Mercredi 19 Juin 2013
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POUR EVITER AUX POPULATIONS DES DIFFICULTES PAREILLES : Pr El Hadji Niang suggère aux gouvernants des mécanismes de régulation

Mercredi 3 Octobre 2012

Atténuer le lourd fardeau des populations face aux difficultés de la vie, telle est la vision des consommateurs. En effet, face à la hausse des prix des hydrocarbures, le Professeur El hadji Niang, président de l’Association des consommateurs du Sénégal et coordonnateur de l’Entente Nationale des associations de consommateurs qui regroupe, aujourd’hui, 13 associations, est revenu sur cette situation qui n’est pas sans répercussions. Il est surtout question, selon lui, de mettre en place des mécanismes de régulation pour éviter certaines conséquences. Revenant sur la question, le président des consuméristes de signifier qu’il est normal et compréhensible qu’il y ait des répercussions au plan local, car «il y a un marché mondial du pétrole qui obéit à certaines régulations, régies par des lois du commerce international, des lois également de l’offre et de la demande et en rapport également avec les situations du dollar. C’est un produit qui est soumis à un marché très complexe», indique-t-il. Par contre il est inconcevable qu’un pays soit à la merci des situations du pétrole ou d’un produit dans le monde. Ce qu’il faut c’est, selon lui, que «nos gouvernements mettent en place une très bonne stratégie de régulation de sorte que lorsque le pétrole est en hausse au niveau mondial, qu’on puisse faire de sorte que les répercussions soient modulées pour éviter les contrecoups des hausses».
Poursuivant, il trouve regrettable le fait que les associations des consuméristes ne soient pas impliquées dans la démarche du gouvernement par rapport à cette hausse. «Pour des choses de ce genre, un minimum de préalable doit être respecté, en particulier appeler les différentes parties prenantes, pour une communication ouverte. Donc dans la démarche il y a des choses qui sont critiquables», dénonce-t-il. «Si les taxes sont chers, il est question de les réduire, parce que si on prélève des taxes c’est pour construire des écoles, des hôpitaux, aider la population. Et aider la population c’est la mettre dans des conditions pour qu’elle puisse travailler de manière très correcte», ajoute-t-il. «Nous les consommateurs, ce qui nous arrange c’est qu’on ait toujours un produit stratégique et que les situations du marché ne viennent pas bouleverser notre vie d’un jour à l’autre, qu’il n’y ait pas de fracture nette. S’il doit y avoir une augmentation, que cela se fasse de la façon la plus douce possible pour ne pas freiner l’économie, pour ne pas affamer les populations», précise-t-il. En outre, il incite le gouvernement en place à opter pour «une démarche prospective pour mettre en jeu toute la régulation pour que les populations puissent avoir accès aux denrées de première
nécessité». Pour ce faire, il faut une imprégnation des différentes parties prenantes à travers une discussion ouverte, un dialogue permanent. «Le gouvernement est suffisamment outillé, il a les experts pour savoir là où se trouvent les leviers pour faire de sorte que les populations n’aient pas à supporter les à-coups brusques de ces hausses sur le plan mondial», conclut-t-il.
Néné Jupiter NDIAYE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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