La problématique du maintien ou non du Sénat continue d’alimenter les débats. Le professeur Massaër Diallo, universitaire et politologue, est d’avis qu’à l’instar des grandes démocraties occidentales, les institutions sénégalaises doivent être réformées. Et parmi elles, figure le Sénat. «Le Sénat ne peut pas échapper à la dynamique de réforme institutionnelle qui est en cours, indépendamment de la question : est-ce que c’est une volonté des Assises nationales ou pas ?», indique-t-il. Avant de souligner : «On ne peut pas maintenir le Sénat, simplement pour pouvoir caser des gens. Ce serait dommage». Selon le Pr Diallo, «Macky Sall doit piloter la dynamique de réforme des institutions exprimée par le peuple, et ne doit pas le décevoir». À l’en croire, «une deuxième chambre peut se comprendre, si et seulement si elle s’inscrit dans une logique de démocratie participative et pas simplement représentative, où certains corps de la société pourront siéger». «Une deuxième chambre peut se comprendre dans une logique de démocratie participative et pas simplement représentative. C'est-à-dire que, même si l’institution n’avait pas éventuellement un pouvoir délibératif, ça refléterait une participation des différentes composantes de la société qui ne sont pas représentées, simplement à travers l’Assemblée nationale. Même si l’Assemblée nationale représente le peuple», soutient-il. Non sans préciser : «Ce n’est pas pour compléter la représentation de l’Assemblée, mais c’est pour agrémenter une démocratie représentative. C'est-à-dire qui joue un rôle d’intégration, de conseil et de consultation». Toutefois, Massaër Diallo souligne que «rien n’impose au président la République de supprimer le Sénat, parce qu’il n’était pas totalement lié aux Assises nationales. Je dis totalement, parce qu’il s’est lié lui-même par rapport aux Assises».
Le politologue pense que l’amélioration du mode de désignation des membres du Sénat peut redorer le blason de l’intérêt, aux yeux du peuple.
Le politologue pense que l’amélioration du mode de désignation des membres du Sénat peut redorer le blason de l’intérêt, aux yeux du peuple.

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