Mardi 18 Juin 2013
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POUR EXIGER LE PAIEMENT DE LA DETTE QUE LEUR DOIT LA SOCAS : Les producteurs de la vallée barrent la route à Benoît Sambou

Mardi 4 Septembre 2012

BOKHOL - Les producteurs de la vallée ont battu le macadam, hier, à Bokhol en bloquant la RN2. Il était surtout question pour ces derniers d’exiger le paiement de la dette que leur doit la Socas et qui s’élève à 1 milliard 500 millions de francs Cfa. Les producteurs ont tenu à se faire entendre à travers une marche à Bokhol pour que des mesures soient prises, car la situation dure depuis le mois de Novembre dernier.
Revenant sur le but de leur marche, Moustapha Mbengue, le président de l’union des producteurs de Bokhol rappelle que :«Sur les contrats, il était marqué qu’après la commercialisation, deux mois après la facturation, la société devait nous payer notre argent ; le paiement devait se faire depuis le mois de mai, jusqu’à présent nous n’avons pas reçu notre argent». Poursuivant toujours dans sa logique, il précise que, «la Socas avait fait une campagne en même temps qu’Agroline, ce dernier a versé intégralement tout ce qu’il nous devait». Aujourd’hui, ils sont dans la rue pour interpeller l’Etat et prendre l’opinion à témoin, car «la Socas est en train de semer la famine dans le département de Dagana et de Podor», martèle-t-il. Selon ces propos, ils ont contracté des dettes au niveau de la banque et n’arrive toujours pas à rembourser. Scandant leur colère sur les pancartes, les insignes parlaient d’eux même «11 mois sans paiement, Socas dégage, nous voulons notre argent, le non paiement de la Socas est prémédité, la jalousie de la Socas tue la culture de la tomate, l’Etat est muet, la Socas veut éliminer la filière etc.. » tout ceci pour crier leur ras-le-bol devant cette situation qui perdure depuis 11 mois maintenant. Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, en l’occurrence Benoît Sambou en partance pour Podor est tombé sur la manifestation et s’est vu ainsi barrer la route pendant plusieurs minutes. Interpellé, le ministre de signifier « c’est une question extrêmement importante. Le chef de l’Etat a été saisi sur la question globale des difficultés que vit la filière particulièrement celles de la Socas. C’est d’ailleurs à cause de cela que le président avait donné des instructions pour qu’un conseil interministériel puisse se tenir sur cette question. Le Conseil interministériel a été organisé et présidé par le Premier ministre sur la filière tomate. Toutes les résolutions avaient été prises notamment par rapport aux producteurs industriels pour qu’ils respectent les cahiers des charges et procèdent au paiement comme au remboursement des dettes dues aux producteurs». En définitive, les producteurs précisent que si toutefois la dette n’est pas remboursée, ils ne pourront pas faire la prochaine campagne, car n’ayant pas encore remboursé eux aussi les dettes
qu’ils doivent à leur banque. En somme, l’Etat est interpellé au plus haut niveau pour que des mesures soient prises afin que cette situation trouve solution et ce avant la prochaine campagne.
Néné J. Ndiaye (Correspondante)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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