SAINT-LOUIS - Pêcheur et surveillant de plage, Mouhamadou Dieng alias «Thiama» a été condamné, hier, à 10 ans de travaux forcés par la Cour
d’Assises de Saint-Louis, pour le meurtre de son collègue Moustapha Abdoul Razac Fall dit «Fandy». En effet, c'est dans la nuit du 20 au 21 août 2007 que le commissaire de police de Sor a été informé d’un meurtre qui venait d’être commis au quartier Guet-Ndar. Sur les lieux du crime, c’est le nommé Papa Moussa Fall qui déclara que la victime est décédée au cours de son évacuation à l’hôpital régional de Saint-Louis, après avoir été mortellement poignardé par le nommé «Thiama». D'ailleurs le certificat de genre de mort a conclu à un décès, des suites d’une forte hémorragie causée par arme blanche qui a perforé le poumon gauche. Lors de son interpellation, le mis en cause a certifié que la victime était assise devant son domicile, en train de manger des fruits. Selon lui, à un certain moment, la victime s'est subitement levée pour lui faire face avant de se jeter sur lui. Une bagarre s’en est suivie, au cours de laquelle il lui administra au dos le couteau qu’il détenait. Inculpé de meurtre et entendu en première comparution, il réitéra ses déclarations faites à l’enquête, en précisant qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort à la victime. Auditionné une seconde fois, il revenait partiellement sur ses anciennes déclarations. Cette fois, il déclara que la victime l’a dépassé, alors qu’il était assis à la porte de sa maison, et est revenue lui proférer des menaces et des injures. C’est ainsi qu’il s’est levé avant d’être attaqué par celle-là. A la barre, l’inculpé a fait état de ses problèmes de santé. «J’ai des problèmes psychiques. J’ai été interné deux fois, à l’hôpital Dalal Xeel de Thiès», confie-t-il. Revenant sur les causes de leur contentieux, il a expliqué que la victime devait lui remettre les 3 000 francs Cfa qu’on lui avait remis pour son déjeuner pour les trois jours de surveillance à l’hydrobase. Confiant qu'il a refusé la proposition de son
collègue consistant à cotiser pour un repas collectif, l'accusé a soutenu que ce dernier a commencé à l’injurier et à le traiter de tous les noms d'oiseaux. Témoin des faits, Coumba Sène, cousine de l’inculpé, a affirmé que ce jour-là, elle allait à la rencontre de sa fille qu'elle avait envoyée acheter du couscous, lorsqu'elle a vu l’accusé assis dans le noir, devant son domicile. «Lorsque la victime l’a dépassée, je l’ai vu se jeter sur lui et lui planter un objet dans le dos. Après, je l’ai vu prendre la direction de la plage pour se laver les mains. La victime a couru jusque devant le domicile de l’accusé et c’est là qu’il est tombé sur le côté», a dit la dame. Des déclarations qui ont été confortées par le témoignage de feu Papa Moussa Fall, avant son décès. Selon ce dernier, l’accusé savait que la victime empruntait toujours le même chemin et a attendu que ce dernier passe pour le poignarder mortellement au dos, alors qu’il était au téléphone. Ce que bat en brèche l'accusé. Par ailleurs, la soeur aînée de l’accusé, Ndèye Khoudia Dieng, a signifié à la barre que son frère est malade et qu’il a parfois des troubles psychiques, mais n’empêche que c’est une personne sociable et très calme. Par contre, la victime était une personne belliqueuse et avait beaucoup de contentieux avec les gens.
«Thiama» a finalement été condamné à 10 ans de travaux forcés.
d’Assises de Saint-Louis, pour le meurtre de son collègue Moustapha Abdoul Razac Fall dit «Fandy». En effet, c'est dans la nuit du 20 au 21 août 2007 que le commissaire de police de Sor a été informé d’un meurtre qui venait d’être commis au quartier Guet-Ndar. Sur les lieux du crime, c’est le nommé Papa Moussa Fall qui déclara que la victime est décédée au cours de son évacuation à l’hôpital régional de Saint-Louis, après avoir été mortellement poignardé par le nommé «Thiama». D'ailleurs le certificat de genre de mort a conclu à un décès, des suites d’une forte hémorragie causée par arme blanche qui a perforé le poumon gauche. Lors de son interpellation, le mis en cause a certifié que la victime était assise devant son domicile, en train de manger des fruits. Selon lui, à un certain moment, la victime s'est subitement levée pour lui faire face avant de se jeter sur lui. Une bagarre s’en est suivie, au cours de laquelle il lui administra au dos le couteau qu’il détenait. Inculpé de meurtre et entendu en première comparution, il réitéra ses déclarations faites à l’enquête, en précisant qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort à la victime. Auditionné une seconde fois, il revenait partiellement sur ses anciennes déclarations. Cette fois, il déclara que la victime l’a dépassé, alors qu’il était assis à la porte de sa maison, et est revenue lui proférer des menaces et des injures. C’est ainsi qu’il s’est levé avant d’être attaqué par celle-là. A la barre, l’inculpé a fait état de ses problèmes de santé. «J’ai des problèmes psychiques. J’ai été interné deux fois, à l’hôpital Dalal Xeel de Thiès», confie-t-il. Revenant sur les causes de leur contentieux, il a expliqué que la victime devait lui remettre les 3 000 francs Cfa qu’on lui avait remis pour son déjeuner pour les trois jours de surveillance à l’hydrobase. Confiant qu'il a refusé la proposition de son
collègue consistant à cotiser pour un repas collectif, l'accusé a soutenu que ce dernier a commencé à l’injurier et à le traiter de tous les noms d'oiseaux. Témoin des faits, Coumba Sène, cousine de l’inculpé, a affirmé que ce jour-là, elle allait à la rencontre de sa fille qu'elle avait envoyée acheter du couscous, lorsqu'elle a vu l’accusé assis dans le noir, devant son domicile. «Lorsque la victime l’a dépassée, je l’ai vu se jeter sur lui et lui planter un objet dans le dos. Après, je l’ai vu prendre la direction de la plage pour se laver les mains. La victime a couru jusque devant le domicile de l’accusé et c’est là qu’il est tombé sur le côté», a dit la dame. Des déclarations qui ont été confortées par le témoignage de feu Papa Moussa Fall, avant son décès. Selon ce dernier, l’accusé savait que la victime empruntait toujours le même chemin et a attendu que ce dernier passe pour le poignarder mortellement au dos, alors qu’il était au téléphone. Ce que bat en brèche l'accusé. Par ailleurs, la soeur aînée de l’accusé, Ndèye Khoudia Dieng, a signifié à la barre que son frère est malade et qu’il a parfois des troubles psychiques, mais n’empêche que c’est une personne sociable et très calme. Par contre, la victime était une personne belliqueuse et avait beaucoup de contentieux avec les gens.
«Thiama» a finalement été condamné à 10 ans de travaux forcés.

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