Mardi 18 Juin 2013
Le populaire online

POUR UNE AFFAIRE DE PIECES DETACHEES : Le père et le fils poignardent au cou l’apprenti avec un tournevis

Mardi 2 Octobre 2012

Sévèrement battu, puis poignardé au cou, Pape Ngom faisait pitié à voir, hier sur sa chaise roulante. Ayant perdu l'usage de ses jambes depuis cette
bagarre qui l'a opposé à son patron et au fils de ce dernier, le jeune apprenti réclame un dédommagement de 200 millions de francs. Quant à ses bourreaux, ils risquent une peine ferme de trois ans.


Mécaniciens de profession, le quinquagénaire Samba Diop et son fils Aliou Diop risquent de passer la fête de Tabaski en prison, si toutefois le tribunal suit le réquisitoire du représentant du ministère public. Ils ont été attraits à la barre du tribunal des flagrants délits pour coups et blessures volontaires, sur Pape Ngom. Des coups qui ont valu à ce dernier une incapacité temporaire de travail de 90 jours. Et pourtant, c'est pour une banale affaire qu'ils ont passé à tabac, avant de poignarder avec un tournevis, le jeune garçon qui risque de perdre l'usage de ses jambes. Les faits remontent au 28 août dernier. Ce jour-là, Samba Diop, patron du plaignant Pape Ngom, a réclamé à ce dernier une somme de 2000 francs, et des pièces détachées qu'un client malien lui aurait remises. A la barre, le jeune mécanicien a soutenu avoir expliqué à son patron que ladite somme lui a été offerte par le client. Ce que son patron ne voulait apparemment pas gober. C'est ainsi qu'il a rudement empoigné son apprenti. Pour se dégager de cette étreinte, Pape Ngom n'a pas hésité à pousser son patron de manière ferme occasionnant, de ce fait, sa chute. C'est à cet instant que Aliou Diop, qui se trouve être son fils, est venu se mêler à la bagarre. Il a donc soulevé le jeune apprenti, avant de le terrasser à deux reprises. C’est ainsi que les personnes sont intervenues pour les séparer. Mais alors que l'on croyait l'incident clos, son patron Samba Diop est revenu à la charge avec un bâton, avec lequel il a donné plusieurs coups à son jeune apprenti, déjà affaibli. Et comme si cela ne suffisait pas, son fils Aliou Diop est revenu par derrière pour planter un tournevis sur le cou du jeune homme, qui a tout de suite perdu connaissance. Ayant également perdu l'usage de ses jambes, le jeune apprenti mécanicien, qui souffre depuis lors d'une incontinence urinaire, n'a pas hésité à demander à son beau-père de déposer une plainte au niveau du commissariat de Rufisque. Une plainte qui a débouché sur l'arrestation de Samba Diop et de son fils, lesquels n'ont pas hésité à reconnaître les faits, lors de l'enquête préliminaire. A la barre, Aliou Diop, après avoir reconnu les faits, a sollicité la clémence, là où son père a nié avoir donné des coups de bâton à Pape Ngom qui est son apprenti, depuis le bas-âge. L'avocat de la partie civile, Me El hadji Diabel Samb, a réclamé un dédommagement de 200 millions de francs, là où le parquet a requis 3 ans ferme contre les prévenus. Les avocats de la défense, qui demandent à ce que les réclamations de la partie civile soient ramenées à de justes proportions, ont plaidé la relaxe. Le délibéré de cette affaire sera connu le 03 octobre prochain.
Malick KEITA (Stagiaire)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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