PORT D'ARME SANS AUTORISATION : Armée d’une machette, la dame Safiétou Dieng s'en prend à sa logeuse
Qu'est ce qui a bien pu prendre la dame Safiétou Dieng, pour qu'elle s'en prenne à sa logeuse, dont le seul tord aura été de l'inviter à respecter les règles de la maison. Belliqueuse, la dame qui est restauratrice a menacé sa logeuse avec un coupe-coupe, après avoir menacé de verser des
braises à sa colocataire.
Safiétou Dieng réfléchira, désormais, plus d'une fois avant de commettre à nouveau le même acte. Attraite à la barre pour port d'arme sans autorisation, elle a été condamnée à une peine de six mois avec sursis. Restauratrice de son état, elle logeait avec sa copine dans une maison
co-louée. Au début, tout se passait bien entre elles, mais comme il fallait s'y attendre, au fil du temps, leur cohabitation était devenue difficile. C'est ainsi qu'un jour, elle s'était disputée avec une colocataire. Une dispute au cours de laquelle Safiétou, qui est du moins très belliqueuse, avait menacé de lui jeter les braises de son encensoir. Mise au parfum, la propriétaire de la maison qui ne voulait sans doute pas que les choses dégénèrent était intervenue pour remettre de l'ordre dans son domicile. Mais contre toute attente, Safiétou Dieng, s'en est pris à elle. Cette dernière qui a d'ailleurs comparu en tant que partie civile, lui reprochait, entre autres, de ne pas respecter les normes de sa maison. Selon elle, Safiétou rentrait tard la nuit et dérangeait le voisinage, alors qu'elle fermait la porte de la maison à minuit. Ne tenant pas compte de ces règles, la dame souligne qu'un jour S. Dieng est rentrée vers 1 heure du matin, en tambourinant fort la porte. C'est ainsi, qu'elle est sortie pour lui dire ces quatre vérités, avant de lui signaler qu'elle ne lui ouvrira plus la porte. Furieuse, Safiétou s'est donc mise à l'insulter et à faire du bruit, jusqu'à ce que sa logeuse lui ouvre la porte. Pour se venger, la prévenue n'a rien trouvé de mieux à faire que d'aller se procurer un coupe-coupe à la quincaillerie d'à-côté. Une arme qu'elle a pointée sur la dame, avant de menacer de tuer tout le monde avec. Sentant sa vie en danger, la logeuse de Safiétou a saisi la police qui a mis la main sur cette dernière. Certainement prise de remords, elle a éclaté en sanglots à la barre, avant d'indiquer que c'est à cause de son travail de restauratrice qu'elle rentrait tard. Le tribunal, après l'avoir bien sermonné, l'a condamnée à une peine de six mois.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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