Mercredi 19 Juin 2013
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POURSUIVI POUR ABUS DE CONFIANCE : L’architecte Pape idrissa Ndiaye encourt la prison

Vendredi 27 Juillet 2012

Pape Idrissa Ndiaye est un architecte qui a signé un contrat de construction d’une villa avec Pape Charles Ndiaye, un émigré établi en Italie, depuis des années. Hélas, le premier nommé qui avait bien démarré les travaux n’a pas pu achever les tâches comme convenu. C’est ainsi qu’ont commencé les hostilités entre les deux contractants, suite à une plainte du «Modou-modou» pour non-respect des engagements.
C’est en 2008, lorsque l’émigré est venu en congé au bercail qu’il faut remonter pour comprendre ce qui oppose vraiment les deux parties. Propriétaire d’un terrain à Hann Maristes, le sieur P. C. Ndiaye voulait y construire une villa. Pour cela, il est allé voir P. I. Ndiaye, un architecte, pour lui confier les travaux. Un contrat de bail a ainsi été paraphé par les deux parties, qui d’un commun accord s’étaient entendus sur le montant. L’émigré devait verser une somme de 20 millions de francs Cfa, en deux tranches, à l’architecte pour la construction d’un immeuble R+2. La partie civile a alors remis une avance de 10 millions avant de prendre son vol. Les délais consommés, Pape Charles qui avait encore donné 9 millions pour la construction du 2e étage ne semblait pas du tout satisfait de l’état d’avancement du chantier. L’architecte, en dépit de la somme d’argent qu’il avait reçue, n’a en effet pas respecté son engagement. Aussi, l’intégralité du montant convenu était versé, alors que les travaux peinaient à être achevés, même au-delà de 2009. Revenue au pays pour son congé, la partie civile dit avoir constaté que P. I. Ndiaye avait abandonné le chantier en prétextant un manque d’argent, mais ne s’est pas gêné de lui emprunter 2 millions afin de se payer le matériel nécessaire pour la construction, histoire de redémarrer les travaux. Et malgré les efforts consentis par P. C. Ndiaye, les choses semblaient aller de mal en pis. L’architecte, étant en manque d’argent pour achever la construction, a finalement tout délaissé. Traîné à la barre, l’architecte, pour se tirer d’affaire, a nié tous les faits et a soutenu qu’il a respecté ses engagements, même s’il reconnaît devoir 2 millions à la partie civile. Si cette dernière demande réparation du préjudice subi, le parquet, pour sa part, a requis l’application de la loi pénale. Quant à la défense, elle a estimé qu’il ne peut y avoir dans cette affaire l’articulation d’une quelconque infraction, car les travaux ont bel et bien été effectués par le prévenu. Le délibéré sera connu le 27 Septembre prochain.
M. KEITA (Stagiaire)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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