Jeudi 20 Juin 2013
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PREDICTIONS D'UN MALHEUR A DAKAR LE 18 JUILLET SUJET DU JOUR A SANDAGA : Les commerçants partagés entre croyance et critiques contre la presse

Jeudi 19 Juillet 2012

Les prédictions des voyants, sur la journée du 18 Juillet à Dakar, ont été au centre des discussions des commerçants du marché Sandaga. En effet, comme d’habitude, le marché très animé est un espace où les discussions sont vives. Le malheur qui est annoncé sur Dakar était sur toutes les lèvres. Si les uns croient à cette information et ont demandé à leurs enfants qui sont à l’Université, de quitter les lieux. Par contre, d’autres n’hésitent pas à indexer la presse d’être à l’origine de cette psychose. Abdourahmane Fall vendeur d’or, entouré de trois autres commerçants, de confier : «Au Sénégal, il y a des hommes forts en prédiction, je préfère prendre toutes mes dispositions. Tous mes trois fils qui sont à l’Université je leur ai dit de rentrer à la maison», déclare-t-il. Lui emboîtant le pas, son collègue Cheikh Sarr, de dire : «les Sénégalais aiment polémiquer, c’est ça qui nous retarde. Et pourtant ça ne vaut pas la peine, une idée est émise, chacun est libre de croire ou de ne pas croire ». M. Sarr d’ajouter, «je ne peux pas comprendre, que toutes les prédictions faites par les voyants sont réalisées, les gens n’ont rien dit, parce que c’était du bien. Mais, une fois qu’ils prédisent le malheur, tout le monde s’agite, il faut arrêter. Ça va se réaliser ou pas, j’ai pris mes devants, ma seule fille que Dieu m’a donné je lui ai dit de quitter l’Université ».Trouvé en train de répondre au téléphone, tout en demandant à ses nièces de quitter l’Université, Oumar Faye, dit Baye, vendeur d’accessoires fulmine : «comme les enfants sont têtus, c’est pourquoi, j’insiste pour qu’ils rentrent, pour éviter tout malheur, qu’on peut regretter demain». Karim Sow, vendeur de portables, indexe la presse, auteur de la médiatisation de ces charlatans. «Je ne condamne pas les prédicateurs, mais notre presse, car si elle n’avait pas diffusé le message, il n’y aura pas toute cette polémique», fait-il savoir. Très remonté contre les media sénégalais, Khalifa Fall, marchand ambulant, de fulminer : «ce sont nos medias qui sont à l’origine de tout ça, car ils font la promotion de ces voyants qui saturent les radios, les télévisions et même les journaux. Or, ils ne connaissent rien, à part s’enrichir sur le dos des Sénégalais avec la complicité des medias». Ce qui amène Samba Fall à prôner l’assainissement du milieu de la presse. «Tant qu’on ne réglemente pas le secteur de la presse, il y aura toujours ces genres de problèmes. Avec cette concurrence malsaine, n’importe qui ouvre une radio ou autre medium pour faire la promotion des cancres».
Adama A. KANTE (Stagiaire)

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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