mais il est inspiré par le carrefour culturel de la ville de Dagana, d’où il vient, qui est caractérisée aussi par un mélange ethnique : Wolof, Peulh, Berbère, Arabe, Soninké… «Je ne parle pas Peulh, mon père et mes grands frères eux si. Mais j’ai eu à faire des recherches pour pouvoir chanter. Parce que Hampathé Ba disait que l’on peut chanter ou défendre une langue sans la parler. Baaba Maal m’avait dit la même chose, je l’ai fait et c’est une fierté pour moi», ajoute le chanteur. Présent sur la scène musicale depuis un moment, Hampaté a fait beaucoup de prestations dans les festivals de blues, de folk ou d’acoustique, mais il a mis du temps avant de sortir cet opus. «Nous avions besoin de temps pou mûrir les mélodies, les rythmes, les textes, mais aussi on avait des problèmes financiers. Les artistes sénégalais sont laissés en rade», dit-il. Selon Hampaté, «la musique est un vrai pont de ralliement entre les peuples, la base même de l’acceptation du métissage. Et par moments, on est nomade et par d’autres sédentaire. On va vers un monde d’échanges, il faut respecter la culture de l’autre». Les 12 titres de la production parlent de nos états d’âme, notre vécu quotidien, notre histoire. «Je chante l’amour dans ‘Diarabi’ et ‘Demna’, la mondialisation dans ‘La différence’. Je demande à la jeunesse sénégalaise et africaine dans ‘Never loose you soul’, d’être leader dans tout ce qu’elle fait, ‘Bidentiwo’ est un titre en hommage à nos parents qui font tout pour entretenir leurs
familles», confie le chanteur. Le patron du Sahel blues chante en Wolof, Puular, Bambara… sur des rythmes Puulars, Maures et il a invité deux artistes, Yoro Ndiaye et Mariama Kouyaté, dans cet opus. Pour Djiby Guissé, Hampaté a un avenir. «C’est un chemin difficile parce que c’est de la musique d’écoute là où celle de l’ambiance domine, mais Hampaté fait du bon travail, nous sommes fiers de lui et il a notre bénédiction», note-t-il. «Racines» sera promu dans des concerts; dans les Alliances cultuelles du Sénégal et de la Gambie, dans certains restaurants de Dakar, au festival du folk en décembre et lors d’une tournée en Europe en 2013.
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


Vidéos : Lancement officiel du mouvement Yamalé


Inscrivez votre email pour recevoir les articles

En vente cette semaine

Souleymane Jules DIOP : Deeg Deug 27 mars 2012



Vidéo : Manifestation M23



Recherche dans popxibaar


spot_mouv_yamale_le_17_dec.mp3



ndongo-thiam-walaqad-karramna--a.mp3