Marié et père de deux enfants mineurs, Mamoune Basse a vraiment du pain sur la planche. Il encourt, en effet, 5 ans de prison ferme pour avoir
été accusé de viol par F. Fall, une gamine de 15 ans. Cette dernière, déficiente mentale, accompagnée de son père, a réaffirmé à la barre, les accusations faites à l’encontre du mis en cause. Selon elle, c’est courant janvier/février dernier, qu’envoyée par leur blanchisseuse chez sa tante pour y aller sécher du linge, M. Basse l’a apostrophée, sur le chemin du retour, la prise de force et l’a entraînée dans sa chambre où il a abusé sexuellement d’elle. Une expérience douloureuse qu’elle reconnaît n’avoir pas ébruité par crainte de subir la foudre de ses parents. Poursuivant, elle indique que c’est quelque temps après qu’elle a été violée à deux reprises par le mis en cause. Une version qu’a contestée le prévenu. Agé de 30 ans, M. Basse dit avoir fait la rencontre de la gamine un soir, alors qu’assis devant son domicile, il manipulait ses trois téléphones portables. Ce jour-là, indique t-il, c’est la fillette qui l’avait interpellé la première en lui demandant s’il pouvait lui offrir l’un de ses appareils téléphoniques, prenant cela pour une simple blague, il dit le lui avoir promis. «Quelques jours plus tard, elle est venue chez moi, me trouvant seul, elle s’est déshabillée et m’a demandé de lui faire l’amour. je l'ai envoyée balader, elle a refusé, ensuite je me suis laissé aller. J’ai tenté mais je n’ai pas pu la pénétrer, je l’ai alors renvoyée». Le mis en cause qui continue son récit, dit que c’est deux mois après que F. Fall est revenue à la charge. «Ce jour là, je l’ai encore chassée mais elle avait refusé encore de quitter les lieux, on a fini par avoir des rapports sexuels, mais j’avais constaté alors qu’elle avait perdu sa virginité depuis longtemps. Mais à la troisième fois, on a eu des relations sexuelles, non protégées». Il faut cependant relever qu’après cet épisode, c’est deux mois après leurs dernières conjonctions sexuelles que la gamine a été trahie par son corps. Le père de F. Fall qui dit avoir constaté des changements morphologiques sur la personne de sa fille a conduit celle-là à l’hôpital, où il a été informé que la gamine portait une grossesse de 6 mois. C’est en interrogeant la gamine, que celle-là, lui a révélé avoir été violée plusieurs fois par M. Basse. Une plainte déposée à la police de Rufisque a conduit à l’arrestation du mis en cause, dans l' après midi du 27 juillet dernier, La partie civile n’a rien réclamé comme dédommagement. Le parquet, convaincu que les faits sont constants, a requis 5 ans de prison. Une peine légitimée, selon lui, par l’état mental de la gamine, sa minorité, la matérialité de l’acte sexuel et surtout l’aveu fait par le prévenu qui a reconnu la paternité de la grossesse de la partie civile. La défense a, pour sa part, fait état d’absence de preuve et a plaidé la relaxe pour le fait de viol avant de solliciter une application extrêmement bienveillante de la loi pénale, pour le chef de pédophilie. Délibéré le 8 août.
été accusé de viol par F. Fall, une gamine de 15 ans. Cette dernière, déficiente mentale, accompagnée de son père, a réaffirmé à la barre, les accusations faites à l’encontre du mis en cause. Selon elle, c’est courant janvier/février dernier, qu’envoyée par leur blanchisseuse chez sa tante pour y aller sécher du linge, M. Basse l’a apostrophée, sur le chemin du retour, la prise de force et l’a entraînée dans sa chambre où il a abusé sexuellement d’elle. Une expérience douloureuse qu’elle reconnaît n’avoir pas ébruité par crainte de subir la foudre de ses parents. Poursuivant, elle indique que c’est quelque temps après qu’elle a été violée à deux reprises par le mis en cause. Une version qu’a contestée le prévenu. Agé de 30 ans, M. Basse dit avoir fait la rencontre de la gamine un soir, alors qu’assis devant son domicile, il manipulait ses trois téléphones portables. Ce jour-là, indique t-il, c’est la fillette qui l’avait interpellé la première en lui demandant s’il pouvait lui offrir l’un de ses appareils téléphoniques, prenant cela pour une simple blague, il dit le lui avoir promis. «Quelques jours plus tard, elle est venue chez moi, me trouvant seul, elle s’est déshabillée et m’a demandé de lui faire l’amour. je l'ai envoyée balader, elle a refusé, ensuite je me suis laissé aller. J’ai tenté mais je n’ai pas pu la pénétrer, je l’ai alors renvoyée». Le mis en cause qui continue son récit, dit que c’est deux mois après que F. Fall est revenue à la charge. «Ce jour là, je l’ai encore chassée mais elle avait refusé encore de quitter les lieux, on a fini par avoir des rapports sexuels, mais j’avais constaté alors qu’elle avait perdu sa virginité depuis longtemps. Mais à la troisième fois, on a eu des relations sexuelles, non protégées». Il faut cependant relever qu’après cet épisode, c’est deux mois après leurs dernières conjonctions sexuelles que la gamine a été trahie par son corps. Le père de F. Fall qui dit avoir constaté des changements morphologiques sur la personne de sa fille a conduit celle-là à l’hôpital, où il a été informé que la gamine portait une grossesse de 6 mois. C’est en interrogeant la gamine, que celle-là, lui a révélé avoir été violée plusieurs fois par M. Basse. Une plainte déposée à la police de Rufisque a conduit à l’arrestation du mis en cause, dans l' après midi du 27 juillet dernier, La partie civile n’a rien réclamé comme dédommagement. Le parquet, convaincu que les faits sont constants, a requis 5 ans de prison. Une peine légitimée, selon lui, par l’état mental de la gamine, sa minorité, la matérialité de l’acte sexuel et surtout l’aveu fait par le prévenu qui a reconnu la paternité de la grossesse de la partie civile. La défense a, pour sa part, fait état d’absence de preuve et a plaidé la relaxe pour le fait de viol avant de solliciter une application extrêmement bienveillante de la loi pénale, pour le chef de pédophilie. Délibéré le 8 août.

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