POUR BOOSTER LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU PAYS : Me Wade invite les Sénégalais à se lancer dans la recherche et la créativité
La promotion de l'invention et l'innovation technologiques restent des éléments sur lesquels insiste le président de la République, Me Wade.
Selon lui, il n'y a plus belle manière de booster le développement économique et social de notre pays que de stimuler l'innovation et la
recherche. S'exprimant lors de la cérémonie combinée des sixièmes éditions du grand prix du président de le République pour la promotion de l'invention et de l'innovation technologique et du prix de l'oscar national de la qualité qui se sont tenues hier, il a invité les Sénégalais à la culture de la recherche et de la créativité. «Le seul moyen de combler la disparité avec les pays développés, c'est par la recherche, l'innovation et la créativité. Les Sénégalais doivent favoriser et se lancer dans la recherche. L'Afrique doit inventer, innover et créer. Nous avons besoins de créateurs », martèle-t-il. C'est d'ailleurs, dans ce cadre qu'il a instruit le Premier ministre, de mettre en place une stratégie nationale de recherches et d'innovation, non sans avoir promis la création d'un musée d'invention et d'innovations technologiques. Me Wade a également annoncé son intention, de faire de la propriété intellectuelle, un véritable enjeu avec la mondialisation. Appelant à «miser sur l'éducation», Me Wade regrette : «dans notre pays les gens ne lisent plus». Selon lui, «ce n'est pas en écoutant la radio ou en regardant la télé qu'on peut se
cultiver». Interpellant sur ce point les enseignants, le président de la République estime qu'ils, «doivent cultiver le goût de la lecture aux élèves». S'adressant aux jeunes, il les exhorte «à croire en leurs études et à beaucoup lire». «Ce n'est pas par des grèves que vous allez étudier normalement», dit-il aux élèves». Placée sous l’égide du ministère des Mines, de l’Industrie et des PME, cette cérémonie a été co-organisée par l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit) et l’Association sénégalaise pour la normalisation (Asn).
Aspit a décerné trois prix sur une liste de 22 pré-sélectionnés. Le prix du président de le République pour la promotion de l'invention et de l'innovation technologiques a été remporté par Abdoulaye Sanokho, pour l'oeuvre «dépulpeuse de fruits de baobab et de fruits secs à pulpe aimentaire». Les deux prix d'encouragements sont revenus à Mamba Guirassy de Kédougou pour l'oeuvre : «les appareils d'orpaillage» et au professeur Alphonse Tine, pour l'oeuvre «procédé de determination du taux d'histamie dans les produits halieutiques». Quant à l'Asn, elle a distingué six entreprises dans des catégories différentes. Il s'agit de, Eiffage Sénégal, hôpital principal de Dakar, les Câbleries du Sénégal, Sogepal, Tse-Afrique, et le cabinet dentaire Dr anta Marie Diop.
Ramatoulaye BA (Stagiaire)
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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