POUR REDYNAMISER LE SECTEUR AGRICOLE ET RESOUDRE LES PROBLEMES FONCIERS : Le Cncr, l'Ipar et le Congad invitent les candidats à la présidentielle à un forum d’échanges

Mardi 14 Février 2012

En vue de dénoncer les maux qui gangrènent le monde rural, le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) en partenariat avec le Conseil d’appui des ONG au développement (Congad) et (Ipar) ont initié «un forum national sur les enjeux du développement agricole et rural et les propositions paysannes pour la réforme foncière au Sénégal». Jugeant nécessaire de créer un cadre d’échanges pour imprégner les différents acteurs sur les démarches à adopter afin de redynamiser le secteur agricole, le Cncr L’Ipar et le Congad ont convié tous les candidats à la course présidentielle à ce forum de discussions et de partages qui a débuté hier et qui prend fin aujourd’hui. D’après Momar Talla Kane, Président du Congad, «ce forum est une initiative concertée du Cncr de l’Ipar et du Congad. Une volonté que les 3 organes ont à pouvoir construire au sein de la société civile de manière globale, les positions par lesquelles nous pensons pouvoir influer sur les politiques publiques dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, mais surtout échanger avec les candidats qui ont la prétention de diriger ce pays» souligne-t-il. A en croire M. Kane, en tant qu’acteurs, «ils ont besoin d’échanger avec ceux-là qui ont des orientations majeures et stratégiques. Pour être sûr que le candidat élu prendra en charge ce que nous pensons être les enjeux de l’agriculture». Dans le même ordre
d’idées, il a déclaré «n’avoir pas beaucoup entendu dans la première semaine de la campagne présidentielle les candidats en lice sur leur programme». Et d’ajouter «nous sommes en train de donner l’opportunité aux candidats de se prononcer sur des questions pragmatiques. Les conclusions du Cncr sur la perception paysanne de la reforme foncière seront d’ailleurs partagées avec eux». Prenant la parole, Samba Guèye Président du Cncr a insisté sur le fait que «la réforme foncière est un des engagements de la Loi d’orientation agro sylvo-pastorale. Le foncier est un phénomène qui est en train de prendre de l’ampleur. L’accaparement des terres est un problème fondamental, et le cas de Fanaye en est une parfaite illustration. C’est une des raisons qui nous ont poussés à organiser ce forum dans le but d’alerter les décideurs et l’opinion publique afin de trouver des solutions idoines. Sinon on pourrait le regretter dans l’avenir». Par ailleurs, le Cncr a indiqué dans un document que «la campagne agricole 2011-2012 est mauvaise dans l’ensemble». Et, dans son exposé, Boubacar Seck un des représentants de Congad a fait savoir que «le Sénégal est confronté à une grave crise alimentaire à l’heure actuelle. Ce qui veut dire qu’il y a un échec noté dans le secteur agricole». Les organisateurs ont aussi fait savoir que les candidats ont envoyé hier leurs représentants en espérant qu’ils viennent aujourd’hui.
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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