Mardi 18 Juin 2013
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PR MOUSTAPHA KASSE ECONOMISTE SUR LE DPG D’ABDOUL MBAYE : «Le discours est plus complet, plus prospectif, avec Ndéné c'était tout à fait autre chose»

Mercredi 12 Septembre 2012

La Déclaration de politique générale passée, les spécialistes de l'économie se sont penchés sur le programme servi par Abdoul Mbaye,
pour le décortiquer. Et Pr Moustapha Kassé, économiste, de préciser que le programme servi par Abdoul Mbaye aux députés, n'a rien à
voir avec celui qu'a prononcé Souleymane Ndéné Ndiaye, alors Premier ministre, lors de sa Déclaration de politique générale. «Le discours est plus complet, il est plus analytique et beaucoup plus prospectif alors qu'avec le discours de Ndéné c'était tout absolument tout à fait autre chose. Moi j'ai eu les deux discours en face de moi mais il n'y a pas photo, ça ne se ressemble pas» a t-il affirmé à la Rfm, hier. Puis, l'économiste d'analyser le discours, qui est, selon lui, «extrêmement sérieux, bien articulé, mais qui avait le souci d'être surtout complet». «Il a brassé l'essentiel des problèmes du pays, un diagnostic sans complaisance et c'est bien parce que pour faire il faut voir d'abord l'héritage avec précision. A partir de cemoment, vous pouvez profiler la vision et les stratégies du futur et en même temps les réalités qui vont probablement vous interpeller, c'est-à-dire les contraintes auxquelles vous serez confrontés. C'est pourquoi je crois que c'est un discours très complet», ajoute le Pr Kassé. Sur les questions purement économiques, Abdoul Mbaye a «bien brossé l'héritage économique et social» dit-il. C'est-à-dire le fort taux d'endettement, l'état dégradé de nos finances et la situation sociale qui s'en est suivie. «Maintenant la projection, c'est-à-dire ce qu'il va faire, c'est assainir le cadre macro-économique qui a été quelque peu abîmé et ensuite profiler les stratégies de croissance en relançant les activités sectorielles appuyées par une agriculture performante» conseille t-il. Aussi, le chef du gouvernement a, de son avis, «passé en revue tous les secteurs qui peuvent contribuer à la croissance en n'oubliant pas l'économie numérique et les autres aspects sectoriels. Parce que c'est à partir des politiques sectorielles qu'on va régler les deux problèmes majeurs: la pauvreté et l'emploi» explique l'économiste. Car dit-il, l'Etat ne peut pas créer l'emploi, il «essaie par la motivation du secteur privé d'arriver à faire en sorte que celui-ci crée l'emploi».
Youssouf SANE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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