Samedi 25 Mai 2013
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POUR UNE BONNE RENTREE UNIVERSITAIRE 2012-2013 : Le Saes exige un Conseil présidentiel et l’audit de la gestion de l’ancien ministre de tutelle

Jeudi 27 Septembre 2012

Au moment où les examens battent leur plein à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les responsables du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, (Saes) sonnent l’alerte pour l’année universitaire qui se pointe à l’horizon. Face à la presse, hier, le secrétaire général dudit syndicat, Seydi Ababacar Ndiaye, est convaincu d’une chose :«les conditions sont loin d’être réunies pour débuter l’année 2012 -2013». Pour le syndicaliste, «il est temps que les engagements des uns et des autres soient respectés». Selon lui, «la nouvelle année académique ne saurait démarrer avec les passifs de l’année qui s’écoule actuellement». Le secrétaire général du Saes voit comme solution pour résoudre les problèmes de l’enseignement supérieur, la tenue d’un Conseil présidentiel. Lequel va se pencher en profondeur sur les maux tels que : la faiblesse du budget, le déficit d’enseignants-chercheurs, d'infrastructures, mais surtout la recrudescence de la violence qui est le mode d’expression des étudiants. Indexant les autorités rectorales, Seydi Ababacar Ndiaye donne les mobiles qui encouragent ces actes impunis qui terrorisent tous les travailleurs du temple du savoir. «Les causes sont d’ordre pécuniaire. Les amicales n’ont pas à gérer les chambres, les bourses», soutient-il en renouvelant l’éternelle réclamation de la police universitaire. Son collègue Yancouba Seydi pense que la recrudescence de la violence est due à l’absence de sanctions exemplaires. Aussi, les membres du Saes réclament l’audit de la gestion de leur collègue, par ailleurs ancien ministre de tutelle, le Pr Amadou Tidiane Ba. Ce dernier, soutient le syndicaliste, a cherché dans sa démarche à les humilier, à poser des actes qui font perdre du temps l’enseignement supérieur. «Il est nécessaire et indispensable d’entendre l’ancien ministre de tutelle sur sa responsabilité dans l’instabilité des deux dernières années académiques», a-t-il persisté, tout en incriminant le successeur du Pr Ba de violer le pacte déjà signé. En effet, explique M. Ndiaye, le nouveau ministre Serigne Mbaye Thiam n’a pas posé un acte allant dans le but de garantir «l’inaliénabilité du patrimoine foncier de l’Ucad» qui, selon lui, est violée par la présence des officiers de l’armée à la cité Claudel.
Mamadou L. CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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